Publié dans Littérature

Sunny, de Taiyou Matsumoto

Dans le cadre de l’évènement « La BD fait son festival 2015 », organisé par PriceMinister-Rakuten, j’ai reçu le manga Sunny, de Taiyou Matsumoto. Le but de cet évènement est d’échanger une BD contre une critique sur notre blog, afin d’établir un classement. Et il n’y a pas besoin d’être spécialement populaire pour être sélectionné, puisque c’est la deuxième année consécutive que je le suis alors que mon blog ne dépasse pas les 15 visites par jour hors sélection sur les réseaux de blogs ! Donc n’hésitez pas à participer lorsque l’opportunité se présente 🙂

Bref, bref, comme vous pouvez le voir, j’ai choisi un manga. C’est un genre très méprisé de la part des littéraires (j’ai déjà lu des termes comme « japoniaiseries abrutissantes », c’est sympa pour les fans) alors qu’il fait partie intégrante de la bande dessinée. La France est tout de même le deuxième consommateur mondial de mangas, juste après le Japon. Et contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas réservé aux enfants et adolescents : il existe des mangas d’art, d’œnologie, lifestyle, érotique, aventure, historiques (je suis une grande fan du manga Ad Astra qui parle de la rivalité entre Hannibal et Scipion)… de quoi satisfaire tout le monde sans sombrer dans le cliché.

Mais parlons de Sunny, puis-qu’après tout, c’est ce qui nous intéresse :

sunnyTitre : Sunny

Auteur & Dessinateur : Taiyo Matsumoto

Date de parution : 2011 (manga en cours)

Genre : Manga, Conte, Social

Catégorie : Seinen (public adulte et jeune adulte)

Prix éditeur : 12.70 € par tome

Synopsis :

Il n’y a pas de futur ou de passé. Seul le présent compte. Le présent est notre époque.

Mon avis sur ce manga :

Pour que j’accroche à un manga, il y a deux caractéristiques à remplir : un dessin qui me plaît, et une histoire captivante. Lorsque j’ai vu la couverture de Sunny, je me suis dit que ce n’était pas le plus beau dessin que j’aie vu de ma vie, mais ça allait. Cependant, une fois le livre ouvert… le dessin n’était pas du tout ce à quoi je croyais. Je n’ai pas du tout aimé. Trop simpliste, j’ai eu l’impression de voir un dessin fait à la va-vite au crayon de papier sans même chercher à être embelli. Ça a un côté authentique, certes, mais aussi un côté très laid. J’ai vraiment eu du mal à poursuivre le récit avec un coup de crayon qui ne me plaisait pas du tout.

On y découvre l’histoire d’une bande de gamins abandonnés, qui vivent dans un foyer. Ils oublient leur peine dans la Sunny, une vieille voiture rouillée abandonnée, comme eux, dans le jardin à côté de leur foyer. C’est une voiture qui leur permet, grâce à leur imagination, de s’échapper quelques instants de leur vie, de leur situation, pour devenir ce qu’ils veulent, fuir loin d’ici, vivre des aventures héroïques.

Pour ma part, j’ai trouvé qu’il y avait trop de personnages. Il m’était impossible de m’attacher à l’un d’entre eux car à peine on en présente un qu’un autre apparaît. Je trouve leur personnalité trop peu développée. On retient une petite caractéristique insignifiante pour chacun, et encore. On ne sait pas grand chose d’eux, si ce n’est que certains sont abandonnés mais pas orphelins, qu’ils chérissent les souvenirs de leurs parents tout en les détestant pour leur rejet. Je trouve que certains sont d’ailleurs bien stéréotypés, comme le matheux à lunettes, Sei.

J’ai vu beaucoup de critiques parlant de la diversité de caractère des personnages mais rien ne m’a sauté aux yeux. Le manga suit diverses petites intrigues du quotidien des enfants, mais rien n’est vraiment creusé. On nous fait voir un peu de leur douleur, de leur lassitude, mais dès que ça devient intéressant hop, on passe à autre chose. Et surtout, comme je disais, trop de personnages ont été introduits en même temps. J’aurais mieux vu une présentation progressive, avec un suivi plus long de chaque enfant. Le but d’un manga est quand même de donner envie de continuer.

Si l’auteur a fait en sorte de ne pas tomber dans le mélodrame dans son récit, je trouve qu’il a quand même quelque chose de niaiseux. De déjà-vu. Il manque au récit ce petit quelque chose qui le placerait au-dessus des autres, qui donnerait envie de suivre les personnages, d’en savoir plus sur eux, de les comprendre. Là, je vois dans Sunny un ramassis de gamins qui se confondent les uns avec les autres, qui sont tristes de leur situation mais qui vivent malgré tout leur vie et tentent d’avancer sans grand espoir. Rien de bien transcendant, rien qui me donne envie d’acheter les autres tomes. Je pense qu’une série traitant du statut d’orphelin et de la vie qui en découle a beaucoup de potentiel, mais là, c’est vraiment trop peu. L’histoire mérite de se développer et de donner plus de profondeur aux personnages.

Je note cependant la qualité de l’édition de Kana, avec des pages couleurs qui sont vraiment jolies et travaillées, et une jaquette en carton épais.

sunny2Note : 09/20

Je met cette note car je pense que l’histoire a un certain potentiel et que l’auteur finira bien par combler les lacunes de ce premier tome. Il faut lui laisser le temps de mettre en place son récit et je suis peut-être trop exigeante. J’ai aussi bien aimé les pages couleur, et le personnage d’Haruo, le jeune homme aux cheveux blancs que l’on voit sur la première image de l’article et qui est le seul à revenir fréquemment dans ce tome. Malgré tout, je n’accroche vraiment pas au style de dessin et j’ai du mal lorsqu’il y a trop de personnages à suivre en même temps sans qu’aucun ne se distingue.

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Auteur :

Je suis une femme de 27 ans, blogueuse humeurs et emploi, cherchant à creuser son trou dans le monde du travail malgré son handicap.

Un commentaire sur « Sunny, de Taiyou Matsumoto »

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