Publié dans Une vie de rousse

Les salles de shoot désormais légales

Les salles de shoot, c’est une proposition qui, dès le début, m’a faite grincer des dents. De base, je n’ai aucune tolérance pour tout ce qui est « drug addict », qu’il s’agisse de consommateurs de drogues dures ou de « simples fumeurs du quotidien ». De vraies plaies, qui non contentes de se pourrir la santé en font souvent profiter les autres, que ce soit par inhalation passive ou par influence (les enfants qui voient les adultes se droguer et suivent leur exemple, notamment). Je me suis d’ailleurs toujours moquée de l’hypocrisie du gouvernement qui laisse la clope légale car elle touche de gros sous dessus, alors que c’est cancérigène. Vous imaginez donc bien qu’une proposition de salle pour le petit confort de gens pour lesquels je n’ai pas le moindre respect me dérange.

drogue

En fait, ces « salles de shoot« , ce sont des structures dans lesquelles les drogués pourront venir prendre leur dose « dans de bonnes conditions« , notamment pour diminuer les risques de transmission de maladies dues à une mauvaise hygiène lors de la consommation. L’objectif est de permettre un meilleur accès aux soins, un meilleur encadrement des junkies et… une diminution des nuisances dans l’espace public.

Une diminution des nuisances dans l’espace public. L’hypocrisie à son paroxysme. J’ai ri. Et quid des fumeurs ? Je parle des fumeurs de clope, qui eux aussi, sont une vraie nuisance dans l’espace public. Vous savez, ces gens qui en marchant vous envoient leur fumée en plein visage et s’en foutent royalement, fument à côté de vos gosses, de vous-mêmes, mobilisent un abribus pour fumer tranquillou alors qu’il pleut, vous obligeant à attraper une bonne crève si vous ne voulez pas respirer leur fumée. Ou alors ceux qui vous insultent quand vous leur refusez du feu ou que vous leur expliquez que vous ne fumez pas. Ces gens à cause de qui vous ne pouvez pas marcher deux minutes dans la rue sans subir le tabagisme passif, qui rappelons le, tue 600.000 non-fumeurs par an. 600.000 personnes qui n’ont rien demandé, qui subissent, et à qui on répond qu’ils sont des rabat-joie lorsqu’ils demandent à la personne qui dérange d’aller fumer ailleurs. Ces fumeurs, la plaie de l’espace public, plus visibles encore que tous les autres (je ne sais pas pour vous, mais moi, je croise bien plus de fumeurs de clope que de types qui s’injectent ou fument du cannabis), on ne va pas leur demander d’aller se droguer (oui, le tabac, c’est bien une drogue !) dans ces salles au lieu de la rue ? Non ? Ne serait-ce pas un peu hypocrite ?

D’ailleurs, en parlant de drogue, la consommation n’est-elle pas censée être un petit peu interdite ?

L’usage illicite de l’une des substances ou plantes classées comme stupéfiants est puni d’un an d’emprisonnement et de 3750 euros d’amende.

Les personnes coupables de ce délit encourent également, à titre de peine complémentaire, l’obligation d’accomplir un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants, selon les modalités fixées à l’article 131-35-1 du code pénal.

Cette interdiction concerne aussi bien l’usage public que l’usage privé et elle ne fait aucune différence entre les drogues. Qu’il s’agisse de cannabis ou d’héroïne, les peines encourues pour usage illicite de stupéfiants sont les mêmes et peuvent aller jusqu’à un an d’emprisonnement. Ah mais attendez, on crée des salles pour consommer des drogues dont… la consommation est interdite par la loi ??? What the fuck ? Si j’ai bien compris, une loi va être adoptée afin de donner des garanties juridiques au dispositif. Parce qu’en plus, on va protéger des gens qui enfreignent la loi ? Visiblement, oui. Magnifique.

Les toxicomanes détenant pour leur seul usage et consommant des stupéfiants dans ces salles ne pourront être poursuivis pour usage et détention illicite. De même, les professionnels intervenant dans ces salles ne pourront pas être poursuivis pour complicité d’usage illicite de stupéfiants notamment, s’ils agissent conformément à leur mission de supervision.

