Résilier chez SFR, c’est comme aller détruire l’anneau unique dans le Mordor

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La fibre, si comme moi vous êtes une nerd amatrice de jeux en ligne, c’est le must-have. Avec ça vous pouvez jouer tout en écoutant des vidéos Youtube et sans avoir un poil de lag.

Sachant que nous étions chez Numéricable qui nous proposait une vieille box avec un ADSL complètement pourri (c’était genre : mon homme regarde une vidéo, moi je ne peux plus faire quoi que ce soit sur internet), nous étions bien tentés par aller voir ailleurs. Deux ans auparavant, Orange nous avait laissé un prospectus comme quoi la fibre arrivait bientôt dans le quartier mais toujours rien en vue. Il ne restait que SFR. Nous nous sommes donc rendus en boutique, avons hésité un peu parce que les tarifs étaient quand même prohibitifs (20 balles de plus que sur internet, mais via internet ils ne détectaient pas mon adresse) puis avons sauté le pas.

Nous nous sommes vite aperçus qu’il ne s’agissait pas de fibre mais d’internet très haut débit, coaxial, mais le réseau était malgré tout bien meilleur que celui que nous avions et il nous suffisait, donc nous n’avons rien dit.

Pendant quelques mois, rien à signaler à part de fréquentes micro-coupures, en général sans gravité, déjà plus chiantes en pleine session de gaming (quand vous coupez 3 ou 4 fois pendant une partie de League of Legends, non seulement ça vous énerve mais en plus ça plombe l’ambiance de l’équipe car les coéquipiers ne vont pas apprécier non plus ^^). On a averti SFR qui n’a rien fait, apparemment c’était normal. Bon.

Et puis en début d’été, ça s’est dégradé. De micro-coupures on est passés à des coupures plus longues, plusieurs heures, puis carrément plusieurs jours. Et à chaque fois SFR mettait deux semaines à nous envoyer un technicien. De plus, il fallait gueuler comme c’est pas permis pour avoir une compensation financière (non seulement c’est cher, mais en plus payer pour ne pas avoir internet, bon…), pas toujours avec succès. Ils jouaient sur le fait d’avoir plusieurs interlocuteurs différents pour ne pas faire passer l’info.

Nous étions engagés pour un an, et les 6 derniers mois ont été horribles. On a plus souvent été sans internet qu’avec. Ils nous tenaient par la gorge avec des frais de résiliation très élevés et aussi par le fait qu’on ne voulait pas revenir à l’ADSL.

Et puis j’en ai eu marre, je me suis dit que l’ADSL valait mieux que pas d’internet du tout et du foutage de gueule, donc j’ai entamé la procédure de résiliation. C’est là que les ennuis ont vraiment commencé.

Déjà, la procédure de résiliation via le site n’est pas claire. En plus, ils envoient le bordereau de restitution par courrier, avec leur méthode habituelle : poster ça un vendredi au tarif minimum, pour que ça mette énormément de temps à arriver, et quand vous recevez le courrier vous vous apercevez qu’il y a une date limite de 10 jours pour renvoyer le matériel. Autrement dit ça vous fait rusher l’emballage de la box (il nous restait 2 jours quand on a reçu le papier) et avec un peu de chance vous oublierez des éléments qui vous seront facturés bonbon !

Cependant j’ai réussi à renvoyer dans les temps en ayant bien vérifié que tout y était. Le 7 novembre. J’ai gardé précieusement mon bordereau avec le tampon du point relais.

Le 25 novembre, SFR me remboursait le dépôt de garantie (qu’on ne vous rembourse que si tout le matériel a été restitué) et je pensais en avoir fini.

Vous pensez bien que si cet article existe c’est que non.

Début décembre, je reçois un sms comme quoi je vais être prélevée de 299 euros pour cause de matériel non-rendu. WTF ? On me rembourse du dépôt de garantie parce que j’ai tout rendu mais on va me prélever parce qu’il manque des choses ? Je regarde sur internet leur « grille des tarifs » pour les soucis de matériel non-rendu et cette somme correspond à la box. Carrément. Je pense que si j’avais oublié la box dans mon paquet de retour je m’en serais aperçue. C’est généralement le premier truc que l’on cale dedans et si par hasard elle était restée à la maison… vu le volume, j’aurais remarqué, hein.

Je me retrouve donc à tenter de les contacter, d’abord par téléphone, mais je tombe sur le classique cliché de la nana qui comprend à peine le français, couplé à un très mauvais réseau mobile (je suis chez Red SFR, coïncidence ? Je ne crois pas) qui faisait que moi aussi j’avais du mal à comprendre. J’ai laissé tomber et j’ai tenté la chatbox… pour m’apercevoir que je n’y ai plus accès puisque je ne suis plus considérée comme cliente. Bon. Je tente également Twitter, mais là aussi impossible de les joindre, ils ne répondent pas.

