Ces comportements de la vie de tous les jours que je commence à retrouver dans mes jeux en ligne

Les jeux en ligne et moi, c’est une grande histoire d’amour. Ils ont été d’une grande aide pour compenser mon absence de vie sociale, de confiance en moi, tout simplement pour m’évader de cette vie que je détestais, prise entre le harcèlement scolaire et une mère névrosée.

J’y ai rencontré des gens vraiment sympas, qui ont été mes amis, mes confidents… et hélas, pour certains, mes défouloirs. Je le regrette aujourd’hui, car je me rends compte que j’avais un caractère très difficile et que j’ai probablement blessé des gens super à cause de mon manque de confiance en moi, qui se traduisait par un rejet systématique de toute main tendue. J’aimerais m’excuser aujourd’hui.

Mais bref, là n’est pas le sujet. Lorsque j’ai commencé à jouer, je ne rencontrais pas spécialement de difficultés. Si je voulais faire un donjon, il n’était pas si difficile de réunir une équipe. Si je voulais aller farmer tel ou tel monstre, une petite annonce suffisait (plusieurs pour bouger ceux qui avaient la flemme :p). Mais aujourd’hui, c’est avec horreur que je retrouve des comportements que j’aurais préféré bannir de mon existence !

Comme beaucoup de monde sur les jeux en ligne, j’ai envie d’optimiser mon personnage. Pour cela, j’ai besoin de l’équipement X, et pour l’obtenir, il faut faire le donjon X. Sauf que le donjon X est compliqué, il demande une certaine stratégie. Et au lieu de vous apprendre la stratégie, les gens qui la connaissent préfèrent faire le donjon entre eux, pour ne pas se prendre la tête. Parce que forcément, un donjon compliqué avec un débutant, ça prend plus de temps. Et alors ? Eh bien alors le débutant reste débutant parce que personne ne veut lui apprendre.

Le jeu auquel je joue actuellement, au sein du Pacte de Coeurébène 🙂

C’est comme dans le monde du travail. On vous demande de l’expérience pour travailler, mais pour avoir de l’expérience, il faut trouver un travail. J’ai besoin d’expérience pour faire le donjon, mais sans personne pour m’aider, je ne saurai jamais faire ce donjon et je ne pourrai jamais transmettre l’astuce à ceux qui en auront besoin après moi.

C’est comme ça que je me retrouve exclue comme dans la vraie vie. Pas de travail, pas de vie sociale car tu es un déchet assisté. Pas de bon équipement, pas d’accès aux instances les plus intéressantes du jeu car elles demandent un minimum d’équipement pour être faisables sans mourir toutes les 5 secondes.

Ce qui m’a choquée aussi, c’est le nombre d’arnaques. Quand j’ai commencé à jouer, il y avait quelques arnaques gentillettes (bon je dis ça, mais ça ne fait jamais plaisir) mais on était vite avertis, on se faisait passer le mot. Aujourd’hui plus personne ne se fait passer le mot, ou alors dans des cercles très fermés. Aujourd’hui ce qui circule, ce sont les tutoriels pour hacker le jeu et te permettre de lancer tes sorts plus rapidement sans ramer -ce qui te rend bien plus efficace en PVP que le clampin qui reste fair play-. Ce sont les techniques pour hacker le compte d’un autre joueur et le dépouiller de ses ressources, équipements et argent virtuel.

Et je crois que le pire, c’est le recul hallucinant de la solidarité entre joueurs, celle qui faisait la beauté des MMO, celle qui faisait que j’adorais jouer. Maintenant, si tu veux passer un donjon difficile, tu dois payer les gens qui viennent t’aider. Du coup, on ne peut plus vraiment appeler ça de l’aide. Lorsque j’essaie de réunir une équipe, 9 fois sur 10 la personne que je viens de recruter va me demander de l’argent -virtuel- pour l’aide. Certains se permettent même de demander de l’argent réel… et le pire c’est qu’ils l’obtiennent -pas de ma part, je zappe immédiatement, c’est illégal-.

Je ne peux pas m’empêcher de penser au concept de « RSA contre bénévolat » quand je vois ce genre de comportement. Tu veux de l’aide ? Eh bien tu raques. Alors que l’aide devrait être gratuite, couler de source, on appelle ça la solidarité. Tu as sûrement été aidé un jour, il est donc normal d’aider en retour sans essayer de presser les personnes aidées comme des citrons pour avoir une compensation.

Je trouve vraiment désolant que ces comportements égocentriques et intolérants gagnent les jeux. On est censés s’y détendre, pas se prendre au sérieux ou se croire au travail. Une fois j’ai connu une meneuse de guilde qui ne se prenait vraiment pas pour de la merde, au point de rabaisser les joueurs, imposer ses points de vue sur le lore -l’histoire, le background si vous préférez- du jeu alors que c’était totalement faux… et qui s’étonnait lorsqu’une grande gueule dans mon genre finisse par la remettre à sa place : une simple random gonzesse qui a créé une guilde virtuelle sur un jeu virtuel. Qui n’a pas à pressurer des gens qui viennent se détendre, qui n’a même aucune légitimité pour le faire. Personne n’a à se soumettre d’ailleurs. Pourtant certains le font… un peu comme dans la vraie vie. Dans certains jobs, on a un rapport dominant-dominé particulièrement atroce à vivre et on voit ce schéma se reproduire dans les jeux. Et ces mêmes gens trouver ça normal.

Évidemment, même si voir ces comportements se reproduire dans des univers que j’adore me pèse, je continue à jouer. Je trouve juste dommage qu’en ayant atteint le niveau maximum, je me balade avec un mauvais équipement, je n’ai jamais fait les donjons les plus marrants -ceux qui donnent de la difficulté quoi !-… pourtant, j’essaie ! Mais je suis très nostalgique de l’époque où faire tout le jeu ne posait aucun problème à personne.

Ce jeu-là je n’y ai pas joué bien longtemps, je n’aime pas lorsque les personnages féminins sont trop sexualisés ^^

L’histoire de mes parents

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Ma mère était une baroudeuse. Elle aimait voyager, particulièrement en Espagne, son pays d’origine et de cœur. Elle se souvient d’ailleurs souvent de la période franquiste et post-Franco, et a témoigné plusieurs fois en classe.

Pour sa génération, ne pas être mariée et ne pas avoir d’enfants à plus de 30 ans, c’était gonflé. Même l’une de mes tantes, une no-kids assumée, était au moins mariée.

Ma mère, rien de tout ça. Ça ne l’intéressait pas. Elle préférait les petites aventures au fil de ses pays d’accueil.

