Publié dans Une vie de rousse

Quand je dis que je ne veux pas d’enfants… je sais ce que je dis.

no kids no regrets

Lorsque je dis que je ne veux pas d’enfants, que ce soit dans la sphère privée ou la sphère professionnelle (la fameuse question « Vous voulez des enfants ? » bien intrusive en entretien d’embauche, vous connaissez ?), j’ai toujours droit à la réplique condescendante « Tu dis ça maintenant, mais tu verras, d’ici quelques années tu en voudras ». Une réplique qui a tendance à m’horripiler car les gens sont persuadés qu’ils me connaissent mieux que moi-même. Mais franchement, qui mieux que moi-même peut déterminer ce que je veux ou non ?

Déjà, je n’ai jamais été attirée par la maternité. J’ai toujours vu le fait d’être mère comme le fait d’avoir une descendance et c’est tout. Avoir un enfant qui transmettra le nom et les valeurs de la famille. Je n’ai jamais ressenti l’instinct maternel, l’horloge biologique, la sensation d’amour exclusif envers un lardon. J’ai toujours trouvé les bébés moches et bruyants, les enfants ingrats, les ados insupportables et les adultes hypocrites. RIEN dans la maternité ne me fait envie, au contraire, ça m’horrifie plutôt.

Et surtout, je me connais. Je connais mon caractère et je sais très bien comment je réagirais dans telle ou telle situation. Et je sais, au plus profond de moi-même, que je ne suis pas faite pour la maternité.

Je suis quelqu’un de foncièrement tranquille, qui ne supporte pas le bruit, les cris, qui déteste être perturbée lorsque je fais quelque chose. J’aime avoir du temps à me consacrer sans avoir à gérer quelqu’un d’autre. Avoir un enfant, c’est accepter de voir son quotidien bouleversé par une petite vie qui dépend entièrement de vous. Dont vous devrez vous occuper, pour laquelle vous vous inquièterez, etc, etc. Rien que l’idée d’avoir entre les pattes un chiard qui m’embête toutes les deux minutes me donne des envies de le flanquer dans une malle direction le Brésil.

Je sais aussi que si je me retrouve avec un enfant qui ne correspond pas à mes attentes me rendra vraiment mauvaise. Si j’ai un enfant qui n’hérite pas de mes capacités intellectuelles, de ma curiosité, de mes facilités, je sais que je ne le supporterai pas. Je ne pourrai jamais élever un enfant moyen voir idiot. Et puis je n’ai jamais aimé l’école, que je trouve archaïque, elle m’a tirée vers le bas et si je n’éduque pas mon enfant moi-même je m’en voudrai. Mais faire soi-même l’école à son enfant signifie renoncer à beaucoup de choses.

Je regarde aussi l’état de mon couple actuel. Je veux dire, tout se passe bien entre mon homme et moi, le problème ne vient pas de moi. Mais comme j’expliquais dans cet article, il est bipolaire. Il n’est pas dangereux en soi mais une accumulation de petites contrariétés peuvent le rendre clairement menaçant. Je l’ai vu avec son neveu, qui, enfant, ne se rend pas compte qu’insister auprès d’une personne psychologiquement instable peut carrément mettre sa vie en danger. Je n’ai pas envie de devoir sans arrêt surveiller non seulement mon homme, mais en plus le gosse. Sans compter que si je n’ai pas de maladie psychologique en soi, je ne suis pas non plus la personne la plus saine au monde. J’ai de gros traumatismes derrière moi, dont j’ai gardé des séquelles. De plus, mon homme et moi sommes tous les deux très asociaux. Si on faisait un enfant, il partirait avec un bagage psychologique très lourd. Ce n’est pas forcément une bonne idée n’est-ce pas ?

Et puis, je parle de mon homme, mais moi aussi je peux me révéler violente. Plus moralement que physiquement en fait, à l’instar de ma mère. Quand j’étais petite, ma mère a vite compris que la violence physique n’avait aucun effet sur moi (je répliquais, et je n’ai pas honte de le dire) alors elle a fait appel à une technique plus subtile : la violence morale. Rabaisser, insulter, manipuler, exiger, faire du chantage… voilà ce qu’elle faisait. Et je sais que j’ai gardé une tendance à faire de même quand je me retrouve avec quelqu’un qui ne me comprend pas. N’ayant aucun tact les gens prennent souvent mes paroles comme insultantes ou abaissantes. Parfois, elles le sont réellement et intentionnellement. Je ne suis pas méchante en soi mais je peux me révéler très mauvaise envers les gens que je n’apprécie pas ou qui me dérangent.