Il me reste donc Facebook. Finalement ce n’est pas si mal d’y être inscrite (j’ai tendance à conchier ce réseau, surtout depuis les pubs imposées). Je laisse un message, et plusieurs heures après, j’ai enfin droit à une réponse. Je gueule un peu, j’envoie ma preuve de dépôt scannée, mais le souci c’est que je me retrouve pour chaque message face à un interlocuteur différent et ça n’aide pas à la résolution du problème (à chaque fois on me redemande d’exposer le problème, de donner mes preuves…). J’ai fini par demander un interlocuteur unique et une certaine Colette (nom d’emprunt je suppose) m’annonce qu’elle a arrangé le souci grâce à mes preuves et que ce sera réglé à la prochaine facture.

Quelques jours plus tard, la facture en question est émise, rien n’a été arrangé et en prime SFR a tenté de me prélever la somme –fort heureusement, mon premier réflexe a été de révoquer leurs prélèvements-. Je retourne sur Facebook pour gueuler et on me dit que le souci a été arrangé. Je comprends alors qu’il est inutile de compter sur l’équipe de Facebook, de bonne foi mais dont les directives ne sont visiblement pas suivies.

De son côté, mon homme part se renseigner dans une boutique SFR. Il tombe sur un vendeur qui comprend immédiatement le problème, extrêmement fréquent, et lui conseille de révoquer les prélèvements en espérant que SFR laisse tomber. Il lui dit également que ça ne sert à rien de passer par les réseaux sociaux car les services ne communiquent pas entre eux et ne lisent pas les notes sur les dossiers. On avait remarqué.

Ok. Donc je fais quoi moi ?

Je finis par prendre conseil sur divers forums de consommateurs et on me dit d’envoyer un recommandé pour les obliger à corriger leur facture abusive. On me donne même un modèle de lettre. Je m’exécute donc, joins des photocopies de mes preuves de dépôt et de contacts avec leur équipe et envoie le tout en recommandé AR.

SFR m’envoie par mail un accusé de réception de demande le 30 décembre, et le 31, je reçois un mail de la part d’un certain « Olivier du Besset, directeur de la relation client » pour me dire qu’après examen de mon dossier, ils corrigeraient le souci de sur-facturation par un avoir correspondant sur la prochaine facture, celle de janvier.

Encore de l’attente. Mais si c’est pour que tout soit corrigé, je prends mon mal en patience.

Sauf que le 18 janvier, je reçois un courrier de menaces d’SFR, m’enjoignant de payer la facture sous 10 jours, sinon la somme sera récupérée « par voie judiciaire ». Courrier signé par ce même Olivier du Besset, qui je suppose est un prête-nom, mais ça ne fait pas sérieux. Pessimiste de nature, je sens l’entourloupe arriver, mais la facture de janvier n’est toujours pas générée et il s’agit peut-être d’un courrier automatique dû au manque de communication entre les équipes.

Sauf que le jour J, pas de nouvelle facture. Dans mon espace SFR, la seule chose que l’on me propose de faire est de payer. J’attends quelques jours mais toujours rien.

Dans mes dents le recommandé à 5 balles, j’ai fait tout ça pour rien.

J’ai décidé de ne plus envoyer de recommandés, c’est de l’argent gâché, j’ai mes preuves de dépôt, les preuves de contacts avec SFR où on me dit plusieurs fois que tout va bien, s’ils veulent passer par voie judiciaire, je les attends. S’ils commencent à me harceler, je me rendrai chez le juge de proximité pour exposer le problème, les tribunaux ont l’habitude. En tous cas SFR c’est fini pour moi. Quels escrocs !

Je ne suis pas une bonne amie car je ne veux pas changer pour les autres

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C’est toujours la même chose…

Au quotidien, j’ai beaucoup de difficultés dans mes relations sociales. Elles ont toujours été attribuées à la timidité, mais je ne suis pas timide. Ça, c’est l’excuse facile pour éviter d’approfondir le sujet. La vérité, c’est que j’ai une véritable répulsion pour les activités sociales classiques : tenir une conversation orale (de quelques secondes ça va, mais si ça dure trop longtemps je vais me sentir mal à l’aise et vouloir partir en courant), aller boire un verre ou se faire un restaurant, faire une sortie, etc. A chaque fois que je reçois une proposition du genre, c’est rétropédalage, je fuis, voir j’envoie carrément chier la personne. Même si 5 minutes avant on rigolait comme des baleines en discutant sur le chat de Facebook.

Je n’ai donc pas d’amis dans la vraie vie. Enfin, si on peut appeler amis des gens à qui je parle tous les 36 du mois et que j’ai vaguement connus au lycée alors j’en ai quelques uns, mais sinon, non.

Je ne ressens pas de manque à ce sujet.

La plupart de mes « amis » (on va parler en termes d’amis Facebook, pas d’amitié) sont des connaissances virtuelles. Je joue à des jeux en ligne, fréquente des forums ou des blogs depuis plus de 10 ans et je suis certaines personnes depuis le début. J’en ai vu devenir parents, se marier. Certains plus jeunes que moi.