Après avoir fini un contrat de travail en Espagne, ma mère s’est tournée vers un de ses amis, désespérée : elle ne voulait pas retourner en France (à l’époque si tu ne retrouvais pas un travail rapidement, tu étais reconduit à la frontière) où elle aurait dû retourner chez ses parents. J’avais déjà vaguement parlé du caractère de ma grand-mère sur le blog, qui détestait ses enfants et leur faisait payer le fait d’avoir été engoncée dans un rôle de mère qu’elle n’a jamais voulu. Je vous copie le texte ici car l’article dont l’extrait est issu est long :

 Dans ma propre famille j’ai eu l’occasion de voir ce que ça donnait, avec ma grand-mère maternelle. C’était une femme moderne, intelligente, qui voulait travailler et qui était douée. Mais son époque ne le permettait pas, on l’a obligée à se marier, et mon grand-père l’a littéralement transformée en poule pondeuse. Elle a eu 5 enfants et plusieurs fausse-couches. Elle n’était pas faite pour être mère ni pour être femme au foyer et s’est vengée sur ses enfants. Elle mentait à son mari pour qu’il « corrige » les enfants, ne faisait rien dans la maison, harcelait sa fille aînée pour qu’elle fasse toutes les corvées à sa place, était imbuvable au quotidien. Autant ses deux fils ont été plutôt tranquilles, mais l’enfance des trois filles a été une vraie horreur. Je ne m’entendais pas avec mamie car je lui ressemblais beaucoup, j’étais comme elle à son âge. Sauf qu’à moi on m’a laissé ma chance, on m’a laissée étudier et tenter de me faire ma place. Certains diront que le modèle de ma grand-mère est d’une autre époque, mais non. De nos jours aussi, certaines femmes s’imaginent qu’être mères est leur destin, qu’elles n’ont pas d’autres choix. Certaines se font imposer la maternité et trouvent ça normal.

Son ami l’a donc emmenée quelques semaines au Maroc, mais il a bien fallu rentrer. Il l’a hébergée un petit moment et ma mère a pu trouver un contrat de formatrice. A l’époque c’était moins compliqué de trouver un logement, son CDD longue durée suffisait (aujourd’hui il lui faudrait 18 garants, 56 fois le loyer et un troupeau de licornes).

C’est dans le centre de formation qu’elle a rencontré mon père. Un homme charismatique, en instance de divorce. Il avait une fille de 12 ans et 20 ans de plus que ma mère. Elle s’en foutait. Elle est tombée amoureuse, lui a repéré un nouveau pigeon à plumer.

Elle s’est rapidement installée avec lui, bien qu’il ne soit pas encore officiellement divorcé. Il s’absentait souvent, soi-disant pour le travail, elle ne se posait pas trop de questions. Manipulateur, mon père avait très bonne réputation au travail et donc elle ne se méfiait pas. Il s’est rapidement fait aimer de la famille, soulagée que ma mère se case enfin.

En fait, il avait commencé à la plumer à peine quelques mois après leur rencontre.

Puis ma mère est tombée enceinte.  En congé maternité, elle peinait un peu seule, demandait de l’aide à mon père qui lui promettait la lune pour qu’elle patiente, et lui jetait trois sous de temps en temps pour endormir la méfiance.

Il interceptait les courriers et ma mère ne s’étonnait pas de ne rien recevoir, avec ses habitudes de baroudeuse, elle n’avait jamais beaucoup eu de courrier.

Elle a accouché seule malgré les promesses de mon père d’être là. Vous le savez peut-être, je suis née malade. Du pain-béni pour mon père, car du coup ma mère était souvent en déplacement sur Paris pour mon suivi (je suis née en Corrèze) et pouvait encore moins s’apercevoir de ce qui lui pendait au nez.

Ce qui a mis la puce à l’oreille de ma mère, c’est que mon père a mis beaucoup de temps pour me reconnaître. Près de quatre ans. Pendant près de quatre ans j’étais sans père officiel. A l’époque ma mère insistait pour qu’il fasse la démarche, sans savoir que ce temps me serait salvateur pour la suite.

Elle a fini par mettre son nez dans ses affaires, pour savoir ce qui pouvait lui prendre tant de temps au point qu’il oublie sans arrêt de se rendre à la mairie…

De fil en aiguille, les langues se sont déliées. S’il a divorcé de sa précédente femme, c’est parce qu’elle l’a demandé après qu’il l’ait escroquée jusqu’à la moelle. Elle a tenté de prévenir ma mère, mais il l’a menacée, elle et sa fille, et interceptait les courriers. Il a aussi escroqué des dizaines d’autres femmes, dont une qui a eu un enfant de lui trois mois après ma naissance, ainsi que des professionnels.

Le plus drôle c’est que mon père n’était même pas poursuivi puisque toutes les dettes étaient faites au nom des personnes qu’il escroquait. Les plaintes ont fini par se regrouper, c’est venu aux oreilles de ma mère qui s’est aperçue qu’elle avait plusieurs briques de dettes à son nom. Elle était complètement ruinée et endettée. Pour avoir fait confiance à un homme qu’elle aimait. Des centaines de milliers de francs dus principalement à des emprunts. Mon père avait été jusqu’à faire une fausse carte d’identité au nom de ma mère, avec une fausse photo, pour amener une complice dans les banques et la faire passer pour ma mère. Il a vendu sa voiture, ses objets de valeur, pendant qu’elle parcourait les hôpitaux pour ma santé. Il avait aussi escroqué un de mes oncles et une de mes tantes.

Le choc a été tel que ma mère n’était plus en état de s’occuper de moi. Elle m’a confiée à mon oncle. Celui qui avait été escroqué par mon père. Si vous me suivez depuis un certain temps, vous savez ce qui m’est arrivé là-bas.

La famille a tourné le dos à ma mère qui s’est retrouvée à la rue, plusieurs mois. Personne ne lui a tendu la main. Ses anciens amis se méfiaient d’elle à présent, comme si elle portait une étiquette de paria, elle, la naïve. A force d’acharnement, elle a fini par se trouver un petit logement social d’à peine 15m². Elle a demandé à me récupérer, mais les travailleurs sociaux et divers psychologues lui ont mis des bâtons dans les roues pendant encore plusieurs mois, avant de la déclarer apte à me reprendre. Elle était à peine remise, elle a récupéré une fille traumatisée par la maltraitance, dont le caractère avait totalement changé, et qui était plus en mauvaise santé que jamais. Et en plus de ça elle avait les travailleurs sociaux sur le dos, qui voulaient savoir pourquoi j’étais dans cet état, avec mon oncle qui niait avoir levé la main sur moi et se comportait en petit angelot qui avait déjà eu la bonté d’âme d’accueillir une gamine malade après ce que lui avait fait mon père…

La maltraitance n’a jamais été reconnue, malgré les cicatrices que j’ai portées pendant des années. Affaire sans suite. Je me suis lacéré le dos toute seule ? Visiblement oui.

