Publié dans Films, séries et animes

3 séries à succès qui ne m’ont pas convaincue

Je ne sais pas si je peux vraiment me qualifier de sérivore, car si j’en regarde beaucoup, ce n’est pas du tout mon activité principale et je m’en passe très bien. Mais je me laisse parfois tenter par des revues de blog enthousiastes… et ce n’est pas toujours concluant.

Westworld

Synopsis : A Westworld, un parc d’attractions dernier cri, les visiteurs paient des fortunes pour revivre le frisson de la conquête de l’Ouest. Dolores, Teddy et bien d’autres sont des androïdes à apparence humaine créés pour donner l’illusion et offrir du dépaysement aux clients. Pour ces derniers, Westworld est l’occasion de laisser libre-cours à leurs fantasmes. Cet univers bien huilé est mis en péril lorsqu’à la suite d’une mise à jour, quelques robots comment à adopter des comportements imprévisibles, voire erratiques. En coulisses, l’équipe, qui tire les ficelles de ce monde alternatif, s’inquiète de ces incidents de plus en plus nombreux. Les enjeux du programme Westworld étant énormes, la Direction ne peut se permettre une mauvaise publicité qui ferait fuir ses clients. Que se passe-t-il réellement avec les androïdes ré-encodés ?

Lorsque cette série est sortie, je l’ai vue encensée de partout, on a été inondés d’articles, et le synopsis n’était pas dégueu. L’idée d’androïdes créés pour assouvir les fantasmes les plus vils des êtres humains qui finissent par avoir une conscience réelle et se rebellent me plaisait bien. Et puis on pouvait ainsi aborder la question de l’éthique : si les robots deviennent des êtres sentients, capables de ressentir la douleur et d’avoir des émotions, comme nous, doit-on continuer de les traiter ainsi ? (Oui, le parallèle avec l’éthique animale peut se faire très rapidement)

Cependant, malgré un Anthony Hopkins au top, ainsi qu’une Thandie Newton et un Jeffrey Wright très convaincants dans leurs rôles, je n’ai pas réussi à me mettre dans l’ambiance. J’ai trouvé la thématique de l’éthique mal abordée, le rythme lent, fouillis. J’ai vu des gens aduler Evan Rachel Wood alors qu’elle a un des rôles les plus pourris (comment peut-on être nominée pour ce rôle alors qu’on a Thandie Newton sérieusement ??)… non, franchement, non. Je me suis ennuyée tout du long, je m’attendais à des thématiques plus profondes, une action plus rythmée, mais non. Les twists sont prévisibles à des kilomètres quand on fait un minimum attention et donc, ce qui est censé surprendre ne surprend pas. Oh génial, on a deux timelines différentes, comme c’est étonnant ! Ouais mais non c’était obvious.

Peut-être suis-je trop habituée aux univers SF, qui ont déjà abordé ces thématiques, ce qui ne m’a pas permis de me plonger dans l’ambiance. Les acteurs ne sont pas mauvais dans leurs rôles mais ce ne sont pas les meilleurs qui récoltent les lauriers à mes yeux. J’ignore si je me laisserai tenter par la saison 2, car la saison 1 ne m’a vraiment pas convaincue. Pourtant l’idée était là.

Downtown Abbey

Synopsis : Les héritiers de Downton Abbey ayant péri lors du naufrage du Titanic, la famille Crawley se retrouve dans une situation délicate : le domaine est soumis à l’entail, c’est-à-dire qu’il doit intégralement passer à un héritier mâle, le titre de Comte de Grantham, le domaine et la fortune de la famille étant indissociables. Les trois filles ne peuvent prétendre ni au titre ni à l’héritage. Matthew Crawley, un lointain cousin, est le nouvel héritier. Il arrive à Downton Abbey où il découvre un style de vie nouveau pour lui, avec des règles très strictes qui régissent la vie entre aristocrates et serviteurs.

J’ai eu l’occasion de lire pas mal de critiques sur cette série, toutes élogieuses, et comme j’avais beaucoup aimé Maggie Smith en tant que Mc Gonagall, je me suis dit que je pouvais tenter. En plus un décor historique, ç’aurait dû être parfait pour moi.

J’ai tenu deux épisodes.

Mon dieu que c’était chiant. Je suis totalement passée à côté de l’intérêt de la série. Certes, je ne suis pas allée bien loin, mais d’un autre côté, si je n’arrive pas à trouver au moins la trame de fond intéressante, je ne vois pas l’intérêt de continuer à regarder. Avec Westworld, si je m’ennuyais il y avait au moins une intrigue de fond qui faisait réfléchir et des personnages un minimum charismatiques. Là, rien. Je ne me suis attachée à aucun personnage, pas même celui incarné par Maggie. Leurs péripéties m’indiffèrent totalement. Surtout côté nobles.

On m’a dit qu’il fallait que je continue, que l’intérêt venait avec la suite mais… non, je n’y arrive pas. Échec complet pour ma part. Désolée Maggie.

13 reasons why

J’ai fini par me décider devant le succès de cette série, alors que le pitch ne me tentait pas du tout. Pourquoi ? Bah en fait rien qu’au premier épisode j’ai très vite compris ce qui allait se passer tant cette série était un concentré de clichés, et bingo.