Et je ne parle pas de mes problèmes de santé qui sont génétiques. Donc transmissibles. En théorie, mes enfants seront porteurs sains, à moins que mon homme possède aussi les gènes incriminés dans ma (mes ? J’en sais rien pour l’endométriose mais ma mère, mes tantes et mes cousines souffrent aussi énormément chaque mois donc ça joue je pense) maladie. Je n’ai pas envie de transmettre ça. J’ai une mentalité un peu eugéniste sur les bords et je pense que quand on a une pathologie lourde comme la mienne on ne doit pas se reproduire. C’est trop de souffrance et je ne veux pas prendre le risque que mes descendants soient malades car j’ai été trop égoïste pour les préserver. Avoir des enfants quand on sait ce qui les attend est profondément égocentrique. Une des cousines de ma mère, atteinte de mucoviscidose, a d’ailleurs fait exactement le même choix que moi, pour les mêmes raisons.

Le jugement quotidien autour des mères de famille me gonfle aussi. Je sais que si je colle une tarte à mon gosse en public, parce qu’il l’aura méritée, je vais avoir droit à tous les regards indignés et aux paroles insupportablement moralisatrices de tous les « anti-châtiments corporels » alors que je ne leur demande rien et que j’aimerais bien qu’ils aillent se faire voir chez les grecs sans se mêler de mes méthodes d’éducation. Une mère de famille est sans arrêt jugée, si elle allaite ou non, si son gosse traîne dehors le soir ou non, sur la longueur de la jupe de sa fille, si elle continue à se faire belle alors qu’elle a des enfants, etc, etc. Franchement ça me rendrait encore plus acariâtre de devoir subir tout ça. A croire que les gens ne sont pas capables de se mêler uniquement de leur cul.

Mon homme est lui aussi conscient de tout ça et supporte de moins en moins l’une de ses collègues, mère de famille, qui n’arrête pas de le tanner comme quoi la maternité c’est génial et qu’un jour il en voudra des enfants. Au début, elle pensait que seul lui n’en voulait pas et qu’il m’imposait son point de vue. Une blague horrible à base de morceaux de bébé dans un congélateur a suffi à lui faire comprendre que je n’en voulais pas non plus, mais elle n’arrive pas à admettre qu’en tant que femme je ne veuille pas être mère. Elle m’a même proposé de me confier sa fille. Sachant que je ne supporte pas les enfants, paie ton idée. En fait elle est comme énormément de gens, à ne pas pouvoir comprendre que certains veulent consacrer leur vie à autre chose qu’à élever des gosses.

J’ai eu le même problème avec mon gynécologue à propos de mon endométriose. Je lui avais dit que m’enlever tout résoudrait le problème mais il ne veut pas car je n’ai pas d’enfants et peut-être qu’un jour j’en voudrai. En gros je vais continuer à douiller uniquement parce que d’autres s’imaginent qu’ils me connaissent mieux que moi. Parce qu’une personne ne peut pas envisager qu’une autre puisse avoir un autre point de vue, d’autres valeurs, d’autres priorités. Qu’une femme puisse se connaître et vouloir disposer de son corps comme elle l’entend.

no kids 2

Beaucoup de mamans me disent que je ne peux pas savoir ce qu’est être mère sans le devenir. Je veux bien le croire, mais que se passe-t-il si une fois maman, je m’aperçois que je ne suis pas faite pour ça ? Faire un bébé, ce n’est pas comme essayer la frange, on ne peut pas arranger les dégâts si ça ne nous va pas.

Quand je vois des gens juger la mère de famille qui tue ses enfants, balancer des horreurs ou des « autant ne pas faire d’enfants », je me demande s’ils se rendent compte de la pression sociale qu’il y a derrière la maternité. Tout est fait pour que les femmes ressentent le devoir d’être mères, sans se soucier de leur caractère, de leurs aspirations. On les enferme dans un carcan de matrice et après, si elles réalisent qu’elles n’ont rien de mères, on leur rajoute un cadenas comme quoi elles doivent assumer maintenant. Je comprends ces femmes qui réalisent qu’elles ne sont pas des mères et qu’on force à être ce qu’elles ne sont pas. Elles ne peuvent pas revenir en arrière et finissent par commettre l’irréparable. Des innocents paient les pots cassés parce que la maternité et le no-kids sont encore des sujets tabous. Parce qu’aujourd’hui, en 2015, on en est encore à réduire la femme à un rôle de procréatrice et qu’on ne la laisse pas tranquille si elle fait un autre choix. On la renvoie toujours à son statut de femme et donc de potentielle mère.

