Publié dans Une vie de rousse

J’ai grandi en cité HLM.

cité orléans

J’ai connu beaucoup de personnes qui se disaient tiraillées entre deux cultures : celle de leur pays d’origine, et la culture française, souvent bien différente. Moi, ce n’est pas entre deux cultures différentes que j’ai grandi -bien que je sois aussi d’origine étrangère, j’ai été élevée par ma mère française- mais entre deux milieux sociaux différents.

Je suis issue d’une famille très bourgeoise, aisée. Mes grands-parents maternels ont eu cinq enfants et aujourd’hui, tous, sauf ma mère, ont une situation très confortable et n’ont jamais connu la précarité, pauvreté, ou difficultés financières passagères. C’était aussi le cas de ma mère, avant de rencontrer mon père, elle avait un certain patrimoine et, sans être riche, ne manquait de rien.

Et puis le destin a fait que mon père était un escroc, a complètement ruiné ma mère, en lui collant des dettes astronomiques sur le dos. Aujourd’hui, elle a été jugée innocente de toutes ces dettes, mais elle n’a jamais vu le moindre sou remboursé par mon père. Elle a perdu son patrimoine et ses acquis, et s’est retrouvée en logement social avec une fille malade sur le dos. Mon père n’a évidemment jamais assumé et elle ne recevait pas de pension pour m’élever.

Ma mère ne s’est jamais réellement intégrée, une bourgeoise éduquée, pleine de préjugés au milieu d’une population principalement issue de l’immigration faisait tache et on lui a fait comprendre dès le début. Nous avons plusieurs fois subi des dégradations sur la porte, boîte aux lettres, et plus tard la voiture, conduisant ma mère à la garer plusieurs kilomètres plus loin. Le message était clair : « tu n’as rien à faire là, dégage. ».

De mon côté, je me suis retrouvée prise entre deux mondes. Celui de ma mère, qui plaçait l’éducation avant toute chose, ne me laissait sortir qu’exceptionnellement -et encore, juste pour aller dans des musées ou expositions culturelles, pas pour aller jouer-, et ne voulait pas que je fréquente les autres enfants, et celui des autres : des enfants à qui on ne disait rien quand ils ramenaient de mauvaises notes, qui étaient relativement libres de faire ce qu’ils voulaient, qui s’amusaient d’un rien et qui se moquaient de moi quand je disais que j’avais trouvé le musée intéressant. J’étais leur curiosité, la blanche intello au milieu des autres. Ils ne comprenaient pas pourquoi ma mère me serrait autant la vis alors qu’à eux, on ne disait jamais rien. Pourquoi je n’avais pas le droit d’aller aux jeux, pourquoi je n’avais pas de console, pourquoi ma mère ne me laissait pas regarder Pokémon. Et surtout ils n’arrivaient pas à comprendre qu’une blanche puisse être pauvre, ils étaient persuadés que ma mère et moi vivions comme des reines et qu’on faisait semblant.

Je me suis également retrouvée à l’école de la cité, en zone clairement ZEP. Ma mère a essayé de nombreuses fois de m’inscrire en école privée, car le niveau d’éducation était plus élevé, mais elle a été jugée sur son lieu de vie et ses ressources, et malgré mes notes, mes résultats aux tests de Q.I, je n’ai jamais été admise. J’avais souvent l’impression d’être tirée vers le bas à l’école, j’étais presque toujours la seule à comprendre du premier coup, donc il fallait attendre les autres. Le programme n’était jamais fini et les professeurs passaient leur temps à faire la police. Ça fait cliché dit comme ça, mais c’était la réalité. Les professeurs étaient souvent désolés pour moi car ils suivaient le niveau de la majorité et ne pouvaient pas s’occuper exclusivement de moi. Et ma mère n’avait pas les moyens de me faire faire des cours par correspondance. J’étais exclue des écoles privées à cause de mon milieu social. Mon grand-père a d’ailleurs retenté de m’inscrire, mais seuls les revenus des parents comptaient. Il a eu beau assurer qu’il prendrait en charge les frais, ça n’a pas marché.