L’héroïne, Hannah, m’a souvent agacée par son égocentrisme et sa connerie profonde. Alors oui, elle a un sacré talent pour attirer les gens malveillants et ce n’est pas sa faute (je connais ça), mais il lui est arrivé plus d’une fois d’en rajouter une sacrée couche. Elle a l’occasion de parler du harcèlement dont elle est victime… elle ne le fait pas. Oui, elle a peur, mais elle a quoi à perdre, en fait ? Pareil pour Clay. Il a tout en main pour venger Hannah et… et bah rien.

Et à la fin (j’imagine que je peux en parler sans spoiler grand monde), quand Hannah va se jeter dans la gueule du loup, en sachant très bien chez qui elle va, ce qu’il a fait et risque de refaire en plus de sa quasi-immunité (gosse de riche)… mais t’es sérieuse ? Je ne dis pas que c’est sa faute car rien n’excuse un tel acte, mais bordel, quand tu connais le gars tu ne vas pas chez lui et tu fais encore moins ce que tu as fait ! Ce gars tu l’évites comme la peste !

Je crois que j’ai dû complètement passer à côté du débat amené par cette série parce que j’ai trouvé les deux protagonistes principaux vraiment cons (appelons un chat un chat) et leurs actions/réactions illogiques. Je ne trouve pas que la série promeuve le suicide comme elle a été accusée de faire, au contraire. On nous montre bien que l’héroïne est abandonnée de tout le monde (de son point de vue), pense que sa situation est sans issue et est profondément désespérée. On nous montre bien jusqu’où peut aller le harcèlement scolaire dans l’humiliation (et encore, j’ai vu des faits divers relatant des faits bien pires), on prend même le soin de nous montrer tous les points de vue, y compris celui des harceleurs, sans pour autant leur donner d’excuses. Ces cassettes étaient un peu la dernière solution d’Hannah pour parler de ce qui se passe. Mais si elle avait été en vie au moment de leur diffusion, l’impact n’aurait pas été le même. Elle aurait probablement été humiliée, encore, une fois de plus.

J’imagine que cette série a pu très largement toucher un public sensible (je pense que montrer la scène du suicide n’était pas indispensable, on avait déjà compris l’idée), étant donné que je ne suis pas un exemple à ce niveau-là ça peut expliquer mon absence de réaction. Pourtant j’ai connu le harcèlement scolaire, tous les ans, jusqu’à la fac, je sais aussi qu’en parler ne sert à rien puisque ça continue et les personnes ayant autorité dans l’établissement sont souvent dépassées, surtout quand le harcèlement gagne aussi la sphère privée avec les réseaux sociaux. Mais je n’ai pas été convaincue, du tout. Sans doute parce qu’Hannah et moi n’avons rien de rien en commun et que je n’ai pas pu m’y identifier pour revivre ce que j’ai vécu et pleurer comme tout le monde. C’est dommage car il y avait du potentiel mais… non. Je n’arrive pas à trouver de crédibilité à Hannah et Clay.

Peut-être ai-je trop cherché à comparer à ma propre expérience au lieu de me faire à l’idée que, déjà, il s’agit d’une culture différente (la série se passe aux US) et que surtout tout le monde ne vit pas son adolescence de la même façon. Certains sont plus sensibles que d’autres, certains n’ont pas appris à se blinder, certains n’ont pas appris à communiquer, à interpréter les signes envoyés par les autres… je dois avoir un côté égocentrique moi aussi 😛

Publié dans Littérature

[TAG] de A à Z

Après avoir cliqué sur le titre, vous devez vous demander ce que j’ai bien pu pondre encore. En fait, ça ne vient pas de moi. J’ai découvert ce tag sur le blog d’Angie, c’est un exercice repris régulièrement sur les chaînes booktube et que j’ai trouvé plutôt intéressant. Il force à se creuser un peu la cervelle !

A pour Auteur : Auteur dont tu as lu le plus de livres 

Alors je crois que ça doit se jouer entre Christian Jacq et Juliette Benzoni, je serais incapable de les départager.

B pour Best : la meilleure « suite » de série 

Je pense qu’on peut caler Le Trône de Fer de George Martin.

C pour Current, lecture en cours 

Je lis Orgueil et Préjugés, illustré par Margaux Motin.

D pour Drink, la boisson qui accompagne tes lectures

Je n’ai pas de boisson spécifique, un verre d’eau ou éventuellement un thé.

E pour e-book : e-books ou romans papier ? 

Clairement romans papier. Je ne passe par les e-books que lorsque la série compte trop de tomes pour être tous achetés ou que ma bibliothèque n’a pas la suite de mon roman en cours.

F pour Fictif : Un personnage fictif avec lequel tu serais sortie au lycée 

Alors au lycée je fantasmais plus sur des personnages de série que de romans. A la rigueur je dirais le prince Caspian, du monde de Narnia.

G pour « Glad » – Un roman auquel tu es contente d’avoir donné une chance. 

Les Chroniques Lunaires. Je ne suis pas du tout cyberpunk à la base et pourtant ça m’a énormément plu.

H pour « Hidden » – Un roman que tu considères comme un joyau caché. 

Le Palais des Illusions, de Chitra Banerjee Divarakuni. J’ai découvert ce roman dans la box Exploratology et bon sang, je ne me lasse pas de le relire. Une pépite de réécriture d’un mythe indien.

I pour « Important » – Un moment important dans ta vie de lectrice. 

Je n’ai aucun moment en particulier. Il faut dire que je n’ai jamais été courir les dédicaces ou les avant-première. Je n’ai donc jamais rencontré mes auteurs favoris ni obtenu de dédicace. Enfin si, j’ai un roman de Bernard Werber dédicacé, mais c’est une amie qui me l’a fait dédicacer pour me l’offrir. Il y a très longtemps.