Et depuis tout ce temps, j’ai eu beaucoup de reproches. Parce que je refuse de mettre ma webcam « pour vérifier que t’es bien une fille lol ». Parce que je refuse d’envoyer une photo, même une simple photo, même de dos « pour vérifier que t’es pas grosse même si je te le dirai jamais lol ». Parce que je refuse les IRL en toute amitié des guildes dans lesquelles je suis depuis des années. Avec des gens que je connais depuis des années. Qui aujourd’hui me sont plus proches que ma famille (bon ça en même temps c’est pas compliqué). Certains savent même où j’habite, mais ne se sont jamais permis de venir frapper à ma porte. En même temps, ils savent que je le prendrais mal.

Parfois, ça s’est transformé en accusations, en insultes : si je refuse de me montrer, c’est forcément que je suis laide, que je suis obèse, que j’ai honte, etc. Pourtant non, je suis on ne peut plus random. Ni laide, ni belle. On a essayé de me culpabiliser : je ne ressens donc rien envers eux, qui eux me considèrent comme leur amie, voir leur leader (j’ai été meneuse de guilde) ? Pourquoi être si distante ?

Pourtant, je suis toujours claire depuis le début : pas de photos, pas de rencontres, je ne veux rien, je n’accepte rien. Si la personne a besoin de moi pour parler, je serai toujours là, mais jamais il n’y aura quoi que ce soit de plus. La relation la plus pure à mes yeux, basée uniquement sur la personnalité. Aucune influence extérieure. La plupart des gens comprennent. Mais d’autres pensent qu’après plusieurs années, je leur dois quelque chose.

Ce fut le cas avec un ami de longue date. Qui a cru bon d’insister pour se rencontrer avant que je ne quitte Paris. J’ai refusé une fois. Quelques jours après il revenait à la charge, en me disant que j’étais trop timide, trop distante, qu’il fallait me dévergonder un peu. Que depuis toutes ces années il ne savait toujours pas à quoi je ressemblais. J’ai de nouveau refusé. Depuis, il revient me parler de temps en temps, mais ce n’est pas difficile de sentir que quelque chose s’est brisé.

En quoi est-ce important de savoir à quoi je ressemble pour accepter mes mots, mon oreille attentive, mon réconfort, mes blagues de merde ? Pourquoi toujours vouloir plus ?

Pourquoi ne pas respecter ce que je suis ?

Il paraît que je suis une mauvaise amie car je refuse de changer, de me forcer pour quelqu’un. Pourtant je n’ai jamais refusé un contact, certes distant, mais un contact quand même. Je ne refuse pas de répondre aux questions de ceux qui veulent en savoir plus sur moi, tant que ce n’est pas intrusif. Parfois je me transforme même en bureau des pleurs, en psy, parce que certains se tournent vers moi quand ils en ont besoin, malgré ma distance. Je ne me défile jamais.

Je resterai une mauvaise amie, tant pis. D’un autre côté, je ne cherche pas l’amitié, si les autres ne viennent pas, ce n’est pas moi qui viens vers eux, je ne demande rien, je n’ai besoin de rien. Un véritable ami ne cherche pas à changer la nature des gens. Ne cherche pas à forcer les gens.

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L’histoire du plombier misogyne

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Depuis que je suis dans cet appartement, j’ai toujours eu des soucis. Moisissures, eau chaude quand ça veut bien…

Il y a un peu plus d’un an, j’avais dû faire des pieds et des mains pour que la proprio radasse prenne en charge le remplacement du ballon d’eau chaude, car nous étions en plein hiver et du jour au lendemain, pouf, plus d’eau chaude.

Pour payer moins cher, la proprio a fait appel à un obscur portugais parent d’un résident de l’immeuble (ma résidence est dans un quartier très portugais, forcément :p) qui a décrété au bout de deux minutes d’examen du ballon qu’il fallait changer tout le matos. Ce jour-là, le gars est arrivé avec un apprenti alors que mon conjoint était encore au boulot, les deux gars n’avaient rien pris au sérieux de ce que je pouvais dire, se sont foutus de ma gueule à cause de ma collection de peluches et de mon sweat Saint Seiya. Bizarrement, quand mon homme est arrivé, ils sont subitement devenus trèèèèès respectueux de ma personne mais heureusement, il n’est pas dupe, surtout que j’avais ma tête de la fille à deux doigts de péter un câble. En plus ils m’avaient explosé le haut de mon escalier en bois en trébuchant, pour m’envoyer chier en me disant que « ça arrive ». Et la colle à bois pour réparer tes conneries, elle est gratuite peut-être ?

Bref, ils ont changé le ballon, on a récupéré de l’eau chaude pendant 48h et ensuite de nouveau l’eau chaude par intermittences, ce qui signifie pour nous des douches de 5 secondes montre en main avant de ne plus avoir d’eau chaude. Sauf que je n’avais pas du tout envie de voir ces gars revenir chez moi, donc on a laissé tel quel.