J’étais souvent à l’écart à l’école, pour des raisons profondément racistes. J’étais la blanche au milieu des autres, celle qui deviendrait médecin ou avocat car elle est blanche, alors il ne faut pas la fréquenter. Les blancs sont méchants alors comme on est plus nombreux, on va la frapper, lui faire comprendre qu’elle doit souffrir ou dégager. Les parents interdisaient à leurs enfants de me fréquenter et transmettaient leur haine. Et ma mère me disait aussi de ne pas les fréquenter. Mais j’étais seule moi, du coup. Je ne savais pas qui croire. J’étais assez sidérée de voir que ceux qui criaient sans arrêt au racisme et à l’intolérance étaient tout aussi racistes et intolérants. Je trouvais ça idiot. On était tous dans la même panade après tout.

L’école m’a souvent faite penser que l’éducation était une honte et que le nivellement par le bas était normal. On se moquait tellement de moi à cause de mes bonnes notes que je ne savais pas quoi penser. D’un côté j’avais ma mère qui me harcelait pour que je monte toujours plus haut, pour que j’en fasse toujours plus, et de l’autre, il y avait ces enfants qui me terrorisaient et me fascinaient à la fois, libres de faire ce qu’ils voulaient, de s’intéresser à ce qu’ils voulaient, à qui on ne dictait pas leur conduite. Du moins, pour la grosse majorité d’entre eux. J’enviais leur liberté. Je pense que si ma mère m’avait un peu lâché la bride, j’aurais pu m’intégrer bien plus facilement. Mais à force de m’interdire tout ce qui n’était pas éducatif, elle m’a dégoûtée du travail et de l’envie d’aller plus loin. Mon adolescence a été terrible pour elle comme pour moi.

J’aimais m’instruire mais j’avais aussi besoin de liberté. Je me suis rebellée particulièrement violemment, les disputes éclataient très fréquemment. Le jeu m’était interdit alors que j’avais un besoin vital de décompresser, de faire autre chose qu’étudier en permanence. J’avais des besoins sociaux aussi, je voulais aussi m’amuser, parler, partager. J’ai commencé à utiliser l’argent de mon compte en banque pour m’acheter des jeux vidéo, pour prouver à ma mère que je n’allais pas devenir une débile profonde et fainéante en jouant. Pour les problèmes sociaux, par contre, c’était déjà trop tard : j’avais une réputation d’intello réservée et prétentieuse, de raciste aussi, à cause de ma mère qui n’aimait pas les arabes et le faisait bien sentir. Du coup, je payais le prix des réflexions de ma mère. J’ai été menacée à sa place un nombre incalculable de fois et elle s’en foutait. Ce sont les jeux en ligne qui m’ont apporté la vie sociale qu’il me manquait. J’y ai rencontré des gens formidables, j’ai rencontré certains dans la vraie vie et j’ai encore contact avec la plupart d’entre eux aujourd’hui. Non, il n’y a pas que des pédophiles sur ces jeux, la plupart des pervers que j’ai pu voir étaient en réalité des gamins qui découvraient leur sexualité et confondaient réel et virtuel.