Mais si mon caractère avait changé, celui de ma mère aussi. La procédure contre mon père s’éternisait, elle était loin d’être la seule victime, et loin d’être prioritaire pour les dédommagements. Pour vous donner une idée, je vais avoir 27 ans, elle n’a toujours pas été dédommagée. Mon père n’a jamais remboursé un centime à quiconque et est en liberté. Il n’a jamais mis les pieds en prison.

Ma mère a été reconnue innocente des dettes contractées, mais ça n’a pas empêché les banques de lui coller un interdit bancaire pendant 15 ans. Elle a essayé de le faire lever, sans succès. Elle a dû faire avec alors qu’elle n’y était pour rien.

Ma mère, la baroudeuse, si joyeuse, si ouverte d’esprit, est devenue complètement névrosée, paranoïaque, sexiste. Elle ne s’est plus jamais mise en couple et a toujours rejeté les déclarations des hommes avec mépris. Elle a même appris de mon père, car je l’ai vue en manipuler certains qui avaient des sentiments pour elle, juste pour obtenir des avantages. Elle a aussi pris de lui en vidant quasi-totalement mon compte en banque juste avant mes 18 ans « parce que je me suis toujours occupée de toi seule, tu me dois bien ça ». L’argent ne lui appartenait pas, c’était celui que mon grand-père m’avait laissé pour que je fasse de bonnes études.

Mon père ? Jamais une lettre, jamais un mot, et évidemment, aucune pension. Par contre, il a envoyé des lettres de menaces à ma mère pendant des années pour qu’elle se retire de la liste des plaignants. Des menaces de mort, envers elle et envers moi.

Par contre, il se souvenait de ma date de naissance, puisqu’à mes 18 ans j’ai eu la surprise de voir une demande de pension alimentaire de sa part. J’étais étudiante, je n’avais jamais bossé, même si j’avais voulu, je n’aurais pas pu lui verser quoi que ce soit. La justice a décrété qu’entre l’absence de pension alimentaire, le fait qu’il m’ait reconnue extrêmement tard, qu’il n’ait jamais cherché à me voir, je ne lui devais rien et ne lui devrai jamais rien, même lorsque je travaillerai et aurai une situation.

Voilà l’histoire de mes parents. A l’école, parler de ma situation familiale sur les fiches à remplir était un calvaire. Être enfant de divorcé était déjà difficile, mais bâtarde d’un escroc et d’une chômeuse (seule, ma mère ne pouvait pas à la fois travailler et s’occuper de moi) c’était la foire aux moqueries.

Parfois je comprends mieux ma mère, son comportement, après tout ce qu’elle a vécu, mais elle m’a aussi beaucoup fait payer le fait d’être la fille de mon père. Elle, et ma famille qui ne m’a jamais acceptée car à travers moi, ils le voyaient, lui. Ma tante m’a même un jour sorti (j’avais genre 12 ans) que je devrai lui rembourser ce que mon père lui a pris. Comme si j’étais coupable de ses actes.

Même mon ex, qui n’avait jamais connu mon père, se méfiait de moi. Je lui avais raconté mon histoire, dans un souci de transparence, mais entre un père escroc et une mère pas loin de l’escroc non plus je ne lui inspirais pas confiance. Pourtant je ne suis pas mes parents.

Aujourd’hui, je n’ai plus de nouvelles de mon père et tant mieux. Je sais juste qu’aux dernières nouvelles il était du côté de Limoges. J’évite les départements dans lesquels je sais qu’il a résidé. Avec ma mère, c’est plus difficile. A une époque j’ai cru parvenir à recoller les morceaux, puis elle s’est plongée dans la religion de manière extrême et j’ai du mal à lui parler. Elle rapporte tout à Dieu, fait du prosélytisme, et moi je suis profondément athée.

Mon père a détruit ma famille, qui même sans lui n’était déjà pas bien proche. Il m’a éloignée d’eux. Il a anéanti ma mère, et par extension, il m’a touchée aussi. J’ai été battue à cause de lui. J’ai grandi avec une névrosée à cause de lui. Et pour tout ça, pour toutes ces vies brisées (celles de ma famille, mais aussi tous les autres qu’il a escroqués), il n’a jamais payé. La justice l’a condamné, il ne paie pas, et il n’a jamais été arrêté. C’est beau la justice.

Ma perte de gras : bilan des deux semaines

ultrasport

Après avoir râlé tout mon saoul sur ma prise de poids (et de gras) sur cet article, je me suis dit qu’il était temps que je me motive un peu, et j’ai profité des soldes pour acheter le vélo d’appartement que vous voyez en illustration pour 99 euros au lieu de 179. Il est d’ailleurs toujours en soldes sur Amazon, ici, s’il vous intéresse.

J’aurais éventuellement pu m’inscrire en salle de sport, pour être conseillée, mais dans ma région (Île de France) les tarifs sont affreusement prohibitifs et je ne suis pas un animal social : je déteste être entourée de monde, surtout dans un endroit où tout le monde se jauge du regard. Moi j’ai juste envie de faire mon sport dans mon coin sans personne pour me regarder.

Du coup, en début de mois, j’ai commandé mon vélo et je m’y suis mise. Je me suis un peu renseignée pour savoir combien de temps je devais pédaler pour voir une amélioration et je suis tombée sur 44 minutes par jour, soit disant la durée recommandée par l’OMS pour une perte durable de poids. Bon.

Les premiers jours ont été vraiment affreux, car le vélo n’a jamais été mon sport favori, et en plus, je ne m’étais pas bougée depuis longtemps. Je me suis retrouvée avec d’horribles courbatures bien avant d’atteindre les 44 minutes. Je me forçais, quitte à en pleurer, jusqu’à finir par être au bord du claquage, ce qui m’a fait lever le pied. Je me suis contentée de pédaler jusqu’à avoir mal, sans trop regarder la durée.