Et puis hier, voilà que ça frappe à ma porte. Le plombier, qui venait remplacer le ballon d’eau chaude des voisins qui eux non plus n’ont plus d’eau chaude. Il voulait demander si tout allait bien chez nous. Je lui ai lâché qu’à peine 48h après son intervention, on a de nouveau eu des soucis, et il me répond, royal « oui mais si vous prenez des douches d’1h aussi… »

Euh, what ? Le gars ne me connaît pas et décrète d’emblée que je prends des douches d’1h ? Alors que depuis plus d’un an c’est 5 min chrono et que je finis à l’eau glacée quand je dois me laver les cheveux ou m’épiler ?

Agacée, je lui réponds que non, je ne prends pas des douches d’1h, et il se met à ricaner. Il se fige quand mon homme arrive pour lui confirmer mais ne lâche rien pour autant, insinuant que c’est de notre faute, qu’on a un mode jour/nuit et qu’on a l’installation nécessaire pour avoir de l’eau chaude, « faut juste pas prendre des douches d’1h » (il ne lâche pas avec ça, il l’a répété au moins 15 fois).

Sauf que si on a autant de problèmes, c’est surtout parce que la zone est TRÈS calcaire et que les installations en souffrent. Sans parler de la personne qui a aménagé les apparts avec les matériaux les moins chers possibles et en s’y prenant comme un manche. Mais le gars, non, à l’entendre y’a pas un pet de calcaire, c’est nous qui nous y prenons mal.

Je laisse tomber et lui claque la porte au nez, le laissant marmonner sur « les foutues bonnes femmes ».

Le lendemain, le gars devait remplacer le chauffe-eau des voisins et moi je pars à l’hôpital pour faire des examens (j’ai eu un gros problème gynécologique qui au vu des résultats restera un mystère). Je reviens et trouve… la porte de mon appartement grande ouverte et des bruits à l’étage. WTF.

Méfiante, je prends mon katana et je monte à l’étage où je vois le plombier examiner mon chauffe-eau. Euh, tu fous quoi chez moi mon gars, qui t’a ouvert ? J’étais sûre d’avoir fermé, je suis une grosse parano à ce niveau-là. J’entends le concierge qui arrive et qui me dit que c’est lui qui a ouvert avec son passe (depuis quand t’as un passe toi ? La proprio nous a dit qu’elle lui avait retirés suite à une plainte collective, personne n’aimant l’idée d’avoir un fouineur qui a ses clés) parce que j’avais demandé une intervention. J’ai demandé une intervention moi ?

Le plombier me demande de ne pas jouer les femmes changeantes parce que la veille, je lui avais dit qu’il y avait un problème. Oui, j’ai dit qu’il y avait un problème, mais je n’ai pas demandé d’intervention et encore moins de toi, trou du cul. Et encore moins en mon absence ! Le concierge ne surveillait même pas, le gars pouvait très bien voler des trucs (j’ai du matériel électronique TRÈS coûteux, des livres et statuettes de collection…) ou tripoter ma lingerie… bref, il aurait pu faire n’importe quoi !

Je demande au plombier de se tirer de chez moi immédiatement, il me répond qu’il ira au bout de l’intervention. Mais tu t’es pris pour qui mec ? Énervée, je dégaine mon katana (qui est loin d’être en plastique) et lui hurle de se barrer. Il obtempère en gueulant que je suis complètement folle. Je le suis et hurle sur le concierge pour avoir ouvert la porte de mon appartement en mon absence. Il me répond qu’il est désolé, qu’il pensait que j’avais demandé une intervention… mais punaise, même si j’en avais demandé une, tu n’ouvres pas à quiconque sans mon autorisation ou celle de mon conjoint ! Je lui demande de me remettre le passe de mon appartement, il refuse et s’en va.

C’est là que je m’aperçois que mon chat manque à l’appel. Mon chat, j’y suis attachée comme à mon propre enfant et du coup, je passe en mode panique. Je regarde sous tous les meubles et finis par comprendre qu’elle n’est plus dans l’appartement. Si elle s’est enfuie et qu’il lui arrive quelque chose à cause de ces deux enfoirés… je me rue dans le couloir et fais tous les étages avant de la retrouver prostrée au dernier. Donc non seulement le type a ouvert mon appartement à un inconnu, mais en plus il a laissé mon chat s’enfuir en laissant la porte grande ouverte ! Heureusement je l’ai retrouvée et elle n’est pas blessée, juste affolée.

Très agacée d’être prise pour une conne et d’être renvoyée sans cesse à mon sexe par ce connard de plombier, j’envoie un mail incendiaire à la proprio pour lui expliquer la chose et surtout lui demander des explications vis à vis du passe du concierge, qu’il n’est plus censé avoir. Dans la foulée, je fais une pré-plainte en ligne contre le concierge et le plombier, l’un pour avoir ouvert mon appartement sans autorisation, l’autre pour s’y être introduit sans plus d’autorisation. J’ai rendez-vous la semaine prochaine au commissariat, en espérant qu’on ne m’envoie pas paître.