Un jour, j’ai échappé de peu à un viol. Adolescente, je me comportais comme n’importe qui, je m’habillais normalement, mais j’avais de plus en plus de réflexions comme quoi j’étais indécente. Vous voyez toutes ces gens qui disent que quand on va dans un autre pays, on s’adapte ? Eh bien pour les gens de ce quartier, comme la majorité des filles étaient voilées, alors je devais me voiler aussi. Sauf que je n’en avais aucune envie (c’est quelque chose qui doit se faire via conviction religieuse, pas sous la contrainte) et les gens ont commencé à être de plus en plus agressifs. Jusqu’au jour où, en sortant du kiné, j’ai vu qu’on m’attendait. Des hommes ont commencé à me suivre, à m’insulter, à me chahuter en me poussant et en essayant de me découvrir les épaules pour me dire après que j’étais une chienne en chaleur. J’ai commencé à me défendre, mais ils étaient trop nombreux pour moi. On était en plein jour, personne n’intervenait alors qu’il y avait des passants. C’est le fils de ma voisine qui est intervenu. Il était alcoolique et sortait du bar à côté de l’endroit où j’étais agressée et a réussi à effrayer les agresseurs qui se sont enfuis. J’ai porté plainte -j’ai eu du mal d’ailleurs car le viol n’avait pas eu lieu, juste failli, et je n’avais pas de traces constatables- mais j’ai dû retirer cette plainte. J’avais identifié les gens mais la voiture d’une voisine, identique à celle de ma mère, a brûlé. La porte d’entrée de l’immeuble était toujours cassée, avec du verre partout, les boîtes aux lettres taguées et défoncées, le courrier systématiquement volé, l’ascenseur vandalisé. Les voisins ont fini par me mettre la pression car ça continuerait tant que ma plainte serait effective. J’ai cédé lorsque ma mère a été frappée par un voisin qui en avait assez. Selon eux c’était de ma faute, et il ne m’était rien arrivé, alors je n’avais qu’à me taire.

Je suis partie dès que j’ai pu, et ma mère y vit toujours. Quand je suis allée garder un chien chez elle, pour lui rendre service, elle m’a rassurée en me disant qu’il y avait bien moins de délinquance qu’avant. En une semaine, j’ai eu deux preuves comme quoi si la délinquance a baissé, la mentalité n’a jamais changé pour autant.

Quand je promène un chien, j’ai toujours des petits sacs sur moi pour ramasser les crottes. Je n’aime pas marcher dans la merde donc pour moi c’est logique de ramasser. On a vu plus agréable que de se balader avec un sac plein de caca mais au moins les trottoirs restent propres. Dans ce quartier, on a aussi des civils médiateurs, ce sont des volontaires qui font des rondes dans le quartier, pour distribuer des sacs à crottes, faire un peu de prévention, aider mamie à traverser. Ils sont censés remplacer la police qui se fait caillasser dès que les gens voient l’uniforme mais n’ont aucun droit en soi (et donc, pour l’effet dissuasif, on repassera). Bref, alors que je promenais le chien, j’ai croisé une de ces volontaires. Et voilà qu’elle commence à me suivre avec un air de vieille fouinasse aussi sympa qu’une porte de prison. Comme je n’ai rien à me reprocher, je continue ma balade, mais elle m’arrête pour me demander hyper agressivement si je ramasse les crottes de mon chien. Je lui montre le sac et lui dis que oui. Elle me dit alors que le sac est vide et que donc, je n’ai pas ramassé. Forcément, je venais de sortir de la maison, et le chien ne défèque pas forcément à l’instant même où il sort. Mais voilà qu’elle m’insulte (quelle médiatrice de compète), me dit qu’elle va me mettre une amende car je ne ramasse pas, en précisant que je peux payer de suite en liquide. Je lui dit qu’elle n’a pas le droit de me mettre une amende car elle n’en a pas la possibilité légale, que je n’ai rien à me reprocher car je ramasse bel et bien les crottes de mon chien, et que je voyais bien sa tentative d’escroquerie à base d’argent liquide qui ne laisse aucune trace. Elle se met alors à hurler que de toute façon je n’utilise pas les sacs distribués par la mairie prévus à cet effet (des sacs noirs avec un dessin de chien, alors que moi j’utilise des petits sacs normaux), que je suis raciste à lui dire qu’elle n’a aucun droit et qu’elle va me dénoncer à la police. J’ai souri et lui ai dit que la police serait sûrement ravie de voir quelqu’un leur dire qu’il a tenté de profiter de la situation pour soutirer de l’argent à une personne qui n’a rien fait. Et le sac, on s’en fout un peu, l’important c’est de ramasser. Elle a continué à hurler et je suis partie, excédée par son comportement. Je l’ai d’ailleurs recroisée deux fois et à chaque fois elle m’a suivie pendant ma promenade. Je suppose qu’elle espérait me prendre à ne pas ramasser les crottes.

