Publié dans Littérature

Le Cycle de Pendragon, de Stephen Lawhead

merlinpendragon

Titre : Le Cycle de Pendragon (Taliesin, Merlin, Arthur, Pendragon, Le Graal)

Auteur : Stephen Lawhead

Illustrateur : Marc Simonetti (Poche)

Date de parution : de 1987 (Taliesin) à 1997 (Le Graal)

Traducteur : Luc Carissimo

Genre : Fantastique, Romanesque

Éditeur : Le Livre de Poche

Prix : selon diffuseur, 7.50 par tome pour ma part

En tant qu’apprentie libraire, forcément, je me dois de vous faire par de mes découvertes livresques ! Je suis plus attirée par le domaine de la Fantasy, donc forcément, je commence par de la Fantasy … ^^

Quatrième de couverture (je suis gentille, je vous fais les 5 tomes :p ) :

Taliesin : « Je ne pleurerai plus les disparus, endormis dans leur tombe marine. Leurs voix s’élèvent : « Conte notre histoire, disent-elles. Elle mérite de rester dans les mémoires. » Je prends donc la plume ». Ainsi commence la tragédie de l’Atlantide engloutie, à jamais disparue dans de terribles convulsions. Fuyant le cataclysme, trois navires désemparés emportent le roi Avallach et sa fille vers Ynys Prydein, une île noyée dans les brumes. Dans ce nouveau monde, où les guerriers celtes luttent pour leur survie dans les derniers soubresauts d’un Empire romain agonisant, ils essaient tant bien que mal de refaire leur vie. De la rencontre de ces deux civilisations, et de l’union de la jeune princesse atlante avec le barde Taliesin, naîtra celui que chacun connaît désormais sous le nom de Merlin.

Merlin : Voici l’histoire de Merlin l’Immortel, roi, guerrier, druide, barde et prophète… dont la vie se confond avec l’histoire de l’Ile des Forts. Voici le récit de son enlèvement par le Petit Peuple des Collines, de ses longues années de solitude dans la forêt et de ses combats contre les barbares sanguinaires dont les invasions vont précipiter la chute de l’Empire romain d’Occident. Voici la vie de Merlin telle que nul autre que lui ne pouvait la raconter.

Arthur : « Arthur n’est pas digne d’être roi. Pion de Merlin, il est de basse naissance. Inconstant, mesquin, cruel et stupide, c’est une brute ignorante et bornée. Les gens disent tout ceci, et bien pire encore, au sujet d’Arthur. Laissez-les faire. Quand tout est dit, quand tous les arguments sont épuisés, ce simple fait demeure : nous suivrions Arthur jusqu’aux portes de l’Enfer, et même au-delà, s’il le demandait. Montrez-moi un autre homme qui puisse se prévaloir d’une telle loyauté. «Cymbrogi», nous appelle-t-il : «compagnons de cœur». Cymbrogi ! Nous sommes pour lui le ciel et la terre. Et Arthur est pour nous tout cela… et bien davantage. Méditez cela. Réfléchissez-y longuement. Alors seulement, peut-être, commencerez-vous à comprendre l’histoire que je vais vous narrer… ».

Pendragon : Connaissez-vous le plus grand exploit de la vie d’Arthur ? Savez-vous sa plus terrible épreuve, quand il s’est retrouvé seul sur le champ de bataille et que le sort de toute la Bretagne était en jeu ?

Seul entre tous, Myrddin Emrys, que nous connaissons sous le nom de Merlin, est le dépositaire de la mémoire du roi Arthur. Il a veillé sur son enfance, il l’a vu monter sur le trône et rassembler autour de lui la chevalerie anglaise dans la lutte contre d’impitoyables ennemis.
Le combat du jeune roi contre Twrch Trwyth, le Sanglier Noir, fait l’objet de ce livre.

Le Graal : Revenu sur les lieux de sa guérison miraculeuse, le roi Arthur est réveillé au milieu de la nuit par la vision d’un temple où brille le Saint Graal. A lui d’édifier cette demeure, afin d’ouvrir une saison de paix et d’abondance destinée à durer mille générations.