J pour « Juste » – Le roman que tu viens juste de finir. 

Morwenna, de Jo Walton.

K pour « Kind » – Le genre de romans que tu ne liras jamais. 

Il ne faut jamais dire jamais, mais je ne me dirige clairement pas vers les romances ou les livres érotiques, ça ne m’intéresse pas du tout.

L pour « Long » – Le roman le plus long que tu aies jamais lu. 

Le Seigneur des Anneaux ! Le pire c’est qu’à l’époque j’étais tellement perdue, trop jeune pour lire ça. Mais les films m’avaient tellement plu !

M pour « Major » – Le roman qui t’a causé le plus gros « book hangover » (« trop plein » livresque – tu ne pouvais plus rien lire après ça)

J’ai eu ça après le dernier tome du Trône de Fer, je m’étais jetée dessus et résultat, après, j’ai fait une grosse pause !

N pour « Nombre » – Le nombre de bibliothèques (meubles) que tu possèdes. 

Une seule hélas, je manque énormément de place dans mon appartement. Du coup mes dernières acquisitions finissent dans des cartons ou des sacs en attendant de leur trouver une place plus digne d’eux.

O pour « One » – Un roman que tu as lu plusieurs fois. 

Toute la saga Harry Potter. Narnia aussi.

P pour « Préféré » – Ton endroit préféré pour lire. 

N’ayant pas énormément de place dans mon appartement, si je ne veux pas me péter le dos je n’ai qu’un seul choix, mon fauteuil de bureau !

Q pour « Quote » – Une citation, d’un livre que tu as lu, qui t’inspires ou qui te fait ressentir plein d’émotions. 

Quand Harry, après avoir pris l’Avada Kedavra de Voldemort, voit Dumbledore dans son esprit et qu’il lui dit : « Bien sûr que ça se passe dans ta tête Harry, mais pourquoi faudrait-il en conclure que ce n’est pas réel ?« . J’étais dans une période pendant laquelle je me réfugiais beaucoup dans ma tête et mes fictions pour tenir le coup, et ça m’avait marquée.

R pour « Regret » – Un regret de Lecteur. 

Celui de ne pas avoir assez d’argent pour posséder toutes les pépites que j’ai pu lire …

S pour « Série » – Une série que tu as commencée mais jamais finie (et dont tous les livres sont sortis). 

Wicca, de Cate Tiernan.

T pour « Trois » – Trois de tes livres préférés de tous les temps.

Alors déjà Harry Potter, de J. K. Rowling, évidemment. Toute la saga, on choisit pas.

Ensuite Les Chroniques Lunaires, de Marissa Mayer.

Enfin Le Trône de Fer, de George Martin (en espérant qu’il finisse sa saga un jour)

U pour « Unapologetic » – Quelque chose/Quelqu’un pour lequel tu n’éprouves absolument aucun remords d’être fan(girl). 

Stannis Baratheon, du Trône de Fer. Celui du livre, évidemment, pas de la série.

V pour « Very » – Un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience, plus que celle des autres. 

La sortie de The Winds of Winter, bordel, Martin, ÉCRIS TA PUTAIN DE SUITE !!!! (désolée, j’avais besoin de crier)

W pour « Worst » – Ta pire habitude livresque. 

Perdre tous mes marque-pages 😦

X pour « X » – Commence à compter en haut à gauche de ton étagère (la plus proche) et prends le 10ème livre. 

Le Sorceleur, d’Andrzej Sapkowski, tome 7

Y pour « Your » – Ton dernier livre acheté. 

Celui dont j’ai reçu la contrepartie il y a quelques jours, Orgueil et Préjugés, édition illustrée par Margaux Motin.

Z pour « ZzZ » – Le livre qui ta volé ton ZzZ (le dernier livre qui t’a tenue éveillée bien trop tard la nuit). 

Mon homme se couche tôt donc moi aussi, pour ne pas le déranger, et donc ça fait trèèèèèès longtemps qu’aucun livre ne m’a tenue éveillée toute la nuit.

Bref, bref, voilà, je me suis bien creusé les méninges et je me rends compte que j’ai pas mal de best-sellers dans ma liste, mais il faut dire qu’ils m’ont marquée avant le reste. J’ai au moins la fierté d’avoir connu le Trône de Fer pendant mon adolescence, bien avant le succès de la série ! 😛

Publié dans Non classé

Harry Potter 30 days challenge

Au début du mois de juillet, je me suis lancée dans ce challenge mais avec mon contrat en boulangerie je l’ai totalement délaissé, sans parler des questions que j’ai zappées. Alors je me suis dit que j’allais rattraper le coup et en faire carrément un article ! Si ce challenge vous tente n’hésitez pas à le faire aussi, je suis curieuse de voir les réponses des autres potterheads !

  • Votre livre préféré

Ah sans hésiter Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban ! J’ai adoré l’introduction de Sirius et son histoire.

  • Votre personnage favori (toutes époques confondues)

Luna Lovegood ! J’aime les personnages décalés et pour l’être, elle l’est. Et en prime elle fait partie de ma maison favorite.

  • Votre étudiant favori (uniquement de l’époque d’Harry) (pas de répétitions)

Toujours Luna, mais puisqu’il ne faut pas se répéter, j’aime aussi énormément Hermione. Elle représente l’insupportable côté je-sais-tout qu’il m’arrive encore d’arborer aujourd’hui.