Ces salles de shoot sont destinées aux personnes « qui ont disparu des radars de notre société et échappent à tous les dispositifs existants« . Ah, donc on suppose que des gens qui échappent sciemment à tous les dispositifs existants vont, volontairement, se rendre dans ces salles. C’est quand même sacrément gonflé. C’est basé sur du volontariat, personne ne sera obligé de se rendre dans ces salles. Si Jacques-Hubert a envie de se prendre son rail de coke sur son banc habituel, il le fera, même s’il y a une salle de shoot à deux pas de lui. Donc je ne vois vraiment pas l’intérêt du dispositif, surtout avec l’encadrement juridique bancal. Qui voudrait prendre le risque de se faire punir pour consommation illicite alors qu’il peut consommer chez lui, dans la rue sombre et crade du coin, ou je ne sais où ? Même si on nous assure que ce ne sera pas le cas, les gens resteront méfiants. La drogue rend paranoïaque.

Ce qui me fait le plus braire, dans cette proposition, c’est l’absence d’obligation de soins. Les soins seront juste proposés. Autrement dit, un gros drogué peut venir prendre sa dose en toute tranquillité, il aura juste droit à un « la drogue, c’est pas bien » retentissant, avec le doigt levé du prof en colère, et il pourra rentrer chez lui comme une fleur. On l’aura aidé à se shooter en toute sécurité et c’est normal. Oui, il y aura des professionnels de la santé, mais s’il n’y a aucun accompagnement obligatoire, à quoi bon ? Et même s’il était obligatoire, le drogué de base préfèrera prendre le risque de l’hygiène douteuse, juste pour qu’on lui foute la paix.

Pour moi, ces salles, c’est un peu comme le premier pas vers la légalisation de toutes les drogues. On ne poursuit pas le consommateur pour usage de stupéfiants, au contraire, on l’aide à consommer, sans l’obliger à se soigner ou à dénoncer son fournisseur. On lui créée des zones de non-droit. Le coût de tout ça reviendra à environ 800.000 euros par an. Qui pourraient être investis dans des domaines qui en valent bien plus la peine mais non, autant s’en servir pour aider les gens à enfreindre la loi, c’est mieux. N’y-a-t-il pas d’autres priorités ?

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D’ailleurs, parle-t-on des protestations des associations de riverains ? Quand on voit à quel point certains ont la drogue et l’alcool mauvais, est-ce bien prudent de voir des rassemblements de ce type de personnes à un seul endroit ? Les consommateurs les plus dangereux seront-ils raccompagnés ou libérés comme si de rien n’était ? Personnellement je n’aimerais vraiment pas avoir ça à proximité. Bon, vu le quartier dans lequel j’habite, je ne suis pas prête de voir fleurir une salle de shoot à proximité (faut bien qu’il y ait un avantage à vivre dans une ville de bourges) et tant mieux. Mais je plains les gens qui auront à subir ça, et qui en plus, n’auront que le droit de se la fermer parce que « le gouvernement a décidé et on s’en tape des nuisances ». Certains disent que les salles ne changeront rien car elles n’accueilleront que les drogués habituels. Mais il y a quand même une différence entre « les drogués habituels » et « un rassemblement des drogués habituels ». Comme qui dirait un petit problème de nombre. Et puis, la drogue c’est cher, pas forcément simple à se procurer. Ne vont-ils pas s’agresser entre eux ?

Je trouve vraiment ce dispositif incomplet et hypocrite. Si encore il y avait une obligation de soins, je grincerais un peu moins les dents sur le gaspillage d’argent, mais même pas. J’ai l’impression que l’argent du contribuable va être utilisé pour aider des types à se droguer en toute légalité, à encourager l’assistanat au point de leur fournir leur matériel, sans les poursuivre pour quoi que ce soit malgré l’illégalité de leur démarche, ni les obliger à se « soigner » (je met des guillemets parce que bon, pour moi, la drogue n’est pas une maladie, c’est juste de la grosse connerie, on oblige personne à en consommer, si les gens sont accro, ils n’ont qu’à se démerder pour faire face aux conséquences de LEUR connerie). Et surtout, quitte à réduire les nuisances dues à la consommation de drogue dans les espaces publics, autant le faire jusqu’au bout. Là, on ne le fait que partiellement et on n’impacte pas la principale source de nuisance. J’ai une impression d’inutilité et de gaspillage assez flagrante. Manque de bol, on ne m’a pas demandé mon avis. Et on ne demandera pas non plus l’avis des voisins de ces futures salles de shoot. Bon courage les gens !