Je trouve ça complètement hallucinant… déjà ne pas être prise au sérieux parce que je suis une femme est agaçant… mais doublement en plus parce que je m’aperçois qu’on peut ouvrir mon appartement en mon absence et c’est normal !

Le pire, c’est que je viens d’entendre le plombier dire à la voisine : « Vous voyez ça ? C’est du calcaire, il y en a plein, c’est pour ça que vous avez des problèmes ». Ah, je croyais qu’il n’y avait pas de calcaire et que c’était de notre faute si on avait des soucis….?

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Un jour, un geste éthique : partage d’astuces écologiques, respectueuses de l’homme, de l’animal et de l’environnement

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Je n’ai pas toujours été de celles qui respectent l’environnement, mais j’ai changé. Voilà, j’annonce la couleur et la nouvelle catégorie qui arrive sur mon blog.

Je le précise d’emblée, je ne me pose pas en Jean-Michel Morale (mais si vous le connaissez, c’est celui qui juge votre manière de vivre de A à Z), en donneuse de leçons, ou même en exemple car je suis encore loiiiiin d’être parfaite (je produis encore beaucoup de déchets et parfois je craque sur un pull made in China…^^) mais je suis la preuve vivante que l’on peut agir, même un tout petit peu, lorsqu’on a pas beaucoup de moyens ou même de motivation.

En résumé, je suis la fille lambda qui fait ce qu’elle peut pour vivre selon son éthique. Car j’estime que l’on peut très bien vivre en respectant les animaux, les hommes et la nature, sans non plus se ruiner (là, ça va dépendre de ce qui est proposé dans votre région ^^), mais encore faut-il être informé.

On ne se rend pas forcément compte de ce que l’on mange (essayez de lire la compo d’un aliment lambda, genre des gâteaux, vous allez pleurer), ou de ce qu’implique l’achat d’un vêtement de prime abord innocent. Ni des arnaques monumentales qui se cachent derrière la vague du bio/naturel (je pense au greenwashing, aux appellations tape-à-l’œil mais qui n’ont rien de naturel, aux labels de moins en moins exigeants donc peu fiables…). Mais d’un autre côté, si personne ne partage ses infos, ses astuces, alors rien ne changera jamais. Les écologistes, et même certains physiciens comme le célèbre Stephen Hawking pensent que l’humanité va droit dans le mur si elle continue de tirer sur la corde et ils ont raison. C’est sûr que c’est frustrant de prendre soin de trier ses déchets pendant que le voisin flanque tout dans la même poubelle sans réfléchir. On a l’impression que si on est seul à agir, alors ça ne sert à rien. Mais si, ça sert. Car de fil en aiguille votre attitude va intriguer, puis être imitée. Vos initiatives seront suivies. Et même si tout le monde ne suit pas le mouvement, plus nous seront nombreux, plus les grandes antres de la consommation seront bien obligées de suivre la tendance. La preuve, puisque le vrac, le « bio » et compagnie s’invitent de plus en plus en grande surface !

Bref, je ne vise pas à révolutionner le monde, mais plus à partager les changements que j’ai opérés dans ma vie et essayer de faire en sorte que les gens se rendent compte de ce qu’ils consomment. Chaque geste est utile. Ne l’oubliez pas.

Cependant, dans cette nouvelle catégorie, je vais être amenée à citer des marques ou à présenter des produits. Je ne suis pas sponsorisée par qui que ce soit (du moins pas pour l’instant, je ne suis pas assez « bankable » héhé). Je le fais car ce sont des produits qui représentent des alternatives à d’autres produits du quotidien, et il y a les marques qui vont avec. Je préfère le préciser car il semblerait que certains voient le sponsoring partout sur la blogosphère et je ne tiens pas à voir mes initiatives gâchées par ces personnes. Bon, en soi, même si je me récupère tous les déchets de la blogo qui auront décidé de m’attaquer, peu importe, je continuerai à partager mes astuces, mais autant éviter cela. Je pense que ni vous ni moi n’avons besoin de polémiques inutiles.

Contrairement à ce que le titre pourrait faire penser, il n’y aura pas d’article tous les jours, mais de temps en temps. Je vais essayer d’en faire au moins deux par mois, mais je n’ai pas envie de me précipiter, surtout si je dois tenir toute l’année. Je n’ai pas non plus révolutionné ma vie, j’ai juste introduits des changements qui aujourd’hui me sont naturels et qui font du bien à ma planète 🙂

Ce que j’aimerais accomplir cette année

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Pour la nouvelle année, il paraît qu’il faut prendre des résolutions. Je n’y crois pas trop et dans tous les cas, je ne préfère pas m’engager à faire des choses que je ne suis pas sûre de tenir.

Cependant comme beaucoup de monde j’ai des rêves, des ambitions, des désirs. Plus ou moins réalisables. Je n’aime pas ma vie mais je suis aussi consciente qu’elle ne changera jamais si je n’y mets pas du mien, si je ne me décide pas à prendre des risques, à sortir de ma « zone de confort » (peut-on vraiment appeler ça du confort ?).