  • Membre de l’Ordre du Phénix préféré

En accord avec la première question, je préfère Sirius Black. Son histoire m’a interpellée parce que dans le genre « j’étais au mauvais endroit au mauvais moment » je suis plutôt bonne aussi.

  • Méchant préféré

Je préfère Bellatrix. Elle est complètement ravagée, mais elle reste d’une loyauté inébranlable et agit en accord avec ses convictions.

  • Votre professeur préféré (pas de répétition avec les questions précédentes)

McGonagall ! Sévère mais juste. Elle est impartiale, y compris avec les élèves de sa propre maison (coucou Rogue), et malgré son âge c’est une excellente duelliste.

  • Votre personnage secondaire préféré

J’aime bien Tonks, car malgré sa maladresse elle est parvenue à devenir Auror et ce n’est pas rien. Ses qualités sont reconnues. Elle est aussi bien amusante que dangereuse (un métamorphomage fait sûrement un espion d’exception), et est d’une grande tolérance puisqu’elle tombe amoureuse d’un loup-garou, bien que les loups soient des parias.

  • Le personnage le plus sous-estimé

Dans les films comme dans les livres Neville est quand même bien sous-estimé. Avec des parents comme les siens, il a un potentiel puissant et courageux, pourtant il ne se révèle que très tard et encore, il se distingue plus par son courage que par son talent en soi. On ne sait pas grand chose de lui hormis les révélations de Rowling (il serait devenu Auror puis professeur de botanique) et encore on ne sait pas comment il est parvenu à ce résultat. Talent enfin révélé ou travail acharné ?

  • Votre couple préféré

Il n’existe que via les révélations de Rowling, mais j’aime bien le couple Luna/Rolf, des naturalistes vivant un peu dans leur monde, et surtout un mari qui accepte Luna telle qu’elle est.

  • Votre sort favori

Je suis trop rancunière pour me passer de vengeance. Je pense que si je me découvrais des pouvoirs de sorcière je n’hésiterais pas à utiliser Doloris.

  • Votre créature magique favorite

Le Phénix ! C’est mon animal-totem et il est présent dans cet univers, what else ?

  • Top 5 des citations du livre

« Ce sont nos choix qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes. » (Dumbledore)

« Ça ne fait pas grand bien de s’installer dans les rêves en oubliant de vivre, souviens-toi de ça. » (Dumbledore)

« Si tu veux savoir ce que vaut un homme, regarde donc comment il traite ses inférieurs, pas ses égaux. » (Sirius)

« Tout est possible, du moment qu’on a assez de cran. » (Ginny)

« Ce qui compte, ce n’est pas la naissance, mais ce que l’on devient. » (Dumbledore)

  • Dans quelle maison voudriez-vous être ?

A 11 ans le Choixpeau m’aurait sans hésiter envoyée chez Serdaigle, aujourd’hui je pense qu’il aurait plus de mal, car j’ai des qualités appartenant aux quatre maisons. Cependant ce qui me caractérise le plus, c’est ma soif de connaissances, donc je pense que j’ai ma place chez Serdaigle. D’ailleurs vous qui me suivez, dans quelle maison me voyez-vous ? 😉

  • Comment avez-vous découvert Harry Potter ?

Au collège, quand une amie m’a montré le tome 4 qu’elle venait d’acheter et m’a raconté l’histoire. J’ai été emprunter les autres tomes au CDI et je suis tombée droit dans l’univers Harry Potter sans jamais en sortir.

  • Une chose que vous auriez voulu changer dans l’histoire ?

J’aurais aimé que tout ne soit pas raconté du point de vue d’Harry. Alors oui, c’est le héros, c’est normal que l’histoire soit centrée sur lui, mais d’autres points de vue, d’autres émotions auraient été bienvenues. J’aurais aimé suivre quelques aventures du point de vue de Luna, Drago, ou même Dumbledore ou quelques professeurs.

  • Quel est le personnage sur lequel vous auriez voulu en savoir plus ?

Comme beaucoup de monde, j’aurais voulu en savoir plus sur les quatre fondateurs de Poudlard ou sur les Maraudeurs. Mon grand mystère c’est : « comment le Choixpeau a-t-il pu envoyer Pettigrew à Gryffondor ? »

  • Quelle partie vous a ému aux larmes ?

Je ne suis pas d’une grande sensibilité, je ne pleure pas pour une fiction. Je pourrais dire que j’ai été surprise par la révélation de la vraie allégeance de Rogue mais de là à pleurer hein…

  • Comment avez-vous vécu la sortie du dernier tome ?

Je l’ai acheté en anglais pour ne pas en perdre une miette ! J’avais convaincu ma mère de décaler un séjour à Londres juste pour être sûre de le trouver le jour J… haha

  • Épilogue ou pas épilogue ?

J’ai trouvé l’épilogue sympa mais il aurait mérité d’être un peu plus détaillé, on a que l’avenir des héros, on ne sait pas ce qu’ils font, dans quelle maison seront leurs enfants, ce qui a pu arriver à leurs amis… on a eu quelques détails par l’auteur après, mais ce n’est pas pareil.

  • Votre film favori ?

J’ai vraiment beaucoup aimé la Coupe de Feu et l’Ordre du Phénix, j’ai du mal à me décider.

  • Votre réalisateur préféré ?

Ils ont tous leurs qualités. Chacun a su donner vie à l’univers à sa manière.

  • Votre membre du cast favori

Bon, difficile de citer quelqu’un d’autre qu’un acteur car même si la personne en charge des costumes a fait du très bon boulot, moi je ne vois que la performance des acteurs ! Je dirais donc Alan Rickman qui campe un Rogue juste PAR-FAIT.

