Publié dans Littérature

Aux Frontières de l’Aube, de Guillaume Fourteaux

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Titre : Aux Frontières de l’Aube

Auteur : Guillaume Fourteaux

Illustrations : Michel Borderie

Date de parution : 2011

Éditeur : Asgard Editions

Genre : Fantasy

Pages : 439

Prix : 19.90 euros

Quatrième de couverture :

L’armée des Ténèbres envahit la Translavynie au travers d’un portail activé par de mystérieux métamorphes. Le fils d’une dryade, Anastase Lupescu, qui les traque depuis des semaines, se retrouve pris dans une guerre qui ravage le pays. Il rejoint les troupes humaines et gagne l’abbaye fortifiée d’où le Comte Vlad III Milosescu dirige la résistance.

Bientôt assiégé avec ses vassaux, le comte devra faire face tant aux envahisseurs qu’aux appétits de ses vassaux et des religieux qui tablent sur la guerre pour le renverser.

Seul le soutien d’Anastase et d’alliés inattendus lui offre une chance de sauver la Translavynie et de parvenir aux frontières de l’aube…

« J’ai décidé de commencer un nouveau recueil pour noter mes réflexions car je change l’orientation de mon travail. Finie l’alchimie ! J’ai certes appris beaucoup de choses jusqu’à des potions méconnues et fort heureusement interdites par l’Église, mais il n’y a rien de définitif dans un philtre. C’est trop aléatoire. Je ne regrette rien puisque c’est en menant mes recherches dans les vieux grimoires que j’ai découvert une nouvelle piste pour l’immortalité : les Ténèbres ! « 

Comte Vlad Ier Milosescu

Mon avis sur ce roman :

Si je me suis intéressée à ce roman, c’est parce que j’ai eu la chance de connaître l’auteur. Je ne l’ai jamais vu en librairie (sinon il aurait attiré mon attention, je trouve l’illustration superbe) et il est loin d’être dans le top des livres conseillés en librairie. En même temps, la sortie date un poil.

Tout amateur de fantasy sait que c’est un genre régi par des codes dont peu d’auteurs s’éloignent, et qui sont parfois pesants, car l’impression d’originalité et de fantastique s’estompe au fil des romans, on a l’impression de vivre la même aventure dans la peau d’un héros à peine différent. Et Aux Frontières de l’Aube nous offre cette originalité dont on a besoin pour ne pas décrocher du genre.

L’histoire prend place en Translavynie (non, ce n’est pas une faute), que l’on peut largement identifier à notre Europe de l’Est, ainsi qu’en Faerie (un peu moins :p), qui est un « monde à part » où les créatures fantastiques vivent dans une harmonie apparente (en réalité, il y a quelques tensions, sinon ce ne serait pas drôle).

Ce que j’ai particulièrement aimé dans cette histoire, c’est la profondeur des personnages présentés. Il y a pas un héros accompagné de faire-valoir, non, il y a une multitude de héros, chacun avec ses craintes, sa personnalité, son attitude qui leur convient parfaitement. Il n’y a pas de manichéisme : les personnages ne sont ni tout blancs, ni tout noirs, et le héros ne fait pas exception à la règle.

La guerre contre les Ténèbres, qui passe limite pour secondaire tant l’histoire est riche en rebondissements, est également dépeinte de façon très réaliste : les peuples qui s’unissent sans concession pour faire face à une grande menace, c’est de l’histoire ancienne ! Chacun cherche à tirer son épingle du jeu et nous reconnaissons bien là notre humanité… sans pour autant que l’humanité en question soit la seule à agir ainsi.

J’ai beaucoup aimé cette identification de chaque instant à notre monde moderne : les personnages, l’Histoire, les actions de ce monde sont si réalistes que c’en est troublant. S’il n’y avait pas eu la Magie et toutes ces créatures fantastiques, je me serais crue chez nous.

Cependant, j’avoue que j’ai eu un peu de mal avec les noms des personnages. Ce sont des noms typés slaves, des noms que nous, français, n’avons pas vraiment l’habitude de lire, surtout dans un roman de fantasy, et je me suis plusieurs fois retrouvée à confondre les noms des grandes familles et de certains héros. Mieux vaut prendre son temps pour assimiler tout ça, et nous avons d’ailleurs un bel arbre généalogique au début du roman pour nous aider à nous y retrouver !

Pour moi, qui achetais de moins en moins de romans de fantasy en raison de la similarité des histoires, ce roman a été un véritable coup de fouet. Il prouve qu’il n’y a pas besoin de codes pour écrire une excellente histoire de fantasy, on peut très bien s’en sortir sans, et ce tout en gardant les grandes lignes -créatures fantastiques, rivalités…-.

Je suis vraiment contente d’avoir trouvé -bon ok, on me l’a amenée, nuance- cette petite pépite qui m’a redonné goût à un genre dont je me détournais.

De petits extraits :

Jovic, malgré la longue barbe qui dissimulait son âge, paraissait avoir vieilli de vingt ans. Penché sur les corps dénudés des trois fils de dryades, ses « Mimouss » comme il les appelait en référence au titre faerique de leur race, il pleurait doucement. Leur appartenance hybride les classait à part. Ils le comprenaient. Les autres races, humaine ou faerique, ne pensaient que de manière unilatérale. Les préoccupations de l’Équilibre et de la cosmogonie étaient des notions bien trop abstraites pour elles. 

***********

Les membres du comité d’accueil ne disaient pas un mot. Tous voyaient le futur et la bataille du lendemain de plus en plus compromis. Certains envisageaient la fuite comme une alternative possible. Cependant, un observateur avisé aurait pu remarquer un léger sourire se dessiner sur une poignée de visages.

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Auteur :

Je suis une femme de 27 ans, blogueuse humeurs et emploi, cherchant à creuser son trou dans le monde du travail malgré son handicap.

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