Publié dans Box, Littérature

Exploratology : box romans gros lecteur de l’été

Celle-là, je l’ai commandée à temps ! Elle me faisait de l’œil depuis son annonce, car les romans écrits sur un ton cynique m’ont toujours plu, mais je n’avais pas les moyens de la prendre. Heureusement, j’ai trouvé un petit contrat de deux semaines et je me suis fait plaisir en prenant cette fois la box romans gros lecteur. Je l’ai prise la veille de l’annonce de la suivante et pour être honnête, j’ai eu peur de l’avoir ratée ! Quand je l’ai reçue, je l’ai donc savourée.

J’ai donc reçu trois livres, toujours aussi bien emballés, même si j’avoue que je ne suis pas très réceptive à la papeterie ou aux décorations à base de papier. En même temps l’art et moi… bref. J’ai même reçu une paille en carton que mon chat m’a volée pour jouer avec et qui après quelques semaines intenses de jeu est portée disparue. Ainsi qu’une petite carte qui est en réalité un coloriage anti-stress, qui a eu l’effet inverse parce que comme je ne suis vraiment pas douée en dessin et que j’ai des goûts assez particuliers, je me suis stressée pour ne pas faire un truc moche, avant de décider de m’en servir de marque-page, car j’ai perdu les miens, pour changer (j’en ai une dizaine, je sais jamais où ils sont -_-).

anthropologie

Le premier livre est L’anthropologie n’est pas un sport dangereux, de Nigel Barley. Et comme je m’y attendais, c’est pour moi le gros coup de cœur de cette box. Déjà, parce que l’anthropologie m’intéresse, c’est un métier qui à mon goût est très enrichissant et permet de rayer bon nombre de clichés de notre esprit. Enfin bon nombre, sauf celui du local qui dès qu’il voit un blanc essaie de l’escroquer ou lui réclame de l’argent comme s’il était un magnat du pétrole. Ça, c’est quelque chose qui revient dans tous les romans qui se passent à l’étranger avec un héros typé européen/américain et je suppose que ça se passe vraiment comme ça. Ensuite, parce que j’aime les héros cyniques, blasés, qui racontent ce qui leur arrive avec un humour noir irrésistible. Ici, c’est plutôt le début qui est rédigé ainsi, plus je poursuivais ma lecture et plus je constatais que le style d’écriture s’adoucissait avec le narrateur qui faisait tomber ses barrières. Il faut d’ailleurs savoir que l’auteur, Nigel Barley, est réellement anthropologue et que ses livres sont à lire comme des compte-rendus de ses voyages. Dans ce livre-là, on y rencontre les indonésiens de l’île de Sulawesi, qui vivent entre tradition et tentatives de modernité qui nous paraîtraient franchement ridicules mais qui sont vraiment intéressantes à réaliser. On peut y voir un certain choc des cultures, car même si les locaux sont désormais habitués aux étrangers, et qu’ils font tout pour rendre leur séjour agréable, ils continuent de faire avec leurs moyens et ce qui est normal pour eux peut nous sembler incongru, et inversement. Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est qu’on ne nous présente pas seulement le point de vue de l’anthropologue en Indonésie, on nous montre aussi les réactions des indonésiens venus en Angleterre et qui font face à notre monde, notre technologie, notre culture. Nous avons les deux côtés de la barrière et c’est à la fois drôle et instructif. J’ai vraiment adoré lire ce livre et il restera dans ma bibliothèque.

chronique

Le deuxième livre est tout petit, il s’agit de Chronique d’un meurtre annoncé, de David Grann. Il raconte une histoire vraie, qui a ébranlé le gouvernement du Guatemala, celle de Rodrigo Rosenberg, un avocat qui a été assassiné, mais qui l’avait prévu et qui avait accusé le Président du Guatemala en personne. La vidéo dans laquelle il expliquait qu’il se sentait menacé et traqué a circulé sur Youtube quelques heures à peine après sa mort, accusant également le gouvernement de la mort de deux autres personnes, une amie intime de Rosenberg ainsi que son père. C’est une affaire qui a eu un retentissement international et qui a plongé le Guatemala dans une énorme crise politique, à deux doigts de la guerre civile. L’enquête, qui a été confiée au seul organisme qui ne soit pas corrompu dans le pays, a fini par blanchir le Président, révélant que l’avocat avait lui-même commandité son propre meurtre pour venger son amie, persuadé qu’elle avait été tuée sur ordre du gouvernement car son père, nommé à un poste d’influence, n’était pas corruptible. Ce petit livre revient donc sur l’enquête et sur les circonstances du drame. Je l’ai plutôt apprécié, d’autant plus que les médias français revenus sur cette affaire ne sont pas si nombreux. Cependant il était tout petit, j’étais un peu frustrée ^^

coeur effraction

Le troisième livre est Le cœur par effraction, de James Meek. J’étais un peu sceptique devant le titre digne d’un mauvais Harlequin (c’est un pléonasme haha) mais ayant lu des critiques plutôt positives, j’ai décidé de m’y mettre. Mais je n’ai vraiment pas accroché. Les protagonistes étaient à mes yeux tous antipathiques, sans rien pour qu’on s’attache à eux. J’ai malgré tout continué ma lecture, en espérant un rebondissement qui me donne un regain d’intérêt mais non, rien. J’ai trouvé les personnages caricaturaux au possible, entre le type qui a tous les vices possibles et inimaginables, le religieux plus ou moins de façade qui devient un connard après avoir été éconduit, et la fille qui se tue au boulot et peine à se trouver une personnalité. Waaah. C’est un roman que je n’ai pas réussi à finir et que j’ai mis sur la pile de ceux qui seront échangés lors d’une prochaine foire aux livres.

Je profite également de cet article pour parler du prix des box, puisque j’ai eu quelques termes de recherche cherchant à savoir si l’abonnement à Exploratology est rentable. Déjà, je peux vous envoyer vers ce lien, qui explique comment sont fixés les prix d’un abonnement.

Ensuite, si on se fie au prix simple des livres, non, ce n’est pas rentable. Par exemple pour cette box, le prix total des livres s’élevait à 20.95 euros alors que l’abonnement gros lecteur est de 29.90 euros. Cependant le prix comprend également les frais de port et des goodies de créateurs, ainsi que du thé et des bonbons. Je vous avoue que pour moi, qui suis assez peu réceptive aux goodies et qui suis surtout intéressée par les livres, c’est un peu frustrant, mais c’est aussi de ma faute : la créatrice d’Exploratology m’a déjà proposé de remplacer les goodies par un petit livre mais je n’ai jamais pris la peine de lui demander (en fait, j’aime pas faire ma chieuse, sauf quand je suis en face de bureaucrates peu coopératifs).

Bref, pour moi, il s’agit plus de sortir des sentiers battus, de faire des découvertes littéraires vers lesquelles je ne me serais jamais spontanément tournée, et pour ça je pense que ça vaut le coup d’y mettre un peu plus d’argent. C’est un concept auquel il faut adhérer et certains trouveront leur compte en allant demander conseil à leur libraire, tout simplement. Mais moi je ne suis pas sociable, alors je passe par une box ! 😀

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Auteur :

Je suis une femme de 27 ans, blogueuse humeurs et emploi, cherchant à creuser son trou dans le monde du travail malgré son handicap.

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