Évidemment, je passe une semaine dans cet endroit désolant et il a fallu que je manque de me faire agresser. Le chien étant vieux et pouvant difficilement se retenir, je fais toujours une petite balade le soir avant de me coucher, comme ça il dort et tient jusqu’au lendemain matin (du moins parfois, vu qu’il a pissé sur les draps du lit une fois). Et cette fois là, j’ai croisé un kéké avec un énorme 4×4. Le type me voit, s’arrête, et me demande si je veux monter. Non, je ne veux pas monter. Il insiste. Je ne veux toujours pas monter. Il insiste encore une fois, en me faisant comprendre que ce n’est pas une proposition et que je vais « aimer ça ». Et il descend de sa voiture en se dirigeant vers moi. Heureusement, en sachant que j’allais passer une semaine dans cette cité, mon copain m’avait donné un cutter. C’est un machin assez gros, suffisamment dissuasif pour qu’on me foute la paix. En voyant ce gars arriver vers moi, et comprenant que je ne pourrais pas compter sur le chien tremblant à mes pieds, j’ai sorti le cutter, et la lame, l’ai pointé vers lui en lui disant de ne pas m’approcher sinon je le trucidais. Il a reculé, « sauvé son honneur » en disant qu’il n’avait pas peur de moi puis est reparti fissa. Et moi, je suis rentrée à la maison ventre à terre, je n’allais pas tenter le diable au cas ou il revenait accompagné, et tant pis pour le pipi du chien.

La mentalité de ce quartier n’a pas changé. Les femmes sont toujours des objets sexuels, le bas des immeubles est toujours jonché d’ordures car les gens préfèrent jeter par la fenêtre plutôt que mettre leurs déchets dans un sac et descendre le sac. Le racisme est toujours latent et ne demande qu’à s’exprimer. Du racisme dans les deux sens, contrairement à ce que pourraient dire beaucoup de bien-pensants pour qui le « racisme anti-blancs » est une invention du Front National. Non, ce n’est pas une invention, il existe réellement.

Aujourd’hui je suis heureuse d’être partie et me rends compte que je ne pourrais plus jamais y vivre. Je suis fière de mon éducation, je suis fière de ma mentalité féministe, je trouve immonde ces ordures partout et je n’arrive pas à comprendre les gens qui brûlent des voitures ou font preuve de racisme à tout va. J’enviais la liberté des autres enfants mais je me rends compte que sans éducation, je ne serais peut-être pas allée aussi loin et serais passée à côté de bien des choses. Je suis une boulimique intellectuelle et pour moi ce n’est plus une honte. J’aime la lecture, les expositions, les musées… et j’aime aussi les jeux vidéo, m’avachir devant un film débile sans plus penser à rien. J’ai hérité un peu des deux. Car sans ces autres enfants, je n’aurais probablement jamais levé le nez de mes livres pour découvrir que tout ne tournait pas autour de ce que ma mère me laissait regarder. Je ne laisse plus personne me brider et m’intéresse à ce que je souhaite. Peu importe si ma mère n’approuve pas.

Ma mère, elle, est restée, et ça l’a rendue particulièrement aigrie. Elle répond au racisme par le racisme, elle répond aux insultes par le mépris, elle ignore toutes les dégradations et a aujourd’hui une porte blindée à force d’agressions. Elle répond à tout ça en votant FN, pour elle sa seule défense face à tous ces gens qui veulent la faire dégager alors qu’en tant que pauvre, elle a tout autant sa place ici que les autres.