Pourtant, quand une femme réalise qu’elle ne pourra pas élever son enfant, on devrait lui laisser la possibilité de le confier à d’autres ou dans des institutions spécialisées. Certaines seront horrifiées de lire ça mais mieux vaut que le gamin devienne pupille de l’État plutôt qu’il grandisse dans un foyer où il sera rejeté, mal aimé, voir battu. Mais ce n’est pas si facile d’abandonner son enfant, encore à cause de la pression sociale. Je sais très bien que si je faisais ça ma mère serait la première à m’insulter de tous les noms et à me tomber dessus, sans se mettre à ma place une seule seconde. Actuellement elle fait mine de comprendre mon choix, mais elle ne cesse de glisser des « Pourtant, j’aurais bien aimé être grand-mère » au détour d’une conversation. La pression, encore. L’abandon d’enfant est encore très tabou et ne bénéficie d’aucune empathie. Mais l’erreur est humaine. Tout le monde n’est pas capable de faire face aux bouleversements qu’entraînent la maternité, tout le monde ne savait pas et ne pouvait pas savoir. Et on va les obliger à assumer quelque chose qu’ils sont incapables d’assumer ? S’enfermer dans une telle situation c’est un coup à finir par commettre l’irréparable. Et si l’irréparable n’est pas commis, à faire de la vie du pauvre gamin un Enfer comme on en souhaiterait à personne.

Dans ma propre famille j’ai eu l’occasion de voir ce que ça donnait, avec ma grand-mère maternelle. C’était une femme moderne, intelligente, qui voulait travailler et qui était douée. Mais son époque ne le permettait pas, on l’a obligée à se marier, et mon grand-père l’a littéralement transformée en poule pondeuse. Elle a eu 5 enfants et plusieurs fausse-couches. Elle n’était pas faite pour être mère ni pour être femme au foyer et s’est vengée sur ses enfants. Elle mentait à son mari pour qu’il « corrige » les enfants, ne faisait rien dans la maison, harcelait sa fille aînée pour qu’elle fasse toutes les corvées à sa place, était imbuvable au quotidien. Autant ses deux fils ont été plutôt tranquilles, mais l’enfance des trois filles a été une vraie horreur. Je ne m’entendais pas avec mamie car je lui ressemblais beaucoup, j’étais comme elle à son âge. Sauf qu’à moi on m’a laissé ma chance, on m’a laissée étudier et tenter de me faire ma place. Certains diront que le modèle de ma grand-mère est d’une autre époque, mais non. De nos jours aussi, certaines femmes s’imaginent qu’être mères est leur destin, qu’elles n’ont pas d’autres choix. Certaines se font imposer la maternité et trouvent ça normal.

Quand je dis que je ne veux pas d’enfants, je sais ce que je dis. Pourtant, il n’y a pas grand monde qui comprenne. Qu’il s’agisse de recruteurs, de collègues, de médecins ou de proches, le jugement est là, en permanence, la condescendance aussi, ce petit côté méprisant qu’ont certains parents envers ceux qui ne font pas partie de leur espèce de… secte de la reproduction. Si vous, vous avez eu des enfants, c’est génial pour vous, grand bien vous fasse. Mais au bout d’un moment, il faut admettre que certains puissent ne pas en vouloir. Pondre de futurs chômeurs, ce n’est pas mon délire. Notre époque nous offre bien plus de possibilités que le classique schéma maison + voiture + mariage + enfants. Cette connerie appelée horloge biologique n’existe pas et encore heureux. Faire des enfants n’est pas un passage obligatoire, c’est un choix. Et on peut très bien ne pas faire ce choix. Moi j’ai choisi de ne pas le faire, et l’opinion des autres, eh bien…

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Auteur :

Je suis une femme de 27 ans, blogueuse humeurs et emploi, cherchant à creuser son trou dans le monde du travail malgré son handicap.