  • Votre décision favorite (de l’équipe des films)

Je suis assez puriste vis à vis des bouquins donc j’ai du mal à répondre à cette question.

  • Votre altération favorite vis à vis des livres

Comme dit précédemment je suis assez puriste sur les adaptations, pour moi altérer l’histoire pour raccourcir le film c’est une hérésie.

  • Votre bande son favorite

Fawkes the Phoenix !

  • La partie la plus effrayante des films

L’épreuve du labyrinthe puis la résurrection de Voldemort dans la Coupe de Feu étaient assez flippantes. On sent bien l’ambiance glauque et oppressante. Le danger qui arrive.

  • Le membre de l’équipe le plus sexy !

J’ai une hésitation entre Gary Oldman et Tom Felton.

  • Pour quelle raison voudriez-vous frapper ceux qui ont écrit le script ?

Ah pour la pseudo-romance Neville-Luna rajoutée à la fin du dernier film. Sérieusement, c’était indispensable ?

  • Quel personnage voudriez-vous jouer ?

Luna ou Hermione.

  • Par quel mot résumeriez-vous Harry Potter ?

C’est cliché mais le mot magie résume tout. Elle est omniprésente et est la base comme la consistance de l’univers.

 

 

 

 

Publié dans Une vie de rousse

« Vous coûtez trop cher à la société, Madame »

Aujourd’hui (07 juillet), c’était le grand jour, celui de mon rendez-vous à la MDPH afin de faire renouveler mes droits. Cette année, ils ont mis un temps fou à me donner rendez-vous (et ce, alors que j’avais coché la case pour avoir une procédure accélérée ne nécessitant pas ma présence, mais bon) et donc, je ne touchais déjà plus rien depuis avril.

La date tombait plutôt bien car elle était censée arriver après mes règles, mais bien évidemment, poisse oblige, mes règles sont arrivées avec plus d’une semaine de retard, et j’y ai donc eu droit. Problème, avec l’endométriose, les règles sont généralement trop douloureuses pour se permettre de vadrouiller dans la ville en pleine canicule, toute seule. Mon homme ne pouvait pas m’accompagner, étant donné qu’une grosse promo était à mettre en place à son boulot et que son chef (dont c’est le travail, à la base) ne savait pas l’installer.

J’hésitais à y aller, mais comme expliqué précédemment, je ne touche plus rien depuis avril et si je ne venais pas, ça voulait dire report de la commission, du rendez-vous, de plusieurs mois encore alors que j’ai désespérément besoin d’argent pour payer factures, soins et compagnie.

Je déteste dépendre d’un organisme mais puisqu’aucune entreprise ne veut m’embaucher durablement pour le moment, je n’ai pas le choix. Je devais avoir un poste cet été mais finalement la boîte n’a pas le budget. Les allocations, c’est une telle épée de Damoclès que je me demande comment on peut accuser les gens de préférer être allocataires plutôt que salariés… ce n’est pas une situation tenable. Bref.

Le jour J arrive, je suis bien obligée d’y aller. Prévisible cependant, avec la chaleur je fais un malaise dans le bus et vomis. Déjà que je ne déborde pas d’énergie pendant les règles, avec rien dans le ventre je suis encore plus apathique. Une dame, charitable, m’a accompagnée jusqu’à l’entrée de la MDPH, me demandant toutes les deux minutes si j’étais sûre de ne pas vouloir qu’elle appelle les urgences. Hélas, oui, j’en étais sûre. Même au plus mal je préfère encore prendre sur moi qu’attendre plusieurs mois supplémentaires sans revenus.

J’arrive à la MDPH en titubant, enchaînant les vertiges et je m’annonce. On me regarde froidement et on me dit d’attendre dans la salle d’attente. Là, je fais une crise de spasmophilie et me mets à convulser. Des femmes du personnel sont passées plusieurs fois pour aller se chercher de l’eau à la fontaine installée dans la salle d’attente, toutes m’ont vue convulser, aucune n’a réagi. Enfin si, une a eu un moment d’hésitation, m’a regardée, puis est repartie.

Le médecin finit par arriver au moment ou je m’écroule de ma chaise, et me dit de venir dans son cabinet. M’a-t-il aidée à me relever ? Non. J’essaie de prendre sur moi et je me relève, malgré mon corps tout engourdi, et je me traîne jusqu’à son cabinet avant de m’affaler sur la chaise qu’il me désigne. A peine assise, je sens une autre crise arriver, et je me remets à convulser. Quand je fais des crises du genre, elles s’accompagnent généralement d’une légère paralysie et du coup, je bave et m’en fous partout.

Le médecin lève à peine le nez de son dossier et me pose des questions. Mec, j’ai l’air d’être en état d’y répondre ? Moi pas bien, tout de suite là maintenant.

En voyant que je l’ignore, il soupire, m’aide à me relever pour me forcer à me rasseoir. Alors que j’étais encore toute raidie au niveau des jambes. Je lâche un couinement de douleur et là, son visage s’éclaire et il me fait : « Ah ben vous voyez que vous parlez ! ». Euh…

Il me laisse souffler deux minutes, j’essaie de respirer pour faire passer la crise, et lui continue de me bombarder de questions et de réflexions :

 » Vous redemandez l’AAH. Ca m’embête voyez-vous, car ce n’est pas un salaire, ça ne doit pas vous dispenser de travailler ». 