Ce tiraillement entre deux milieux sociaux a été particulièrement exacerbé dans ma famille, qui méprisaient ma mère pour son échec professionnel, sa pauvreté, sa fille malade qu’elle peinait à soigner, son échec sentimental. Ils l’invitaient le moins possible, uniquement pendant les fêtes où mon grand-père imposait notre présence car nous faisions aussi partie de la famille. Et encore, ce qui a fait que mon grand-père nous acceptait était cette boulimie intellectuelle, cette intelligence que n’avaient aucun de ses petits-enfants. Il espérait me voir marcher dans ses traces et faire l’ENA… j’ai suivi un autre chemin. J’ai ressenti le rejet lié au manque d’argent, cette incapacité à développer mes talents car on nous tire vers le bas. Le milieu social joue beaucoup lorsqu’on veut obtenir quelque chose.

C’est d’autant plus cruel car on a reçu une éducation, on est conscients de ce que l’on peut faire, on sait comment le faire, mais ce manque d’argent nous rattrape et la réalité nous saute au visage : on a reçu l’éducation de ce milieu mais on en a pas les moyens, donc on reste dans sa fange. Ce monde fonctionne comme une jukebox, il faut des pièces pour continuer. Des relations aussi, qu’on peut difficilement construire lorsqu’on vit dans un milieu défavorisé.

Heureusement, cette cité n’est pas peuplée que de cons. J’ai connu quelques personnes de mon âge qui ont fait des études et s’en sont sorties. Mais elles se comptent sur les doigts d’une main alors qu’il y a des milliers de personnes qui vivent ici. Il ne s’agit que de filles d’ailleurs. Ce qui ne m’étonne pas quand on voit ce que deviennent celles qui restent…

Il y a des choses que je n’arrive toujours pas à comprendre ici. Mais je crois que je préfère avoir grandi ainsi plutôt qu’être devenue une petite bourgeoise qui ne voit pas au delà de son petit nombril. C’est toujours plus enrichissant. Je me rends compte que notre haine réciproque venait principalement de notre ignorance : ils me croyaient ainsi, je les croyais ainsi, personne n’a jamais cherché à discuter pour mettre fin à tout ça et grandir ensemble, peut-être pas dans l’amour et les petits oiseaux, mais au moins dans le respect mutuel. Mais les gens ne discutent jamais, c’est plus facile de haïr et de taper.

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Auteur :

Je suis une femme de 27 ans, blogueuse humeurs et emploi, cherchant à creuser son trou dans le monde du travail malgré son handicap.

2 commentaires sur « J’ai grandi en cité HLM. »

  1. Cet article me perturbe beaucoup.
    J’ai également grandi en cité HLM, j’ai l’impression que celle que tu décris est très particulière et ne ressemble pas à la réalité.
    Je pensais que ce témoignage allait être positif mais en fait non. Au début je croyais que ça allait expliquer en quoi tu te sent integrée dans deux milieux mais en fait ça explique plus que tu t’y sens rejetée.
    Très très perturbant quand comme moi on a grandi en HLM, avec les ZEP et tout le tralala mais qu’on était « bien intégré ».

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    1. J’ignore si celle-ci est très particulière, mais elle n’est pas considérée comme la pire cité HLM de la ville.
      Mon témoignage n’est pas très positif mais en même temps, je ne m’y suis pas intégrée et on a pas voulu m’intégrer non plus. J’ai été jugée comme je l’ai décrit. Mais je ne me suis pas non plus intégrée dans le milieu de ma mère. Aujourd’hui je suis un peu des deux, et je rattrape mes années de non-liberté ^^
      J’ai eu un autre témoignage de quelqu’un de bien intégré, après je peux aussi citer des cas d’autres personnes qui ne s’en sont pas mieux sortis que moi. Chaque histoire est différente et tout ne peut pas être positif ! Mon cas n’est pas une généralité pour autant, un cas parmi tant d’autres.

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