26 commentaires sur « Quand je dis que je ne veux pas d’enfants… je sais ce que je dis. »

  1. Comme je comprends tout ce que tu es entrain de dire. C’est exactement ce que je pense et ressens. Pour ma part, c’est surtout mes proches dans le cercle familial et amical qui me disent toujours « Tu dis ça maintenant… » ou « Tu verras, plus tard… » ou « Quand ce sera le tien, tu l’aimeras forcément » (oui, mais je ne prendrai pas le risque)..par contre, au niveau professionnel comme je bosse majoritairement avec la gente masculine, et d’une tranche d’âge entre 20 et 35 ans, ils comprennent à peu près ma position. Jamais à l’abri de celui qui me reproche de « dire n’importe quoi » et d’être égoïste bien sûr mais bon ça va. Pour ma part, j’ai arrêté d’argumenté. Je laisse dire. Une de mes amitiés a failli être détruite à cause de ce sujet là car je me suis vraiment énervée une fois….

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  2. Je pense que tu as de très bonnes raisons de ne pas vouloir d’enfant et si un jour tu en as, je ne me gênerai pas pour me dire : ça, c’est une femme qui a cédé à la pression sociale, déjà ça montre bien combien elle est faible, mais en plus, elle deviendra surement une mauvaise mère. Quel monde !

    Par contre, c’est affreux que ton médecin refuse de te soigner pour cette raison. Ma mère a eu un problème équivalent avec son gynécologue : « Et si vous voulez d’autres enfants plus tard ? Vous avez l’autorisation de votre mari ? » Elle en a été voir un autre. Tu trouveras peut-être un autre médecin qui t’écoutera plus.

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    1. De mémoire l’endométriose entraîne la stérilité, donc il y a peu de chances que j’en aie un jour ! On m’a parlé aussi de « l’autorisation de mon mari », et mon copain leur a répondu que c’était mon corps, ma souffrance, donc ma décision et qu’il ne s’en mêlerait pas. Ça les a scotchés mais ils n’ont pas cédé pour autant. Ils me trouvent trop jeune et je suppose que derrière ce refus ce cache une peur que je les poursuive en justice si je change d’avis.

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      1. Quel cauchemar ! Non mais franchement…

        Si c’est juste un problème d’enfant, les médecins doivent bien savoir que les familles peuvent adopter.

        Après avoir lu ton article, je me suis renseignée un peu sur ta maladie, dont je ne connaissais que les symptômes et le fait qu’elle était souvent très mal soignée.

        En tout cas, j’aime bien ton image de la fin ! Elle me fait bien rire !

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      2. Oui en plus, l’adoption est possible même si je changeais d’avis, en plus ça règlerait le problème de la transmission de la maladie. Même si ça ne me tente pas du tout. J’essaie de trouver un nouveau gynécologue actuellement, mais ce n’est pas facile. On m’a répondu que je cherchais une opération de confort alors que non, je veux juste extraire une partie défectueuse et douloureuse de mon corps.

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  3. Je te comprends car je ne veux pas non plus d’enfants. J’aime bien les enfants, mais les enfants des autres. C’est sympa de s’en occuper une heure ou deux, de jouer avec eux, mais je ne veux pas d’enfant « à moi ». Quand j’ai dit ça à une amie elle m’a sorti la fameuse phrase : « c’est parce que t’es jeune, tu verras plus tard t’en voudras ». Mais NON. De toute façon, si jamais je change d’avis, j’adopterai car il y a assez d’enfants dans le monde qui ont besoin de parents… Enfin bref. Non, je ne veux pas être enceinte, je ne veux pas d’enfants, et ça ne changera pas. C’est dingue que la « société » nous voie encore comme des « poules pondeuses » qui devons continuer de perpétuer la race. Vite vite vite il faut qu’on ait des enfants, un mariage, une maison, le chien et tout ce qui va avec. C’est vraiment usant.

    Pour ta maladie tu ne peux pas demander à un autre gynéco ? Peut-être qu’un autre ne te sortirait pas l’argument des marmots.