Aujourd’hui, j’atteins les 45 minutes sans forcer physiquement. Par contre, il m’arrive souvent d’avoir des vertiges pendant que je pédale. Je me suis sentie plus d’une fois partir en arrière. Je ne sais pas trop à quoi c’est dû mais c’est un peu flippant, d’autant plus que je fais toujours mon sport pendant que mon homme est au travail (j’ai déjà suffisamment honte de m’être laissée grossir comme ça, je ne vais pas lui faire le plaisir de me voir toute dégoulinante de sueur, aussi gracieuse qu’un phoque en rut), donc si je tombe alors qu’il est absent, les conséquences risquent d’être désastreuses.

Niveau cardio, je ne sens pas de réelle amélioration pour le moment : je fatigue moins vite, certes, mais j’ai toujours le cœur qui bat à fond à la fin de chaque séance.

Cependant j’ai vu une réelle amélioration au niveau des cuisses : je les trouvais plus fermes, et en effet, j’ai perdu 1.6cm en une semaine ! Le truc de fou ! Je n’ai pas encore mesuré pour la 2ème semaine et je pense que je ne le ferai pas, car je n’ai pas envie de me mettre la pression. C’était juste pour voir.

Je n’ai pas acheté de balance pour mesurer mon poids et là non plus je ne le ferai pas, car je n’ai pas envie de devenir une de ces cruches obsédées par leur poids qui se ruent vers la balance au moindre écart non-healthy. J’ai déjà quelques nanas comme ça dans mon entourage qui me font régulièrement lever les yeux au ciel, alors pitié, je ne veux pas leur ressembler. Ce qui me dégoûte c’est surtout le gras, ça ne me dérange pas de peser lourd tant que je ne dégouline pas de graisse par tous les pores. Déjà, j’arrive de nouveau à entrer dans mon 42, ce qui me rassure, je suis sur la bonne voie. Si je passe à une taille 40, par contre, je serai un peu dans la mouise car je n’ai aucun pantalon de cette taille.

Néanmoins, ce qui m’interpelle le plus, c’est l’ennui. Je pédale en me mettant un film pour éviter de m’ennuyer, et pourtant, je me force. Je déteste le vélo. Pédaler pour pédaler, pouah. A chaque séance je vois les secondes passer et je me force en mode « encore 5 minutes » puis « encore 5 minutes », etc, pendant 45 minutes. C’est à peine si je me concentre sur le film. Je ne sais pas trop comment aller au-delà de cet ennui qui tue ma motivation. Le froid n’arrange rien non plus : je vis dans un appartement mal isolé, qui en hiver est glacial le matin : j’ai à peine la motivation pour me déshabiller pour aller à la douche car le froid mord la moindre partie dénudée de mon corps. Alors me changer pour me mettre en tenue… 😦

Il y a la Kariana qui a envie de maigrir, de se muscler, qui est motivée pour se bouger et la Kariana qui sait qu’elle va perdre 1h de sa vie à s’ennuyer à mourir et qui préfèrerait encore crever que monter sur ce foutu vélo. Je comprends mieux pourquoi j’avais vendu l’ancien : je m’emmerde avec ça.

Le souci, c’est que les seuls sports qui me plaisent ne me sont plus accessibles à l’heure actuelle : je n’ai pas l’argent et je n’ai plus la condition physique. Sincèrement je pense que même en m’entraînant intensivement je ne parviendrai pas à atteindre le niveau que j’avais en taekwondo pendant mon adolescence. J’ai gardé des réflexes (qui sont souvent bien violents, les pervers du RER s’en souviennent), un certain courage, je sais qu’en cas de danger je ne serai pas tétanisée mais ça s’arrête là. Et puis le taekwondo, ça ne me fera pas maigrir. Ça va me faire bouger oui, mais pas au point de perdre tout le gras accumulé. Un sport qui me plaît ne me permettra pas de remplir mon objectif.

Bref, un premier bilan mitigé, car si les résultats sont là, je n’éprouve pas le moindre plaisir à faire mon sport journalier. Et me connaissant, il va falloir que je trouve la parade sinon je vais tout envoyer paître. La motivation à maigrir ne fera hélas pas tout. Et lire des femmes qui prennent un plaisir fou à chaque séance de sport pendant que moi je me force pour chaque minute n’arrange rien, j’avoue. J’ai peut-être choisi le mauvais sport, mais il n’y en a pas non plus 36 à faire chez soi, non-coachée, avec un manque évident de place.

Un petit mot sur le vélo au cas ou certain(e)s hésitent, tant qu’à faire :

Il s’agit de l’Ultrasport F-Bile 150/200B, acheté sur Amazon (je n’aime pas encourager cette enseigne, mais bon). Pour un sport quotidien sans prise de tête, il est bon : il se monte facilement, se plie/déplie facilement pour le ranger dans un coin.

Il ne fait pas de bruit pour les premiers niveaux de résistance, par contre à partir de 4/5 on commence à l’entendre, comme un léger grincement. Pour le moment je n’ai pas été au-delà de 5 donc je ne saurai pas vous dire si les derniers sont bruyants.

Je trouve que la lanière des pédales tient mal. D’ailleurs si comme moi vous êtes court sur pattes vous allez avoir un peu de mal : vous avez le choix entre vous faire mal à la foufoune pour pouvoir poser les pieds à plat ou vous caler correctement et toucher les pédales avec la pointe des pieds. J’ai choisi de sacrifier mes pieds ^^

Le petit écran me déçoit aussi : les fils dépassent, le bouton n’est pas pratique, il faut parfois appuyer plusieurs fois pour avoir la donnée que l’on veut. On sent la mauvaise qualité à ce niveau. Après si ce n’est pas à usage professionnel, ça va très bien. Il suffit de presser le bouton pour switcher les données et remplir son petit tableau. Mais si j’avais dû le payer 170 euros je l’aurais eu fade d’avoir un écran aussi pourri.

Le guidon est pas mal pour pouvoir se caler un bouquin tout en pédalant. Ça aide un peu à surmonter l’ennui, si vous êtes capable de lire en pédalant ^^

Voilà, voilà.

Comme j’aimerais voir la France se rebeller…

rolexJ’aime bien la pancarte qui résume ma pensée

Je crois qu’il y a une phrase que je ne supporte plus d’entendre lorsqu’on parle de politique : « C’est comme ça, on y peut rien ». On regarde complaisamment nos hommes et femmes politiques s’en mettre plein les poches tout en nous insultant d’assistés et en chiant sur nos droits, on regarde nos médias plus ou moins complices abonder dans leur sens et nous monter les uns contre les autres. On les laisse nous manipuler, nous faire croire ce qu’ils veulent.