Lorsque j’ai décidé de ne pas accepter de CDI dans l’entreprise avec laquelle j’ai travaillé six mois (à raison en même temps, se spécialiser dans l’embauche de travailleurs handicapés pour abuser d’eux, ne pas aménager les postes et les culpabiliser lorsqu’ils le demandent, encourager les comportements comme ceux de ma cheffe qui fumait dans les locaux voilà quoi), mon n+3 a « discrètement » glissé à ma cheffe que les personnes handicapées feraient mieux de travailler dans des structures spécialisées (sous-entendu la sienne, donc maltraitante, charmant) plutôt que de « faire les malignes » en voulant prendre leur indépendance.

C’est donc ça que l’on veut de moi ? Parce que je suis handicapée, alors je dois me taire, ne jamais avoir d’envies, d’ambitions, me contenter de postes bien en dessous de mes capacités parce qu’on acceptera jamais de me donner mieux ?

Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas que mon handicap m’arrête ou dicte ma vie. On en a qu’une. Vu que le revenu de base ne sera jamais adopté en France car ses partisans sont vus comme des fainéants assistés -et les entreprises qui refusent d’embaucher sans contrats aidés alors qu’elles ont les moyens de payer leurs salariés normalement, c’est quoi ? Les anciens ministres et leur rente à vie qui coûte plusieurs SMICs, c’est quoi ?- , je sais que je devrai bosser toute ma vie et je ne veux pas la passer à me morfondre dans un poste qui ne me plaît pas ou qui n’est pas adapté. Je ne veux plus subir les collègues toxiques comme cette foutue trisomique fumeuse à qui on passait tout parce que tu comprends, elle est trisomique, c’est pas sa faute, on va pas lui demander d’arrêter de fumer alors que la Loi le demande et qu’elle a une collègue avec des soucis respiratoires hein !

Je ne veux plus subir personne. Je veux être mon propre patron. Je veux être celle qui décide. Celle qui dirige avec sa propre philosophie. Devant un problème, je veux être celle qui a le choix. Celle qui peut choisir d’envoyer paître un client désagréable qui se prend pour le roi du monde. T’as envie de déverser ta mauvaise humeur sur la patronne ? Tire toi ! T’as envie de râler sans raison ? Tire toi ! Tu te permets d’insulter mes employés ? Tire toi ! C’est ce qui manque au commerce actuel. Les gens se prennent pour des rois, sont volontairement odieux parce qu’ils savent qu’on ne leur dira rien et les employés ont juste le droit de courber la tête devant des gens qui ne le méritent pas et qui déversent leur frustration sur eux. Il est temps de rééduquer les clients, de rééquilibrer les relations. Dans mon magasin le client ne sera pas Roi, tout le monde sera sur un pied d’égalité.

Je veux un magasin qui reflète mon éthique. Totalement. Chaque produit aura été choisi avec soin.

Je veux un magasin ludique. Je vous vendrai des produits. Je veux que vous sachiez pourquoi j’ai choisi ces produits. Pourquoi j’ai banni les autres. Je veux des affiches expliquant l’impact de la consommation actuelle sur l’environnement, sur les gens. Je veux que vous sachiez pourquoi on vous empoisonne et comment. Je veux que vous sachiez que vous financez involontairement l’esclavage des enfants, la maltraitance animale. Je veux informer. Pour que la goutte d’eau que je suis devienne une flaque, puis une mare, puis un fleuve, un océan… les gens sont trop peu informés et les choses ne changeront jamais si on garde tout pour soi.

Je veux me former aussi. Au fil du temps, j’ai acquis quelques connaissances en phytothérapie mais je suis loin d’être une pro. J’aimerais passer le diplôme de conseillère en phytothérapie, naturopathie, aromathérapie. En plus c’est un diplôme qui est très demandé en magasin bio donc même si j’échoue à créer ma propre entreprise -ne nous leurrons pas, avec un apport faible, pas de garant, et une expérience pro quasi nulle, je ne suis pas sûre de pouvoir obtenir un prêt- je pourrai toujours me reconvertir, même si la liberté n’est pas la même ça restera un domaine qui me plaît. Le problème, c’est qu’il faut trouver l’école qui proposera un diplôme reconnu pour un prix raisonnable -j’ai trouvé des sites à 800 euros les 5h de cours, comment dire…-. N’oublions pas que je n’ai plus de travail. Si mon chômage participera au financement de ma formation, il faut bien vivre à côté et la totalité ne pourra pas aller dedans. Et je ne me vois pas faire comme cet étudiant dont les études ont été financées par crowdfunding parce qu’il a bien su attiser la pitié du chaland. Bien sûr que des gens seraient prêts à m’aider, mais il y a des causes bien plus importantes dans le monde qu’aider une random à s’en sortir. Des gens comme moi, y’en a des milliers, des millions.