Non, sans rire ? Et vous croyez que je fais quoi tous les jours, en me connectant à Pôle Emploi, sur tous les autres sites, en rédigeant des lettres de motivation, en faisant des candidatures spontanées, en cherchant à me former afin de changer de voie et tenter une nouvelle carrière ? Vous croyez que je glande devant plus belle la vie, comme TF1 dépeint les chômeurs ?

« Je vous avais dit de vous orienter dans la compta. Pourquoi vous ne l’avez pas fait ? ». 

Ah, ben sans doute car Pôle Emploi que vous portez aux nues m’a refusé le financement et que je n’avais pas les 17.000 euros que demandait le GRETA pour la formation. Et que Pôle Emploi refuse systématiquement de financer les projets crédibles que je lui soumet. Et que les organismes censés aider les personnes handicapées à se former et à s’orienter ne sont pas plus utiles. Là j’en suis à faire une cagnotte pour me payer une reprise d’études parce qu’on me claque toutes les portes au nez.

Il m’a aussi culpabilisée d’avoir refusé de continuer dans mon ancienne entreprise, alors que ma chef refusait d’arrêter de fumer DANS LES LOCAUX alors que j’ai une maladie respiratoire et que j’étais dans un état de santé pitoyable après avoir subi sa clope pendant six mois. Selon lui le plus important c’est d’avoir un travail, tant pis pour le reste, ce n’est qu’un détail. Ah.

« Non mais naturopathe ce n’est pas un métier. Vous n’avez vraiment aucun plan de carrière ? ». 

Je t’emmerde, connard. (non, je n’ai pas dit ça, je suis quelqu’un de poli, sauf dans ma tête). Ma foi si le financement participatif échoue, non, je n’ai pas de plan de carrière. Je fais déjà le maximum pour trouver un emploi, quitte à rogner sur les aménagements nécessaires à ma santé. Je ne peux pas faire plus si on ne daigne pas m’ouvrir de portes.

Et puis là, j’ai senti une nouvelle crise de spasmophilie venir. Le médecin a levé les yeux au ciel et m’a dit qu’il abrégeait la consultation car je n’étais visiblement pas en état. Ah c’est maintenant que tu remarques coco ? Il ajoute ensuite qu’il allait demander le prolongement de l’AAH mais que je ne devais pas « prendre l’habitude d’être assistée au lieu de travailler ».

Purée, si je n’avais pas été si mal je lui aurais volé dans les plumes.

Et là il ajoute, posé : « Je vous aurais bien appelé un taxi ambulance pour rentrer, mais vous coûtez déjà suffisamment cher à la société, alors il va falloir faire un effort ».

Et il m’a laissée là.

Dans le couloir.

En train de convulser.

Personne n’en avait rien à secouer.

Je sais que je ne suis pas un modèle d’empathie, mais je pense que je suis mieux lotie que les gens de ce service… et après, c’est à moi que la psy dit d’aller se faire soigner car ce n’est pas normal de ne pas aimer les gens. Et vos collègues madame la psy, les collègues de votre service, ne devraient-ils pas aller se faire soigner aussi ? C’est normal de laisser quelqu’un dans cet état sans assistance ?

J’ai fini par m’asseoir (toujours dans le couloir), puis me relever. J’étais dans un état second, j’ai réussi à me traîner jusqu’au bus. Une vieille dame qui a compris que j’étais mal m’a accompagnée jusqu’à mon deuxième bus et j’ai pu rentrer. Il aurait pu m’arriver n’importe quoi sur le trajet. C’était visible que j’étais mal, du pain béni pour n’importe quel pickpocket, agresseur…

J’en ai  parlé un peu, on m’a dit que c’était de la maltraitance, mais j’en suis à me demander si une plainte aboutirait et surtout si ça ne me poserait pas préjudice à l’avenir… là le médecin a dit qu’il allait me renouveler, mais pour après ? Porter plainte ce ne serait pas un gros point noir pour les renouvellements suivants s’ils sont nécessaires ? J’ai peur qu’on me dise que j’exagère.

En fait, ça m’est déjà arrivé. Quand j’avais 20 ans et que j’étais en procédure contre la MDPH parce qu’une fois passée à l’âge adulte ils m’avaient supprimé toute reconnaissance et toute allocation. J’étais arrivée malade en commission, au point de vomir sur les chaussures du médecin, qui a immédiatement décrété que j’étais une comédienne. Ce jour là tout m’a été refusé et j’ai dû aller en appel pour obtenir gain de cause.

C’est déjà tellement difficile de se faire insulter de parasite à chaque renouvellement, par ce médecin qui à chaque fois me répète, comme un perroquet « l’AAH n’est pas un salaire, l’AAH n’est pas un salaire, ce n’est pas un dû, ne prenez pas l’habitude de ne pas travailler ! » sans jamais regarder les épais dossiers de preuves de recherche d’emploi que je lui amène à chaque fois pour montrer que non, je ne suis pas un parasite.

C’est tellement usant de dépendre de gens comme eux, qui n’ont pas le moindre respect ni la moindre empathie, qui ne savent pas reconnaître que les organismes vers lesquels ils nous envoient ne sont d’aucune aide.