Saviez-vous qu’au Danemark, si une affaire comme le Penelope Gate éclatait, le candidat serait cuit depuis longtemps ? Comme expliqué dans cet article, en France, un candidat ne peut pas se présenter s’il est mis en examen, alors que s’il a déjà été condamné, ce n’est pas grave. Je ne crois pas en la deuxième chance en politique, notre histoire nous a montré plus d’une fois que traître trahira. Beaucoup de gens se sont mobilisés pour que Sarkozy le corrompu ne passe pas les primaires, tout ça pour devoir choisir entre Juppé le déjà-condamné et Fillon cache-ses-casseroles (soyez francs, on s’en doutait qu’il n’était pas tout blanc). On a dégagé la Peste pour récolter le Choléra, merveilleux !

Nous sommes dirigés par des gens présentés comme des élites, issus pour la plupart de « Grandes Écoles » (comprendre par là : écoles trop chères pour toi, prolo). On nous les présente comme étant les seuls aptes à nous gouverner, à avoir les compétences pour. La seule chose dans laquelle ils brillent, c’est dans le détournement de fonds. On a créé des générations de pistonnés (non, il n’est pas normal de privilégier un proche ! L’égalité des chances doit être réelle !), de trafiquants, et disons-le, d’assistés (Un salaire monstrueux sans obligation de présence aux assemblées, c’est quoi ? Les rentes à vie, c’est quoi ? Bingo, l’assistanat, le vrai, celui qui vous coûte bien plus que le RSA du voisin chômeur !) qui gardent jalousement leurs privilèges, et tout le monde trouve ça normal.

La France est corrompue jusqu’à la moelle. Tout le monde le sait. Personne ne fait rien. C’est mieux de râler aux repas de famille avec le tonton raciste et la tata qui taxe tous les chômeurs de fainéants.

On reproche souvent aux assemblées de ne pas connaître les véritables difficultés du peuple. On rit jaune devant leurs discours à des lieues de notre réalité. Mais déjà, pourquoi ces assemblées sont-elles politisées ? Si on veut qu’elles nous ressemblent, il faut qu’elles soient composées de gens du peuple. De tous les corps de métiers, de l’ouvrier au grand patron (si on veut être juste il faut une place pour tous ^^) et même de chômeurs qui pourront témoigner de la réalité du terrain (on ne peut pas compter sur les conseillers pour ça, étant donné que la plupart ne sont bons qu’à moraliser, culpabiliser, etc). Non, on a pas besoin de sortir de l’ENA pour comprendre les tenants et les aboutissants d’un texte de loi. Il n’y a aucune raison de laisser des politicards décider pour nous ! Évidemment tout le monde a une orientation politique plus ou moins définie, et certains voteront en fonction, mais le but est avant tout de représenter TOUT LE MONDE, sans distinction. En France le pouvoir est censé appartenir au peuple, mais il ne nous appartient plus depuis bien longtemps.

La corruption est également un gros, gros problème. C’est normal dans une société qui place l’argent, le profit au-dessus de tout. Lors des primaires de la gauche, une femme a déclaré qu’elle avait voté pour Valls car avec son revenu de base, Hamon lui faisait peur, elle ne voulait pas partager ses richesses avec les pauvres. On en est là. C’est vraiment pitoyable de voir des gens se rattacher à leur argent, prêts à laisser crever leurs congénères la bouche ouverte. Tout ça pour cumuler bien plus que ce qu’il est nécessaire d’avoir pour vivre confortablement. A quoi bon en avoir trop ? C’est certes agréable de ne pas regarder à la dépense, de pouvoir se faire plaisir, mais est-ce que ça doit passer par la souffrance des autres ? N’est-il pas préférable de renoncer à certaines choses largement dispensables afin que tout le monde puisse vivre décemment, dignement ?

Récemment, en Roumanie, le peuple est descendu dans la rue. Pourquoi ? Parce que le gouvernement a eu le culot d’assouplir la législation anti-corruption afin de pouvoir continuer leurs magouilles pépère. Et ce, pendant que le peuple crevait la dalle. Il y a eu une mobilisation sans précédent pour abroger le décret sur la corruption, et les manifestations continuent malgré le retrait du décret. Pour les roumains, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Pour les français, combien de corrompus devront se succéder au pouvoir avant qu’ils ne se mobilisent ? Pour qu’ils se décident à œuvrer ENSEMBLE pour dégager toute cette pourriture qui nous gouverne ? Nous sommes tous dans le même bateau. Les dinosaures dégagés des primaires au profit des outsiders montrent une volonté de changement, mais cette volonté peine à se traduire en actes. Nous nous apprêtons à élire quelqu’un qui a été formé par les mêmes écoles que les prédécesseurs, qui ont été formés par les prédécesseurs, et il est illusoire de penser que les chiens font des chats ! Rien ne changera.

Je note aussi une certaine jalousie qui empêche des mouvements comme celui du revenu de base de s’imposer. Je vois souvent le même argument revenir : « J’ai bossé toute ma vie, ce n’est pas pour une génération de fainéants ! ». Comme si le fait de vouloir changer, échapper à un monde du travail toxique, anxiogène, qui nie notre humanité et nous pousse à bout faisait de nous des fainéants. Parce que la génération précédente a souffert, la génération suivante doit souffrir. Non. Ce n’est pas en reproduisant les erreurs de nos aînés que l’on change, que l’on apprend. Le monde du travail, actuellement, c’est un monde dans lequel on ne te laisse même plus apprendre, tu dois avoir 20 ans d’expérience en sortant de l’école. Il faut des diplômes pour faire du repassage ou récurer les chiottes. On ne te propose que des contrats minables avec lesquels on te tient à la gorge car tu es facilement remplaçable. Les salaires sont tellement bas et les allocations si insuffisantes que tu ne peux même pas démissionner pour essayer de trouver un patron plus humain. Donc tu restes, tu pleures, tu te laisses robotiser jusqu’à la retraite. Merde, nous n’avons qu’une seule vie et nous la passons à travailler jusqu’à en crever pour des gens qui se gavent sur notre dos !

Nous POUVONS changer les choses, inverser la tendance. Les opprimés sont plus nombreux que les oppresseurs. Si tout le monde se mobilise, si nous décidons de regagner notre humanité, nous pouvons le faire. A quand un Président qui dira aux lobbys d’aller se faire foutre, que c’est le peuple français (note pour Jean-Michel Morale : « peuple français » signifie résident français, y compris les personnes ayant une carte de séjour ou je ne sais quoi) qui compte avant tout ? A quand un gouvernement prêt à représenter tout le monde ? A quand un gouvernement qui fera réellement quelque chose, pour remettre l’être humain sur le devant de la scène et non faire la petite pupute des lobbys ? Quand est-ce qu’on dira aux privilégiés qui nous disent de la fermer et bosser plus qu’ils peuvent aller se faire voir ? Qu’ils peuvent échanger nos places s’ils ne sont pas contents ?