J’ai rendez-vous à Pôle Emploi dans une dizaine de jours. Ma nouvelle conseillère a l’air plutôt réactive mais je suppose qu’elle ne pourra rien faire pour moi. Pôle Emploi ne prend déjà pas en charge des projets bien plus aboutis que les miens, alors pour moi c’est mort. Je suppose qu’elle va juste me dire de faire des stages -c’est pas une mauvaise idée en soi, mais il faudra voir si ça influe mes droits- et de trouver un financement par mes propres moyens.

La CAF m’a fait rire aussi. Pendant mes six mois de travail, je continuais de toucher mon AAH. Je me posais des questions parce que dès que mon homme avait une prime ils me la supprimaient, et là, alors que j’avais un salaire complet, je continuais à la toucher. Je les ai appelés pour savoir si c’était normal, ils m’ont dit que oui. J’avais peur de me retrouver avec un trop-perçu suite à une erreur comme ça arrive très souvent. Et puis lorsque j’ai déclaré la fin de mon contrat, ils m’ont dit que je n’avais plus droit à l’AAH.

Donc résumons : je travaille, donc j’ai les moyens de me soigner, mais j’ai droit à mon allocation. Je ne travaille plus, donc je n’ai plus les moyens de me soigner, donc on me coupe les vivres.

Vous voyez une logique quelque part vous ?

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Bref, j’aimerais que cette année soit l’année de ma réussite. De mon épanouissement professionnel. Je ne crois pas à l’avenir par le travail, mais j’ai envie d’avoir un impact en transmettant mes connaissances et en agissant à mon échelle.

Je ne veux pas passer ma vie soit au chômage, soit dans un travail merdique. Je veux être moi. J’espère que j’y parviendrai.

Mais comment peut-on commercialiser ça ?

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Hier, au travail, mon collègue et la remplaçante que je forme parlaient de polyarthrite et des traitements qu’ils ont pour cette maladie (je plains quand même ma remplaçante qui cumule polyarthrite et fibromyalgie, depuis l’âge de 13 ans… je me plains souvent de ma douleur, mais il y a toujours moins bien loti que soi).

J’écoutais parce que ma mère a commencé à en faire vers ses 50 ans et est  traitée pour ça. Les noms de médicaments défilent et là, mon collègue dit qu’il y en a un qu’il ne faut pas prendre si on a des maladies latentes comme le sida ou si on a eu des cancers avec risque de rechute, parce que ce médicament tue les défenses immunitaires et du coup encourage ces maladies à se déclarer. Enbrel.

Sur le coup, je me suis demandé comment on pouvait commercialiser un truc avec des effets secondaires aussi graves, et ensuite, j’ai percuté.

Dans sa vie, ma mère a eu trois cancers de suite : utérus, ovaires, sein. Elle a réussi à échapper à la mastectomie mais pas à l’hystérectomie (au bout du 2e cancer qu’on a daigné tout lui ôter quand même) et allait bien depuis plus de 15 ans.

Mais récemment, elle a rechuté de son cancer du sein. Après toutes ces années sans rien.

Non, ils n’ont pas osé…. ? Je l’ai appelée immédiatement pour lui demander si elle avait pris ce médicament.

Elle en a pris. Et le prend toujours. Mais bon sang, c’est écrit noir sur blanc sur son dossier médical qu’elle a eu des cancers, comment son médecin a pu lui prescrire ce médicament ? Il en existe plein d’autres ! Et surtout comment peut-on commercialiser ça ? Je lisais récemment dans le journal qu’un fort pourcentage de gens ne savaient même pas qu’ils étaient porteurs du VIH et que du coup, ils pouvaient le transmettre. Vous imaginez une personne qui pourrait rester porteuse saine du sida toute sa vie sans le déclarer et qui finalement le déclare à cause d’une connerie de médicament comme ça ?

Ma mère a plus de 60 ans aujourd’hui et a eu du mal à supporter la chimiothérapie alors qu’elle était beaucoup plus jeune et plus robuste physiquement. Là, elle est maigre, enchaîne les soucis de santé (en même temps c’est pas étonnant si elle prend depuis des années quelque chose qui lui tue ses défenses immunitaires), supporte à peine un rhume. Je veux bien avoir confiance en elle mais dans son état, je ne suis pas optimiste, la chimiothérapie a de bonnes chances de la tuer. En plus, elle m’a déjà dit qu’elle ne comptait pas se faire traiter, à cause de son interprétation de la religion (fausse, cela dit en passant, mais allez lui sortir un truc du crâne).

Tout ça parce qu’un médecin lui a prescrit le mauvais médicament.

Je ne sais même pas si ma mère peut porter plainte, car il y a une infime chance pour que ce soit le hasard qui soit à l’origine de sa rechute et non le médicament. Je suppose que la ligne de défense du médecin se baserait sur ça. Comment faire le lien ? La coïncidence est trop forte pour que ce ne soit pas dû à ça. Et puis il y a faute, pour avoir prescrit ce médicament avec le passif de ma mère. Il existe d’autres traitements contre la polyarthrite qui ne tuent pas les défenses immunitaires. Pourquoi lui avoir donné celui-là ? Avec sa fragilité, avec tous les risques…?