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    1. J’essaie de trouver un autre gynécologue, mais ce n’est pas facile. Je ne peux pas savoir s’ils sont ouverts au dialogue avant de les avoir rencontrés, et chaque rendez-vous prend plusieurs mois. Sans parler de ceux qui ne prennent carrément pas de nouveaux clients. Le pire, c’est que mon gynécologue actuel connaît l’endométriose et la douleur, mais il ne veut pas entendre parler d’hystérectomie tant que je n’ai pas d’enfants. Je ne vais quand même pas en pondre un pour lui faire plaisir…

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  4. Je suis actuellement enceinte de mon 3ème enfant et pourtant je comprends parfaitement ce que tu veux dire. Quelle pression on met aux femmes! Tu as raison d’affirmer tes choix et de fermer leur caquet à ceux/celles qui n’envisagent pas d’autres chemins de vie que les leurs. Tu ne leur enlèves rien à ne pas vouloir d’enfants, c’est dingue de ne pas comprendre ça.
    Mais ce qui me choque le plus dans ton billet c’est le discours infantilisant et paternaliste de ton gynéco: refuser l’opération sous prétexte que tu pourrais changer d’avis (sous entendu « jeune écervelée »), c’est juste nier le droit de disposer de son corps! J’espère que tu trouveras un médecin plus compréhensif qui prendra ta demande au sérieux (en général, ces mêmes gynécos paternalistes t’expliquent que c’est « normal d’avoir mal pendant les règles » et que, quand même les femmes sont chochottes…). Courage dans ce combat!

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    1. Ah c’est mon médecin traitant qui me disait que c’était normal d’avoir mal pendant les règles… j’avais beau lui dire que c’était pire qu’avoir mal, il me prenait pour une fille trop douillette. Ce gynécologue n’est pas le premier à m’infantiliser, c’est assez dégradant -_-

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  5. Un tres beau billet. Continue de te battre, ta facon de penser n’est pas commune c’est pour cela qu’elle derange (comme cette collegue qui veut te refourguer son gosse et qui pense que tu seras trop convaincue apres).
    Je suis sure que tu trouveras un gyneco qui acceptera de t’operer. Je tombe des nues a l’evocation de « l’autorisation de ton mari », je reve!!! Expose bien tous tes arguments et emmene ton mec avec toi, qu’il explique son point de vue aussi.
    Et puis si un jour tu changes d’avis, et bien l’adoption ca existe aussi.

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    1. Et encore, dans mon cas, ce n’est pas mon mari mais mon concubin… nous ne sommes ni mariés ni pacsés (on nous le fait bien comprendre quand on déclare nos impôts ^^), alors pourquoi lui demander son autorisation…?
      J’espère trouver un gynécologue qui donne son accord mais j’ai peu d’espoir. Il me reste la possibilité de me faire opérer en pays étranger comme s’il s’agissait d’une opération « de confort » mais ce n’est pas gratuit et non remboursé, donc hors de mes moyens :/

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  6. Oh comme je te comprends, quand j’ai dis à mes copines que je ne voulais pas d’enfants, elles m’ont regardé comme une fille « qui ne savait même dans quel pays on vivait » puis on m’a rajouté : vue que tu dis ça, tu seras la première en avoir… » quelle réponse si constructive! enfin bon…

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    1. En même temps leurs arguments sont rarement constructifs et surtout basés sur des impressions qui ne sont pas les nôtres. Les gens sont souvent du genre à penser que comme ils ressentent les choses de telle façon, alors c’est le cas pour tout le monde. Sauf que non :X

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  7. En fait, je crois que les gens sont restés au Moyen-âge.

    Moi c’est pareil que toi, je ne veux pas d’enfant:
    – les bébés c’est moche, c’est sale, ça crie, et comme toi j’aime bien être tranquille sans être interrompue toutes les 2 secondes. Démerde yourself.
    – je suis pas Rotschild, ni mémé Bettencourt, ni Paul Bismuth: je vais pas en plus me mettre à découvert à cause du gosse
    – j’ai déjà du mal à être l’esclave de la société, alors l’esclave d’un bébé ?!!!!!
    – j’aime prendre du temps pour moi, et non ce n’est pas égoïste, parce que je ne considère pas un bébé comme un doudou pour lequel on fait un caprice
    – je ne voue pas une passion pour les vaisselles et les lessives à répétition, ni pour sortir avec 30 sac chargés (j’aime voyager léger)
    – changer ma petite voiture chérie que j’aime d’amour pour un truc de frimeurs plus gros (et plus cher) ? ça va pas la tête ?!
    – j’ai une gueule à parler gaga avec un sourire pourri niaiseux sur la face ? J’ai autre chose à foutre de mes journées que m’exprimer en syllabes isolées qui ne veulent rien dire.
    – J’AIME MA LIBERTÉ !

    Ah oui, et c’est quoi ce délire d’acheter des vêtements roses aux filles ? Seriously ?! Et les autres couleurs elles puent du luc ?
    Voilàvoilà…. 🙂

    Aimé par 1 personne

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