En lisant l’article du Figaro dont je vous mets le lien en fin d’article, j’ai été assez sidérée de voir le concept de salles de shoot repris en France alors que les autres pays qui les expérimentent connaissent un échec cuisant. Les drogués y viennent notamment pour expérimenter de nouveaux mélanges, car encadrés par le personnel médical, ils ont moins peur des conséquences. Des dealers profitent du « périmètre de sécurité anti-flics » pour venir vendre leur came tranquillement à l’entrée des salles. Et surtout, l’énorme majorité des junkies continuent de se droguer à leurs endroits habituels et n’ont juste rien à cirer de ces salles. De plus, cela créée des inégalités face à la justice : on autorise les gens à consommer quelque chose d’illégal dans certains endroits, et on arrête les autres. Dafuk ? Et comme disait si bien quelqu’un dans les commentaires du Figaro : « Cette loi est anti-constitutionnelle car elle autorise et organise une activité illicite. Donc le conseil devrait l’annuler. On ne peut pas faire appliquer la loi et en même temps la violer. ». Eh bien visiblement, si. Et ça n’a pas l’air de choquer grand monde.

Sources :

Le Figaro : « Les salles de shoot, une incitation à la drogue« 

Le Monde : « L’assemblée nationale vote l’expérimentation des salles de shoot » et « Le gouvernement propose d’expérimenter les salles de shoot pendant 6 ans« 

Drogues.gouv : « Ce que dit la loi en matière de drogues« 

Drogues info service : « L’usage de stupéfiants« 

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Auteur :

Je suis une femme de 27 ans, blogueuse humeurs et emploi, cherchant à creuser son trou dans le monde du travail malgré son handicap.

7 commentaires sur « Les salles de shoot désormais légales »

  1. Coucou.

    Je peux comprendre ton point de vue, plus ou moins, concernant les salles de shoot.
    Je pense par contre que tu devrais nuancer tes propos concernant les personnes qui se droguent. On ne se drogue pas uniquement pour embêter les autres.
    On se drogue par manque, par mal être. Et souvent, on est au fond d’un trou, dans une souffrance immense à être esclave de ces drogues.
    En aillant tant de mépris envers ces personnes en souffrance, alors qu’eux t’envoient toute leur fumée à la tête, toi tu leur envoies toute ta haine en échange – pas mieux.

    Mépriser l’autre, c’est se mépriser soi-même.

    Je te cite:
    « je n’ai aucune tolérance pour tout ce qui est « drug addict », qu’il s’agisse de consommateurs de drogues dures ou de « simples fumeurs du quotidien ». De vraies plaies, qui non contentes de se pourrir la santé en font souvent profiter les autres, »
    Ce sont ce genre de propos, qui mènent les gens vers l’angoisse, le rejet, la solitude.

    Et pour info, les consommateurs des drogues les plus dures se trouvent dans tes quartiers, ces quartiers de « bourges » comme tu dis; sache que bien souvent, le plus gros des drogués est celui qui porte le costume, la cravate et les chaussures cirées: l’habit ne fait pas le moine, tu devrais revoir tes opinions de surface et de perfection utopiste;

    Redescendre de haut, en somme!