Et puis j’ai envie de dire, si vraiment les handicapés coûtent si cher, pourquoi pratiquer l’acharnement thérapeutique ? Je fais partie de ces gens qui auraient dû mourir à la naissance. L’équipe médicale s’est acharnée sur moi. On me dit que l’AAH n’est pas un dû mais en attendant il y a un acharnement thérapeutique à assumer. Moi je n’ai pas demandé à vivre comme ça. Je n’étais pas viable. Aujourd’hui mes handicaps me posent problème pour avoir une carrière normale, ça fait trop peur au petit patron, il faut bien quelque chose pour me soigner, pour éviter d’être trop dépendante de mon homme qui selon la CAF est un richissime smicard (donc pas d’APL, pas de prime pour l’emploi, et rabotage sur mon AAH, alors qu’on vit à deux sur son salaire, c’est beau d’être un parasite). Et on me reproche ensuite de réclamer quelque chose pour vivre. Suis-je censée me suicider, c’est ça le message ?

J’ai vraiment envie que mon financement participatif fonctionne et qu’ensuite je puisse me lancer. Que plus jamais je n’aie à dépendre de ces gens. Si seulement.

Publié dans Non classé

Une cagnotte pour tenter de sortir la tête de l’eau ?

Repost de l’article de mon blog emploi 🙂

Une diplômée dans la ville

Le problème de la réorientation, lorsqu’on est en recherche d’emploi, c’est que ça nous rend dépendant de trop de facteurs :

  • Le bon vouloir de Pôle Emploi, de Cap Emploi ou d’autres organismes comme l’Agefiph : ils ont généralement leur propre carnet de formations, choisies en fonction de secteurs qu’ils jugent porteurs, et ça s’arrête là. En plus, les places sont limitées. Si vous souhaitez vous réorienter dans un secteur particulier, même avec un projet solide et documenté, à moins de tomber sur LA bonne personne, c’est mort. Et si vous choisissez un secteur non conventionné comme la naturopathie, là, c’est mort même si vous tombez sur la bonne personne. Ils ne financent pas.
  • L’argent. Parce qu’après tout si Pôle Emploi ne veut pas subventionner mais que notre projet est viable, on peut décider de se débrouiller par nos propres moyens. Cependant, qui dit recherche d’emploi dit pas de salaire…

View original post 1 014 mots de plus

Publié dans Une vie de rousse

Je suis un paradoxe sur pattes

L’autre jour, mon homme a eu une petite réflexion qui m’a interpellée. Il m’a dit que j’étais un paradoxe sur pattes. Et en fait, c’est plutôt vrai. Moi-même j’ai parfois du mal à me cerner et je suis consciente que j’envoie des signaux contradictoires.

  • J’ai une grande gueule. Pourtant, je suis une fille réservée, voir très réservée.
  • Je n’accorde aucune importance à l’opinion des autres. Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de foncer droit dans des débats perdus d’avance, comme par exemple les articles sur le chômage qui passent sur Facebook et qui se retrouvent vite blindés de commentaires qui me hérissent du genre « Si on veut trouver du boulot on peut, tous les chômeurs sont des fainéants ! ». Je sais que je ne les ferai jamais changer d’avis. Et au fond, qu’ils pensent comme ça, je m’en moque. Ca ne changera rien à mon quotidien. Mais je ne peux pas m’en empêcher.
  • Je ne suis absolument pas empathique. Pourtant, beaucoup de personnes m’ont dit que j’étais beaucoup plus compréhensive que leurs amis et préfèrent venir se confier à moi.
  • Je ne supporte pas qu’on me prenne de haut. Pourtant, ça m’arrive souvent de le faire (surtout quand je parle politique avec des gens de droite, coucou les Macronistes haha).
  • J’adore débattre. Cependant, je suis presque incapable d’admettre avoir tort. Y compris le nez dans ma merde.
  • J’ai reproché beaucoup de choses à mon ex. Pourtant, loin d’être totalement victime, je me suis aussi comportée comme une garce.
  • Je peux être très tolérante sur beaucoup de choses : la sexualité, le passé, les goûts, etc. Mais je peux aussi vouer une haine féroce à certaines personnes, comme les fumeurs. Une haine particulièrement violente. Certains diront disproportionnée aussi, mais à cela je répondrai qu’une baffe contre faire respirer une fumée cancérigène aux autres, ce n’est rien 😉
  • Il m’arrive souvent de rire lorsque je vois une connaissance prendre la mouche pour un rien. Pourtant, niveau susceptibilité, je pense que je me situe dans le haut du panier.
  • Je suis très, très, très misanthrope. Et pourtant je suis humaniste. Je ne supporte pas les injustices, les inégalités, la hiérarchie sociale. Je souhaite une société heureuse et épanouie. De plus, ma misanthropie ne m’empêche pas de me préoccuper des autres, puisque je parraine une petite fille en Asie (même si le côté social de la chose, avec les lettres, me rebute un peu). Parce que je pense que la société s’améliorera si on part tous sur un pied d’égalité en termes d’éducation.
  • Je ne suis pas hypocondriaque. Pourtant je me préoccupe beaucoup de ma santé et suis attentive au moindre petit rhume.
  • Je ne supporte pas les compromis. Pourtant avec un homme bipolaire j’en fais beaucoup !
  • Je déteste les imbéciles, ceux qui n’ont aucune culture, aucune réflexion, qui boivent les médias comme du petit lait sans rien remettre en question. Pourtant parfois moi aussi je parle trop vite pour dire de la merde ! ^^
  • Je déteste que l’on vienne me donner des pseudos conseils comme si j’étais une idiote qui n’avait jamais réfléchi à sa situation et à comment l’améliorer (comme récemment pour le permis, désolée lapinou, je l’ai un peu mal pris). Pourtant ça m’arrive d’aller en distribuer. Et souvent, à des gens que je sais aussi susceptibles que moi, sinon plus. Empathie 0.