Vous imaginez si toutes les petites mains décidaient d’arrêter de se laisser faire ? Le pays serait suffisamment bloqué pour qu’on nous écoute. Pour qu’on puisse dégager le moindre homme politique soupçonné de corruption, de collusion, de conflit d’intérêts, pour qu’on puisse faire voter des lois contre la corruption (et qui, elles, seront appliquées), pour qu’on puisse obliger les gouvernements à tenir leurs promesses, à rester transparents (il est possible qu’une promesse ne soit pas réalisable : dans ce cas, pourquoi ?). Pour qu’on puisse interdire d’avoir des comptes blindés dans des paradis fiscaux, l’argent d’un pays doit y être réinvesti ! Pour qu’on puisse, tout simplement, montrer l’exemple de ce que doit être une démocratie, une vraie. On nous présente comme le monde civilisé alors que nous sommes englués dans l’injustice !

J’ai bien envie de réunir des gens qui, comme moi, en ont marre que rien ne change. Des gens qui sont motivés, qui s’y connaissent un minimum en droit pour savoir ce qu’il est possible de faire, en médias indépendants pour pouvoir balancer toute la vérité sans censure, des meneurs de troupes pour rassembler tout le monde et enfin, reprendre ce pouvoir qui est censé être nôtre pour donner à tout le monde des conditions de vie décentes. Des conditions de vie humaines, que tout le monde mérite, quels que soient leurs choix. Je ne veux pas faire de politique, je veux changer la politique, je veux changer les choses. Je veux un monde dans lequel il est agréable de vivre et dans lequel l’humain n’aura pas oublié sa place.

J’ai songé à un groupe Facebook (faut bien commencer quelque part) mais j’ai un peu peur de la censure aléatoire. Peut-être un forum ?

Quand la balance me trahit

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Bon, je savais déjà que j’avais pris du poids, et pas mal. Avant de décrocher mon contrat de six mois, j’avais mis en place tout un petit programme de gym à la maison pour ne pas trop prendre, et c’était efficace.

Et puis le stress, et puis la maltraitance au travail aidant, je n’ai plus du tout pris soin de moi. J’ai laissé mes cuisses se toucher de nouveau et un bidou apparaître. Si certaines femmes disent s’assumer avec leur graisse, ce n’est pas du tout mon cas. J’ai toujours trouvé l’obésité laide. Je ne suis certes pas encore obèse, mais voilà, lorsque j’ai été faire ma visite annuelle à l’hôpital pour mes soucis de santé, la balance m’a dénoncée : +7kg en 8 mois (j’ai fini mon contrat début décembre ^^).

C’est de ma faute, certes. Je me suis vue grossir, et j’ai choisi les œillères parce que j’étais trop déprimée pour me bouger. Je rentrais chez moi épuisée moralement et mes week-ends étaient surtout là pour faire ma part de corvées et tenter de décompresser. J’ai sous-estimé le pouvoir de la dépression en niant mon état et en montrant les dents dix fois plus fort.

Le résultat est là. J’ai fait quelques tests supplémentaires et il s’avère que je n’ai aucun souci d’endurance. J’ai beau avoir des cuisses bien grasses, je peux marcher très longtemps avant d’avoir mal. Par contre, mon cœur ne suit pas, et mes poumons non plus (pour les poumons, c’est normal vu ma maladie). Ma kiné m’a conseillé quelques exercices cardio pour perdre du poids tout en améliorant cet aspect. Pour les poumons, évidemment, on ne peut rien faire.

Ce qui m’a choquée, par contre, c’est quand j’ai vu ma pneumologue et qu’elle m’a sorti : « Bon, va falloir arrêter le grignotage et les fast-food hein !« .

Pardon ?

Elle ne connaît absolument pas mes habitudes alimentaires et m’accuse cash de grignoter et de bouffer de la merde. C’est bien connu, quand on prend du poids c’est parce qu’on s’empiffre. Or, non. Déjà, je ne fréquente pas les fast-foods, je ne vais même pas au restaurant. Je n’en ai ni l’envie (aller au restau pour manger un plat à la nicotine à cause des drogués qui ne peuvent pas se retenir, et ce juste à côté de la porte, non merci) ni les moyens (la région parisienne, c’est hors de prix). Ensuite, je ne grignote pas. Enfin, presque pas. Il peut m’arriver d’attraper une noix en allant à la cuisine, mais ça s’arrête là, ça n’a rien de récurrent.

Ensuite, depuis quelques mois j’ai changé d’alimentation. Je suis passée d’une alimentation à base de plats préparés et de trucs bien sucrés à une alimentation à peu près équilibrée (j’ai du mal avec les légumes, du coup ce sont les mêmes qui reviennent : patates, épinards, carottes…), locale, éthique et majoritairement bio. J’ai réduit les produits laitiers qui me provoquaient d’horribles maux de ventre aux profit de yaourts aux laits végétaux moins gras et moins sucrés. Bref, mon alimentation n’est pas encore parfaite, mais elle est loin d’être mauvaise.

J’admets que j’ai augmenté les quantités pendant mon travail, mais d’un autre côté je me bougeais plus car j’avais pas mal de marche à pied, et encore une fois, ça n’avait rien de choquant.

Par contre, j’ai eu droit à un florilège de cachets pour mon endométriose, histoire d’essayer de trouver un truc qui fonctionne, et pour mon pauvre corps qui subissait ma chef qui fumait dans les locaux sans le moindre respect pour les autres. Je ne serais pas étonnée que mon poids vienne en partie de là.

Dans tous les cas, il me faut le perdre, j’aimerais redescendre en dessous des 60kg. Je n’ai pas envie de me priver pour autant, donc ça va passer par une réduction des quantités et du sport. Je vais essayer de piocher dans les méthodes gratuites pour me composer un menu car je n’ai pas les moyens de payer un bon nutritionniste (ça fait presque deux mois que j’ai fini mon contrat, la CAF m’a coupé les vivres et Pôle Emploi ne m’a toujours rien versé) et en plus je suis difficile, mais j’avoue que je ne suis pas très enthousiaste à l’idée de peser mes aliments pour manger le strict nécessaire.

Sincèrement, j’ai été choquée d’avoir pris autant. Je m’y attendais mais voilà, quand on se voile la face et qu’on redescend sur terre, ça fait mal. J’espère que je vais y arriver.