    Aimé par 1 personne

    1. Ah mais je n’ai jamais dit que l’on se droguait uniquement pour embêter les autres, j’ai dit que le fait de se droguer embêtait souvent les autres (je dis souvent, parce que pas mal de monde ne semble pas dérangé de voir d’autres fumer devant leurs gosses, en fait.). Et effectivement, j’assume totalement mon absence de tolérance envers ces gens, qui, ne l’oublions pas, choisissent de se droguer. Il y a énormément de prévention, on ne peut pas dire qu’en prenant sa première piquouze, on ne sait pas vers quoi on se dirige. Ou même sa première clope d’ailleurs. Et pourtant non seulement ces gens le font, mais en plus ils se permettent de mettre la santé des autres en danger. C’est ça que je ne peux pas tolérer. Pour moi c’est un peu comme ce principe de « suicide altruiste » que je n’arrive pas à comprendre, ils veulent entraîner les autres dans leur chute au lieu de se faire aider.
      On parle là de personnes qui esquivent tous les systèmes d’aide qui existent, donc qui « souffrent », mais ne veulent pas se soigner. De la compassion envers des gens qui s’empoisonnent, empoisonnent les autres et qui en plus ne veulent pas arranger les choses ? J’en suis incapable. Et si on me considère comme méprisante, tant pis, je l’assume. J’assume d’avoir eu des périodes très noires dans ma vie et de ne pas être tombée dans ce genre de choses, de n’avoir entraîné personne avec moi. Car je suis forte et je méprise la faiblesse.
      Pour ce qui est de mes opinions de surface, je n’ai pas dit qu’il n’y avait pas de drogués dans mon quartier, j’ai dit que je n’étais pas prête de voir une salle de shoot ici, car messieurs dames les petits bourgeois bien-pensants n’en voudront jamais et, eux, ont plus de moyens pour dire non que quelques banderoles de protestation. Et puis on parle d’opinions de surface, mais « le plus gros des drogués est celui qui porte le costume, la cravate et les chaussures cirées » c’est pas une généralité par hasard ? Bref, tout ça pour dire que je n’ai aucun respect pour eux, mais que mon ego se porte très bien aussi, je ne me méprise pas pour autant.
      Je me doutais que j’aurais des commentaires du genre, généralement, quand on ne prend pas de gants, les bien-pensants arrivent au galop. Manque de bol, ici, ce n’est pas vraiment l’antre de la bien-pensance.

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  2. Moi je suis d’accord avec toi Bleun : d’une, personne ne met un couteau sous la gorge des gens en leur disant « fume ta 1re clope, ton 1er pétard ou fais-toi ton 1er shoot ou je te crève ! » C’est donc bien d’un choix qu’on parle, sauf dans le cas de personnes devenues addicts de certains médicaments qu’elles ont commencé à prendre suite à une blessure etc.

    De 2, il est clair que c’est pas à côté de l’Elysée qu’on inaugurera la 1re salle de shoot ! Nos chers gouvernants n’en ont rien à secouer que les riverains aient à subir les va-et-vient de hors la loi (ben oui comme dit dans l’article quand on se drogue on viole la loi), plus ou moins bruyants (jusqu’à quelles heures tardives seront ouvertes ces salles ?), plus ou moins agressifs, plus ou moins influents face à des jeunes naïfs qui les croiseront peut-être sur le chemin du collège…

    D’ailleurs, pour en revenir à cette histoire d’illégalité, je trouve quand même foutrement dégueulasse qu’on autorise, sur initiative des connards qui nous gouvernent, des gens à se droguer, qu’il s’agisse de drogues douces ou dures, et qu’à côté de ça (prenons un exemple simple mais flagrant), on te casse les « bonbons » (pour rester polie), à toi le citoyen lambda, parce que t’es en retard de qq semaines pour faire le CT de ta voiture, ou parce que t’as pas mis la piépièce dans l’horodateur pour payer le stationnement…

    2 poids et 2 mesures !

    Toute façon je vois clair dans le jeu du Gouvernement : tout ce qu’ils veulent c’est s’attirer les voix des « d’jeuns » et de tous les camés (et yen a ! rien que tous ceux qui fument du shit et qui disent « ouais moi mon premier tarpé jl’ai fumé à 12 ans… »), là ya un sacré électorat à récupérer !

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    1. Oui, quand je parle de mon mépris envers les drogués, je n’inclus pas du tout ceux qui le sont devenus suite à des traitements, qu’il s’agisse d’anti-douleurs ou bien de médicaments comme les anti-dépresseurs qui rendent accro. D’ailleurs, j’ai déjà eu des injections de morphine, mais ça ne m’a jamais faite planer ni rien oO
      Je suis tout à fait d’accord avec toi pour ce qui est des voix à récupérer, d’autant plus que les plus jeunes sont de plus en plus tolérants envers toutes les déviances liées à la drogue. Donc forcément, si ça touche la légalisation, là, ils se récupèrent les voix fingers in the nose.