Sans parler de tous ces gens qui peuvent être porteurs sains de maladies graves et/ou contagieuses et qui pourraient déclarer les maladies en question avec ça… un médicament pareil, c’est un foutu danger !

J’ai beau ne jamais m’être entendue avec ma mère, je ne lui souhaitais pas ça. Encore moins par la faute d’un médecin. Personne n’est infaillible mais consulter le dossier médical d’une personne avant de lui prescrire un médicament avec des effets secondaires pareils, c’est la base. L’a-t-il fait ? Dans tous les cas il y a faute : s’il n’a pas consulté le dossier de ma mère alors qu’il aurait dû, s’il ne connaissait pas les effets secondaires alors que c’est son job, ou pire, s’il a prescrit cette chose à ma mère en toute connaissance de cause…

Bon sang, mais comment peut-on mettre sur le marché un médicament pareil ?

La fille qui n’est pas douée de ses mains

sans-titre

Source : Peintre de la femme

Cette fille, c’est une artiste dans l’âme. Elle aurait adoré savoir jouer du violon ou peindre. Elle aurait vraiment aimé pouvoir mettre en avant la mélodie de son âme.

Mais cette fille, bon sang, elle ne sait rien faire de ses dix doigts.

Elle a essayé le piano, la guitare, la flûte, et a même intégré la chorale de son école primaire pour le plaisir de brailler des chansons ridicules devant des parents qui assumaient cette corvée avec un sourire crispé. Une vraie crécelle rouillée. Aucun talent musical, et une voix qui faisait grimacer les professeurs. Elle voyait les autres progresser autour d’elle, tandis qu’elle, après plusieurs années, n’était même pas foutue de lire une partition et de l’exécuter sur son instrument.

Frustrée, elle s’est rabattue sur le dessin. Bonne pâte, sa mère lui a acheté quelques livres et son grand-père lui a même offert une mallette en bois avec des tubes de peinture, des pastels, des crayons de super qualité. Mais le résultat fut le même. A 15 ans ses dessins ressemblaient à ceux d’un bébé qui apprend à utiliser ses crayons, et ses peintures à du vomi de chat… Dans sa tête, les idées étaient très nettes, mais ses mains étaient incapables de reproduire ce que son esprit visualisait si clairement. Elle n’était même pas capable de dessiner un visage correctement, pas même les yeux…

La fille voulut prendre des cours de dessin, mais sa mère refusa : si elle n’était pas fichue d’apprendre les bases par elle-même, alors ça voulait dire que le talent n’était pas là, et insister n’engendrerait que de la frustration.

La fille persista, acheta d’autres livres, mais malgré tout son travail, son talent ne s’éveilla jamais. Peut-être n’avait-il jamais été là.

Elle essaya de s’amuser avec des logiciels tels que Photoshop, pour s’inventer un talent à partir des œuvres des autres. Mais même pour ça, elle était vraiment nulle.

Un jour, elle lut l’article d’un artiste qui expliquait que le dessin, ce n’était pas simplement du talent, mais également beaucoup de travail et que n’importe qui pouvait y arriver. Elle eut les larmes aux yeux et laissa un commentaire pour dire qu’elle avait travaillé, pendant des années, essayé plusieurs méthodes, plusieurs styles, mais que jamais elle n’était parvenue à dessiner quoi que ce soit correctement. Son commentaire ne fut jamais publié.

Pendant un temps, elle s’initia à la photographie, et parvint à faire quelques clichés plutôt jolis pour une gamine de son âge. Mais le manque de pratique aidant, elle perdit ses acquis, et ne chercha plus à réveiller ce petit talent.

Aujourd’hui, cette fille, elle pleure de dépit devant le talent des dessinateurs de Deviantart, ou en écoutant des musiques de toute beauté sur Youtube. Ses rêves d’enfant reviennent, douloureux. Il y a tant de choses qu’elle aurait voulu chanter, tant de choses qu’elle aurait voulu peindre, ou jouer. Elle aurait voulu être capable de créer des bijoux, des objets, de forger, de sculpter. De tricoter ses écharpes, de coudre ses vêtements.

Elle a toujours sa mallette, poussiéreuse, avec ses crayons intacts et sa gouache qui a séché dans les tubes. Son copain lui dit que si elle n’est pas douée, ce n’est pas grave, l’important c’est de tenter. Mais elle ne supporte pas de voir ses gribouillis qui n’ont aucun rapport avec ce que voit son esprit. Alors elle arrête. Elle achète des peintures à numéros qu’elle exécute à la perfection, pour se donner l’illusion d’un talent qu’elle n’a jamais eu, et elle admire les autres, tout en les jalousant.

Cette fille, vous vous en doutez bien, c’est moi. Mon dieu, qu’est-ce que je peux détester tous ces gens bourrés de talent qui dessinent, jouent, écrivent, créent. Mais qu’est-ce que je peux les admirer. Continuez à m’en mettre plein la vue, vous qui avez la chance de pouvoir retranscrire ce que vous voyez… et par pitié, soyez conscients de votre don.