Résilier chez SFR, c’est comme aller détruire l’anneau unique dans le Mordor

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La fibre, si comme moi vous êtes une nerd amatrice de jeux en ligne, c’est le must-have. Avec ça vous pouvez jouer tout en écoutant des vidéos Youtube et sans avoir un poil de lag.

Sachant que nous étions chez Numéricable qui nous proposait une vieille box avec un ADSL complètement pourri (c’était genre : mon homme regarde une vidéo, moi je ne peux plus faire quoi que ce soit sur internet), nous étions bien tentés par aller voir ailleurs. Deux ans auparavant, Orange nous avait laissé un prospectus comme quoi la fibre arrivait bientôt dans le quartier mais toujours rien en vue. Il ne restait que SFR. Nous nous sommes donc rendus en boutique, avons hésité un peu parce que les tarifs étaient quand même prohibitifs (20 balles de plus que sur internet, mais via internet ils ne détectaient pas mon adresse) puis avons sauté le pas.

Nous nous sommes vite aperçus qu’il ne s’agissait pas de fibre mais d’internet très haut débit, coaxial, mais le réseau était malgré tout bien meilleur que celui que nous avions et il nous suffisait, donc nous n’avons rien dit.

Pendant quelques mois, rien à signaler à part de fréquentes micro-coupures, en général sans gravité, déjà plus chiantes en pleine session de gaming (quand vous coupez 3 ou 4 fois pendant une partie de League of Legends, non seulement ça vous énerve mais en plus ça plombe l’ambiance de l’équipe car les coéquipiers ne vont pas apprécier non plus ^^). On a averti SFR qui n’a rien fait, apparemment c’était normal. Bon.

Et puis en début d’été, ça s’est dégradé. De micro-coupures on est passés à des coupures plus longues, plusieurs heures, puis carrément plusieurs jours. Et à chaque fois SFR mettait deux semaines à nous envoyer un technicien. De plus, il fallait gueuler comme c’est pas permis pour avoir une compensation financière (non seulement c’est cher, mais en plus payer pour ne pas avoir internet, bon…), pas toujours avec succès. Ils jouaient sur le fait d’avoir plusieurs interlocuteurs différents pour ne pas faire passer l’info.

Nous étions engagés pour un an, et les 6 derniers mois ont été horribles. On a plus souvent été sans internet qu’avec. Ils nous tenaient par la gorge avec des frais de résiliation très élevés et aussi par le fait qu’on ne voulait pas revenir à l’ADSL.

Et puis j’en ai eu marre, je me suis dit que l’ADSL valait mieux que pas d’internet du tout et du foutage de gueule, donc j’ai entamé la procédure de résiliation. C’est là que les ennuis ont vraiment commencé.

Déjà, la procédure de résiliation via le site n’est pas claire. En plus, ils envoient le bordereau de restitution par courrier, avec leur méthode habituelle : poster ça un vendredi au tarif minimum, pour que ça mette énormément de temps à arriver, et quand vous recevez le courrier vous vous apercevez qu’il y a une date limite de 10 jours pour renvoyer le matériel. Autrement dit ça vous fait rusher l’emballage de la box (il nous restait 2 jours quand on a reçu le papier) et avec un peu de chance vous oublierez des éléments qui vous seront facturés bonbon !

Cependant j’ai réussi à renvoyer dans les temps en ayant bien vérifié que tout y était. Le 7 novembre. J’ai gardé précieusement mon bordereau avec le tampon du point relais.

Le 25 novembre, SFR me remboursait le dépôt de garantie (qu’on ne vous rembourse que si tout le matériel a été restitué) et je pensais en avoir fini.

Vous pensez bien que si cet article existe c’est que non.

Début décembre, je reçois un sms comme quoi je vais être prélevée de 299 euros pour cause de matériel non-rendu. WTF ? On me rembourse du dépôt de garantie parce que j’ai tout rendu mais on va me prélever parce qu’il manque des choses ? Je regarde sur internet leur « grille des tarifs » pour les soucis de matériel non-rendu et cette somme correspond à la box. Carrément. Je pense que si j’avais oublié la box dans mon paquet de retour je m’en serais aperçue. C’est généralement le premier truc que l’on cale dedans et si par hasard elle était restée à la maison… vu le volume, j’aurais remarqué, hein.

Je me retrouve donc à tenter de les contacter, d’abord par téléphone, mais je tombe sur le classique cliché de la nana qui comprend à peine le français, couplé à un très mauvais réseau mobile (je suis chez Red SFR, coïncidence ? Je ne crois pas) qui faisait que moi aussi j’avais du mal à comprendre. J’ai laissé tomber et j’ai tenté la chatbox… pour m’apercevoir que je n’y ai plus accès puisque je ne suis plus considérée comme cliente. Bon. Je tente également Twitter, mais là aussi impossible de les joindre, ils ne répondent pas.

Il me reste donc Facebook. Finalement ce n’est pas si mal d’y être inscrite (j’ai tendance à conchier ce réseau, surtout depuis les pubs imposées). Je laisse un message, et plusieurs heures après, j’ai enfin droit à une réponse. Je gueule un peu, j’envoie ma preuve de dépôt scannée, mais le souci c’est que je me retrouve pour chaque message face à un interlocuteur différent et ça n’aide pas à la résolution du problème (à chaque fois on me redemande d’exposer le problème, de donner mes preuves…). J’ai fini par demander un interlocuteur unique et une certaine Colette (nom d’emprunt je suppose) m’annonce qu’elle a arrangé le souci grâce à mes preuves et que ce sera réglé à la prochaine facture.

Quelques jours plus tard, la facture en question est émise, rien n’a été arrangé et en prime SFR a tenté de me prélever la somme –fort heureusement, mon premier réflexe a été de révoquer leurs prélèvements-. Je retourne sur Facebook pour gueuler et on me dit que le souci a été arrangé. Je comprends alors qu’il est inutile de compter sur l’équipe de Facebook, de bonne foi mais dont les directives ne sont visiblement pas suivies.

De son côté, mon homme part se renseigner dans une boutique SFR. Il tombe sur un vendeur qui comprend immédiatement le problème, extrêmement fréquent, et lui conseille de révoquer les prélèvements en espérant que SFR laisse tomber. Il lui dit également que ça ne sert à rien de passer par les réseaux sociaux car les services ne communiquent pas entre eux et ne lisent pas les notes sur les dossiers. On avait remarqué.

Ok. Donc je fais quoi moi ?