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  3. Je suis entièrement d’accord avec toi ! Je trouve cela bien hypocrite d’ouvrir ces salles. Qu’on augmente les centres pour aider les drogués qui veulent s’en sortir, d’accord. Mais pas les encadrer dans leur addiction…

    Oui, tous les drogués sont différents. Y a ceux qui ont voulu tenté et qui sont devenus accros. T’as ceux qui s’en foutent et ceux qui voudraient vraiment s’en sortir. Ce sont ces personnes-là qui ont besoin d’encadrement, de ces salles d’écoute, de conseils, de traitements médicaux.

    Subutex est très connu chez moi. Ça aussi je n’ai jamais compris. Les gens continuent toujours autant de se droguer tout en prenant Subutex. Ils y trouvent une certaine conscience peut-être ?!

    Faut pas se leurrer, je ne vois pas pourquoi ces salles fonctionneraient. Ma commune est une plaque tournante. Oui, il y a des costumes/cravates qui se droguent mais ils sont discrets. Ce ne sont pas eux que l’on va croiser au fond d’une ruelle, dans une cabane abandonnée, sous un pont. Et ce ne sont pas eux non plus qui viendront dans ces salles. Les drogués bourgeois ou non, ils se cachent pour parfaire à leur addiction (même si la drogue était légale, ça se cache), je les vois mal se pointer dans ces salles… Au pire, tu auras une minorité, et encore…

    Moi, je n’y crois pas du tout. Et comme tu dis, on s’occupe de ceux qui se droguent à la coc’ et l’héroïne, mais on ne s’occupe pas des alcooliques/fumeurs. Les paquets de cigarettes neutres ne changeront rien ainsi que la hausse des prix. L’alcool ? L’Etat se fait un bien joli pactole dessus aussi donc à ne pas supprimer… Les spots publicitaires contre les dangers au volant ? Ça parle depuis des mois/années sur la légalisation du cannabis et réduire l’âge pour passer le permis ? J’en connais des fumeurs. Au volant, ils ne sont pas à 100% de leur capacité…

    J’ai un proche qui fume et bois depuis de nombreuses années. Il est dans le déni et refuse d’écouter, de se faire aider. Je connais son sort. Je ne le plaindrais pas… Que le gouvernement se focalise sur ceux qui veulent se battre pour s’en sortir et non pas ouvrir des salles pour un meilleur confort…

    Bref, y a des logiques au gouvernement que je ne comprends pas toujours…

    Aimé par 1 personne

  4. Je viens de tomber sur cet article et je l’ai lu d’une traite. Je ne vais pas revenir sur le débat des salles de shoot, tu as pointé des problèmes et contradictions évidentes. Par contre, sans tomber dans la bien-pensance ou je ne sais quoi, sincèrement mais comment peut-on mépriser une personne qui se drogue lorsqu’on connait l’histoire de pas mal d’entre eux ; certes ils ont eu la faiblesse de succomber, de ne pas réussir à pardonner ou « oublier » mais il ne faut pas oublier que beaucoup de ces personnes qui vont aller se piquer dans un squat pourri ou faire 200 bornes juste pour avoir un peu de rabla, c’est pas pour le fun du tout, mais vraiment pas du tout du tout. Souvent la première fois c’est pour oublier quelque chose d’insupportable, et malheureusement on peut y prendre goût si j’ose dire (et les soins pour les toxicos sont loin d’être au point, pour avoir observer ça de près, c’est ni fait ni à faire). Après bon, je peux aussi éventuellement comprendre ton « mépris » si tu ne connais pas bien les circonstances, j’aurai peut-être réagi de la même façon avant de rencontrer et de parler à ces personnes (non je ne suis pas une droguée ^^). J’aurai pu te sortir masse de statistiques mais bon j’ai la flemme et si par hasard le sujet t’intéresse, tu sais où me trouver 🙂

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