Publié dans Littérature

Janus, d’Alastair Reynolds : un space-opera qui fait cogiter

Janus

Titre : Janus (Le titre original est Pushing Ice)

Auteur : Alastair Reynolds

Date de parution : 27 octobre 2005 (édition originale)

Éditeur : Pocket (pour mon édition)

Genre : Space Opera

Pages : 888 pages (oui, il y a de quoi lire)

Prix : 12.80 euros

Quatrième de couverture :

En 2057, Janus, une lune de Saturne, quitte soudain son orbite. Unique vaisseau aux alentours, le Rockhopper, propriété d’une compagnie minière qui exploite la glace des comètes, est le seul véhicule spatial capable d’intercepter la course du satellite avant que ce dernier ne quitte le système solaire. En acceptant d’interrompre la mission de routine pour effectuer une courte exploration de Janus, le capitaine Bella Lind et son équipage s’embarquent dans une aventure qui mettra à rude épreuve leur cohésion. Car, en réalité, Janus n’est pas une lune, mais un artefact extraterrestre…

Mon avis sur ce roman :

Eh bien, je crois que je ne vous avais jamais présenté de science fiction sur ce blog ! Pourtant c’est un genre que j’adore, mais trouver de bons livres est rare. Bon, ne vous emballez pas, je vous préviens tout de suite, si Janus s’est révélé être un roman divertissant, je suis gravement restée sur ma faim et j’ai quelques reproches à faire.

Déjà, pour ceux qui se poseraient la question, oui, Janus, satellite de Saturne, existe vraiment. Il ressemble à ça et, en théorie, n’est pas un artefact extraterrestre :

Janus

Source : Wikipedia, Janus

Janus aborde plusieurs thématiques chères aux amateurs de science-fiction : les extraterrestres (ici, le premier contact avec eux par la civilisation humaine), leur caractère (s’imaginer que tous les extra-terrestres sont sages et bienveillants est illusoire), la réaction des humains, la technologie et les écarts de technologie… et nous avons aussi un bel exemple du Paradoxe de Fermi, qui consiste à se demander pour quelles raisons les civilisations extraterrestres ne nous ont pas encore contactées, alors que nous sommes l’un des systèmes les plus jeunes, ne serait-ce que dans notre galaxie. Bien que présentée de manière capillotractée (de mon point de vue) j’ai trouvé l’explication intéressante.

Mais avant tout, parlons du roman en soi. J’ai trouvé qu’il avait un départ un peu poussif, j’ai eu du mal à me mettre dans le bain. Le roman débute une quarantaine d’années après notre ère et l’écart technologique est déjà immense. Je sais que la technologie progresse vite, mais tout de même… mais bon, ça, ce n’est qu’un petit détail. Il se trouve aussi que je n’avais pas lu de roman de science-fiction depuis plusieurs mois et le langage technique, mathématique, l’énoncé de plusieurs formules même m’ont obligée à squatter Wikipédia au fil des pages pour parvenir à comprendre quelque chose. Une fois remise dans le bain, l’histoire a commencé à prendre son envol et je m’y suis plongée avec délectation. Sans rire, ce roman a quelque chose qui m’a poussée à continuer de lire malgré quelques incohérences et les bonds dans le temps qui sortent de l’anus de mon chat. Je ne saurais pas dire quoi, car le style de l’auteur est quand même assez lourd.

Cependant, l’auteur cherche à aborder trop de sujets à la fois : la rencontre avec les extraterrestres, les conflits que peuvent entraîner les années passées dans un espace réduit (car la technologie terrestre ne permet pas encore les bonds en un clin d’œil), la politique… en fait, j’ai trouvé le personnage de Svetlana, meilleure amie du capitaine Lind (non désolée, je ne peux pas dire Bella, ça me fait penser à Twilight et j’ai la nausée), vraiment bâclée au niveau de son caractère. Elle n’est juste plus crédible lorsqu’elle commence sa petite insurrection puis prend le pouvoir. Je peux comprendre que la haine aveugle et pousse à faire des choses insensées mais là, on a juste l’impression d’avoir une dispute de niveau cour de récré alors qu’on parle d’un équipage de foreurs de glace chevronnés en phase d’accomplir la mission la plus importante de l’humanité. C’est un peu caricatural, avec des personnages incapables de nuances, incapables de mettre de l’eau dans leur vin, de faire des concessions, de mettre leurs différends au placard le temps de régler des problèmes pourtant vitaux ou même de regarder plus loin que le bout de leur nez.

Nous trouvons également quelques clichés comme les extraterrestres qui refusent de partager toute leur technologie car « l’humanité n’est pas prête », les humains qui ne peuvent pas s’empêcher de se tirer dans les pattes jusqu’au bout, le méchant qui n’en est pas vraiment un, etc.

Malgré tout, j’ai trouvé l’ensemble prenant et je n’ai pas vu la fin du roman venir. Fin qui m’a d’ailleurs laissée frustrée, j’ai là aussi eu la sensation que c’était bâclé. La fin ne débouche sur rien du tout, en fait. J’ai cru qu’il y avait un deuxième tome mais non, c’est juste une fin qui laisse un putain de sentiment d’inachevé. Pas de tout est bien qui finit bien, pas de « tout le monde meurt » non plus, ni même d’ouverture. Enfin si, nous pouvons supposer des choses, mais juste supposer, sans rien pour nous appuyer.

Janus n’est pas le meilleur space-opera que j’aie pu lire, mais il reste intéressant de par les thématiques qu’il aborde, si vous aimez philosopher sur les éventuelles autres formes de vie de l’Univers vous allez être servis. Si vous aimez les théories relatives à l’espace-temps aussi.

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Auteur :

Je suis une femme de 27 ans, blogueuse humeurs et emploi, cherchant à creuser son trou dans le monde du travail malgré son handicap.

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