Mais c’est compter sans les sinistres manigances de Morgian : au moment le moins prévisible, le Graal disparaît, et tout laisse à penser que le voleur n’est autre que Llenlleawg, le champion du roi, qui, de plus, a enlevé la reine… Ainsi commence une fabuleuse poursuite…

Mon avis sur cette saga :

J’ai lu énormément de romans prétendant renouveler le mythe arthurien. Des romans fidèles à l’extrême à l’original, se voulant ancrés dans l’histoire, d’autres plus fantaisistes… mais je dois bien vous avouer que n’ai jamais vu de saga remontant aussi loin dans l’origine de ce mythe.

Le cycle de Pendragon remonte jusqu’aux parents de Merlin, et pas uniquement pour quelques lignes. Nous avons un tome entier présentant la naissance et la vie de Charis et Taliesin, deux êtres provenant de deux peuples différents, que nous n’imaginons pas voir ensemble un jour. Deux êtres dont l’amour va au delà des différences et des tensions que leur union engendrent, et qui vont concevoir le célèbre Merlin, homme au destin exceptionnel.
Mais pensiez-vous que ça s’arrêterait là ? Le deuxième tome nous raconte l’histoire de Merlin lui-même, de ses premiers pas en tant qu’adulte, en tant qu’homme. On nous raconte ce qu’était Merlin avant de devenir ce grand mage et conseiller que nous connaissons. Nous vivons ses espoirs, ses souffrances, ce qui l’a poussé vers Uther, vers Arthur.
Les trois derniers tomes s’orientent déjà plus dans la lignée du mythe arthurien que l’on connaît, avec cette touche originale due à nos connaissances du passé et aux raisons qui poussent les personnages à agir ainsi.
J’ai beaucoup aimé cette idée de remonter jusqu’aux origines de Merlin, toujours passées à la trappe, et mélanger les mythes atlante et arthurien est une idée plutôt originale, bien que ne correspondant pas vraiment chronologiquement parlant.
J’ai cependant eu un peu plus de mal à lire les trois derniers tomes, de par la narration plutôt lente (plusieurs pages de descriptions pour une scène dans laquelle rien ne se passe, par exemple), et de par le fait que plusieurs narrateurs se succèdent. Les noms celtiques ne sont pas toujours traduits, et j’ai eu tendance à confondre certains personnages avec d’autres. C’est parfois un peu lourd à suivre.
Ce sont les deux premiers tomes, de par leur originalité, qui m’ont donné envie de lire cette saga. Cependant, les tomes suivants ne continuent pas dans cette volonté de singularité, de détachement du mythe original. Il aurait fallu à mon goût se contenter de deux tomes, présentés comme un prélude à la légende arthurienne.
Pour vous donner une idée du style de l’auteur, je vous ai mis quelques extraits :
« Les trompettes lancèrent une nouvelle sonnerie, les portes de l’arène s’ouvrirent en grand et une troupe de jeunes gens et de jeunes filles au corps souple et luisant entra en bondissant et virevoltant, pirouettant et cabriolant dans les airs. « Les danseurs taurins ! » s’écria Charis, ravie. Les danseurs étaient nus, à l’exception d’un pagne de cuir blanc et, pour les femmes, d’une étroite bande de toile blanche autour de la poitrine. Leurs cheveux étaient noués en une longue tresse entrelacée d’un ruban de lin blanc ; certains portaient des fleurs dans les cheveux, d’autres des colliers autour du cou. »
« Le vieux druide ferma les yeux et s’appuya sur son bâton. « Une seule fois, répondit-il enfin. Il y a bien longtemps… avant que quiconque en vie ne soit né, avant l’arrivée des Romains dans l’Île Sacrée, quand ce bosquet était encore jeune… il y a eu un signe semblable. Les étoiles ne sont pas tombées, malgré tout, mais se sont mises à converger dans le ciel. Une étrange vision, m’a-t-on dit, pour qui savait l’interpréter. 
– Que présageait-elle ?  » 
Cormach ouvrit les yeux. « Voyons, la venue de Jésu, fils du Dieu Bon. Celui que les Romains nomment Christus. 
– Je vois, répondit Hafgan. Peut-être que ce nouveau signe sera-t-il aussi propice »
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Auteur :

Je suis une femme de 27 ans, blogueuse humeurs et emploi, cherchant à creuser son trou dans le monde du travail malgré son handicap.

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