Je finis par prendre conseil sur divers forums de consommateurs et on me dit d’envoyer un recommandé pour les obliger à corriger leur facture abusive. On me donne même un modèle de lettre. Je m’exécute donc, joins des photocopies de mes preuves de dépôt et de contacts avec leur équipe et envoie le tout en recommandé AR.

SFR m’envoie par mail un accusé de réception de demande le 30 décembre, et le 31, je reçois un mail de la part d’un certain « Olivier du Besset, directeur de la relation client » pour me dire qu’après examen de mon dossier, ils corrigeraient le souci de sur-facturation par un avoir correspondant sur la prochaine facture, celle de janvier.

Encore de l’attente. Mais si c’est pour que tout soit corrigé, je prends mon mal en patience.

Sauf que le 18 janvier, je reçois un courrier de menaces d’SFR, m’enjoignant de payer la facture sous 10 jours, sinon la somme sera récupérée « par voie judiciaire ». Courrier signé par ce même Olivier du Besset, qui je suppose est un prête-nom, mais ça ne fait pas sérieux. Pessimiste de nature, je sens l’entourloupe arriver, mais la facture de janvier n’est toujours pas générée et il s’agit peut-être d’un courrier automatique dû au manque de communication entre les équipes.

Sauf que le jour J, pas de nouvelle facture. Dans mon espace SFR, la seule chose que l’on me propose de faire est de payer. J’attends quelques jours mais toujours rien.

Dans mes dents le recommandé à 5 balles, j’ai fait tout ça pour rien.

J’ai décidé de ne plus envoyer de recommandés, c’est de l’argent gâché, j’ai mes preuves de dépôt, les preuves de contacts avec SFR où on me dit plusieurs fois que tout va bien, s’ils veulent passer par voie judiciaire, je les attends. S’ils commencent à me harceler, je me rendrai chez le juge de proximité pour exposer le problème, les tribunaux ont l’habitude. En tous cas SFR c’est fini pour moi. Quels escrocs !

Je ne suis pas une bonne amie car je ne veux pas changer pour les autres

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C’est toujours la même chose…

Au quotidien, j’ai beaucoup de difficultés dans mes relations sociales. Elles ont toujours été attribuées à la timidité, mais je ne suis pas timide. Ça, c’est l’excuse facile pour éviter d’approfondir le sujet. La vérité, c’est que j’ai une véritable répulsion pour les activités sociales classiques : tenir une conversation orale (de quelques secondes ça va, mais si ça dure trop longtemps je vais me sentir mal à l’aise et vouloir partir en courant), aller boire un verre ou se faire un restaurant, faire une sortie, etc. A chaque fois que je reçois une proposition du genre, c’est rétropédalage, je fuis, voir j’envoie carrément chier la personne. Même si 5 minutes avant on rigolait comme des baleines en discutant sur le chat de Facebook.

Je n’ai donc pas d’amis dans la vraie vie. Enfin, si on peut appeler amis des gens à qui je parle tous les 36 du mois et que j’ai vaguement connus au lycée alors j’en ai quelques uns, mais sinon, non.

Je ne ressens pas de manque à ce sujet.

La plupart de mes « amis » (on va parler en termes d’amis Facebook, pas d’amitié) sont des connaissances virtuelles. Je joue à des jeux en ligne, fréquente des forums ou des blogs depuis plus de 10 ans et je suis certaines personnes depuis le début. J’en ai vu devenir parents, se marier. Certains plus jeunes que moi.

Et depuis tout ce temps, j’ai eu beaucoup de reproches. Parce que je refuse de mettre ma webcam « pour vérifier que t’es bien une fille lol ». Parce que je refuse d’envoyer une photo, même une simple photo, même de dos « pour vérifier que t’es pas grosse même si je te le dirai jamais lol ». Parce que je refuse les IRL en toute amitié des guildes dans lesquelles je suis depuis des années. Avec des gens que je connais depuis des années. Qui aujourd’hui me sont plus proches que ma famille (bon ça en même temps c’est pas compliqué). Certains savent même où j’habite, mais ne se sont jamais permis de venir frapper à ma porte. En même temps, ils savent que je le prendrais mal.

Parfois, ça s’est transformé en accusations, en insultes : si je refuse de me montrer, c’est forcément que je suis laide, que je suis obèse, que j’ai honte, etc. Pourtant non, je suis on ne peut plus random. Ni laide, ni belle. On a essayé de me culpabiliser : je ne ressens donc rien envers eux, qui eux me considèrent comme leur amie, voir leur leader (j’ai été meneuse de guilde) ? Pourquoi être si distante ?

Pourtant, je suis toujours claire depuis le début : pas de photos, pas de rencontres, je ne veux rien, je n’accepte rien. Si la personne a besoin de moi pour parler, je serai toujours là, mais jamais il n’y aura quoi que ce soit de plus. La relation la plus pure à mes yeux, basée uniquement sur la personnalité. Aucune influence extérieure. La plupart des gens comprennent. Mais d’autres pensent qu’après plusieurs années, je leur dois quelque chose.

Ce fut le cas avec un ami de longue date. Qui a cru bon d’insister pour se rencontrer avant que je ne quitte Paris. J’ai refusé une fois. Quelques jours après il revenait à la charge, en me disant que j’étais trop timide, trop distante, qu’il fallait me dévergonder un peu. Que depuis toutes ces années il ne savait toujours pas à quoi je ressemblais. J’ai de nouveau refusé. Depuis, il revient me parler de temps en temps, mais ce n’est pas difficile de sentir que quelque chose s’est brisé.

En quoi est-ce important de savoir à quoi je ressemble pour accepter mes mots, mon oreille attentive, mon réconfort, mes blagues de merde ? Pourquoi toujours vouloir plus ?

Pourquoi ne pas respecter ce que je suis ?

Il paraît que je suis une mauvaise amie car je refuse de changer, de me forcer pour quelqu’un. Pourtant je n’ai jamais refusé un contact, certes distant, mais un contact quand même. Je ne refuse pas de répondre aux questions de ceux qui veulent en savoir plus sur moi, tant que ce n’est pas intrusif. Parfois je me transforme même en bureau des pleurs, en psy, parce que certains se tournent vers moi quand ils en ont besoin, malgré ma distance. Je ne me défile jamais.

Je resterai une mauvaise amie, tant pis. D’un autre côté, je ne cherche pas l’amitié, si les autres ne viennent pas, ce n’est pas moi qui viens vers eux, je ne demande rien, je n’ai besoin de rien. Un véritable ami ne cherche pas à changer la nature des gens. Ne cherche pas à forcer les gens.

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