Bref, bref, je pense que je pourrais continuer encore longtemps. Et je pense que je ne facilite pas la tâche aux gens qui essaient de me comprendre (est-ce qu’il y en a au moins ?). Ou alors je suis juste une connasse, ce qui n’est pas impossible. Bon d’accord, je SUIS une connasse, c’est un fait. Vous voyez je reconnais mes torts parfois ! ^_^

Publié dans Littérature

Chroniques lunaires, de Marissa Meyer : bienvenue chez les princesses cyborg

Date de parution : 7 mars 2013 (pour l’édition française PKJ)

ISBN : 2823812091

Éditeur : PKJ

Genre : Science-fiction, steampunk, conte revisité

Pages : 413

Synopsis : 

Les humains et les androïdes se pressent dans les rues bruyantes de la Nouvelle-Pékin. Une peste mortelle ravage la population. Depuis la lune, un peuple sans pitié observe la situation, en attendant de passer à l’attaque… Personne ne sait que le sort de la Terre ne dépend que d’une seule fille… Cinder est un cyborg, une mécanicienne très douée. Citoyenne de seconde classe, elle a un passé mystérieux, et vit avec ses désagréables belle-mère et belles-sœurs. Sa rencontre avec le prince Kai va la précipiter au cœur d’une lutte intergalactique. Partagée entre le devoir et la liberté, la loyauté et la trahison, elle doit découvrir les secrets de son passé, afin de protéger l’avenir de son monde.

Mon avis sur le roman : 

L’idée d’un énième conte de fées revisité ne me branchait pas plus que ça, mais l’enthousiasme avec lequel Angie parlait de cette saga m’a donné envie d’y jeter un œil. Pourtant, je ne suis pas adepte du steampunk, même si j’apprécie beaucoup la SF. Mais bon, il faut savoir sortir un peu des sentiers battus. Eh bah j’ai pris une belle claque !

Si la saga compte plusieurs tomes, je ne vais vous parler ici que du premier. Les livres revisitent l’histoire des princesses de contes de fées en commençant par notre chère Cendrillon. Sauf que Cendrillon, enfin, Cinder, ne risque pas de perdre sa pantoufle de verre : c’est un Cyborg, et elle peut carrément enlever son pied. Les cyborgs ne sont pas considérés comme des êtres humains, et ce même lorsqu’il s’agit d’humains avec quelques gadgets en plus. C’est le cas de Cinder, humaine à la base, à qui des membres cybernétiques ont été implantés après un accident.

Son père adoptif étant décédé, elle vit avec sa belle-mère et des deux belles-sœurs, qui l’exploitent bien comme il faut, d’autant plus que c’est une excellente mécanicienne. Elle tente de tirer son épingle du jeu, mais éternelle mineure aux yeux de la loi, elle n’a pas énormément de possibilités. Cependant, une rencontre inattendue avec un prince très sympa (et peu farouche) va la propulser droit dans les petites intrigues du gouvernement.

En effet, le peuple de la Lune, particulièrement agressif, a bien envie de mettre la main sur le prince et déclarer la guerre. Ces luniens sont d’ailleurs dotés d’un magnétisme puissant qui leur permet de plier les gens à leur volonté. Un beau cheat code qui a malgré tout quelque faiblesses que Cinder compte bien exploiter pour sauver le prince et l’alliance terrestre d’une guerre qui serait beaucoup trop coûteuse en vies humaines, surtout avec l’épidémie de peste qui ravage la population.

Sincèrement, c’est une claque. Je m’attendais à une petite romance Disney-like et je me retrouve avec un univers bien sombre et retors. L’histoire et ses rebondissements sont, en soi, assez prévisibles mais le but n’est pas de nous offrir un thriller : plutôt un univers alternatif dans lequel les terriens sont en danger, tant à cause de la maladie que de l’agressivité des luniens, ancienne colonie terrestre ayant pris son indépendance.

Et c’est un univers vraiment bien construit. Le but du premier tome est de mettre l’histoire en place et il y parvient parfaitement : on imagine sans peine les rues de la nouvelle Pékin, ses bas-fonds, ses cyborgs animés par une conscience bien plus développée qu’une simple IA et qui posent un problème d’éthique que la population ignore en les stigmatisant. La peur que confèrent les luniens, sur lesquels circulent tellement de légendes qu’on ne sait plus ce qui est vrai ou faux. Sont-ils magiques ou usent-ils d’une technologie inconnue pour manipuler les gens ? Pourquoi ont-ils si peur des miroirs ?

Ce premier tome nous présente tout et nous plonge directement dans l’ambiance angoissante de cet univers alternatif. Dès le début nous sommes au parfum, c’est un monde un peu comme le nôtre, avec ses injustices, la peur de l’étranger, et les adolescentes scotchées aux sites people pour savoir ce que projette le prince célibataire ! 😀

La population essaie de vivre comme elle peut mais c’est difficile, entre l’épidémie, la pauvreté, et la menace lunaire. C’est encore plus compliqué lorsqu’on est à moitié cyborg et que l’on a pas d’existence légale. Que l’on est qu’un objet aux yeux des autres alors qu’on est conscient. Le problème éthique est secondaire dans le roman, mais j’avoue qu’il m’a marquée.

Je compte bien me plonger dans la suite car c’est un univers prenant. Sincèrement, on ne sent pas du tout le côté « princesse Disney », c’est un tout autre univers et cette fois il n’y a personne pour sauver la princesse. Alors qu’elle court un sacré danger.