Publié dans Littérature

Harry Potter and the Cursed Child ( /!\ Spoilers Inside /!\ )

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Très sincèrement, je ne pensais pas avoir si vite la pièce entre les mains, mais mon homme, me sachant fan de l’univers Harry Potter, a décidé de me l’offrir.

J’étais un peu sceptique sur l’adaptation de ce « huitième tome » (Rowling n’en est pas l’auteure) au théâtre, car ce n’est pas un genre que j’affectionne (le traumatisme des années collège je pense) mais juger avant de savoir n’est pas très constructif.

Je n’ai pas vu la pièce, juste quelques extraits sur internet, car je n’ai pas vraiment les moyens de me rendre à Londres juste pour une pièce de théâtre que je ne suis pas sûre d’apprécier. Mais si un jour la pièce est jouée en France, je pense que je ferai le déplacement.

Dans l’ensemble… j’ai été déçue. Je n’ai pas senti la griffe de Rowling, et j’ai eu l’impression de lire une de ces nombreuses fan-fictions niaises et peu crédibles qui consistent à faire du fan-service et à refaire les couples à la sauce des gens sans respecter le caractère original des personnages.

J’ai mis les plus gros spoils en blanc, il vous suffira de passer dessus pour lire. J’ai précisé qu’il y avait des spoils dans le titre mais on ne sait jamais, une petite erreur… 😉

L’adaptation théâtrale enlève toute la richesse des détails de l’œuvre de Rowling. Au début, on assiste à la répartition du personnage principal, Albus Severus Potter. Il est envoyé à Serpentard mais on ne sait même pas pourquoi. On a pas le dialogue avec le Choixpeau comme ce fut le cas pour Harry, on ne sait pas ce qui a bien pu convaincre Albus d’intégrer cette maison ou si c’est le Choixpeau qui a imposé son choix sans tenir compte de l’avis d’Albus. Et c’est vraiment dommage.

La suite de la pièce est plutôt pas mal, même si lorsqu’on est habitués au genre fantastique, dès qu’un nouveau personnage est introduit on tique immédiatement en se disant qu’il n’est pas là par hasard et on voit venir le dénouement à trois kilomètres. C’est aussi le cas pour Harry Potter and the Cursed Child.

Dès que le personnage de Delphini est apparu j’ai compris qui elle était et que le papy Diggory était sous Imperium. En même temps, une pièce centrée sur la mort d’un personnage plus que secondaire il y a des années aurait été un pari risqué.

Je suis un peu mitigée sur les retourneurs de temps. Si des détails aussi infimes changent le monde à ce point, alors Dumbledore était vraiment barge pour en avoir confié un à des gamins juste pour sauver Sirius/Buck. Bon après, c’était juste trois petites heures et pas une trentaine d’années, mais quand même. Je suis aussi perplexe sur le fait qu’Hermione n’ait pas reconnu l’utilisation du Polynectar au ministère. D’autant plus qu’elle était au courant de la disparition des gamins.

Autant on peut se dire « Bon, d’accord, ça passe » sur les effets du premier retour dans le passé, autant le deuxième est vraiment n’importe quoi. Cédric ne serait jamais devenu Mangemort, même après avoir été humilié, ce n’était pas dans son caractère. De plus, Voldemort n’aurait jamais choisi Ombrage comme directrice de Poudlard, car il ne pardonne pas les échecs et elle avait échoué deux fois : une en cinquième année lorsqu’elle a voulu évincer Dumbledore, et une autre en septième lorsqu’elle s’est fait voler le précieux médaillon de Serpentard, entraînant la destruction de l’un des Horcruxes (Dans cette réalité alternative Harry meurt lors de la bataille de Poudlard, donc après la destruction de l’horcruxe). Je doute qu’après de tels échecs Voldemort lui aurait confié une telle responsabilité.

Ce qui m’a cependant le plus choquée, c’est lorsqu’on revoit Severus Rogue. On verse sa petite larme et juste après « WTF, c’est quoi ça ? ». De tous les personnages de la pièce, c’est vraiment celui dont le caractère n’est pas respecté. Rogue est froid et distant, et là il est limite chaleureux, alors qu’on est dans une réalité dans laquelle il n’a pas réussi à sauver le fils de l’amour de sa vie et que son assassin est, en résumé, le roi du monde. Et dans un monde pareil, il se déciderait enfin à être chaleureux sous sa carapace…? Je n’ai pas reconnu Rogue. Vraiment pas.

Pour ce qui est de Delphi, son existence ne me surprend pas. Voldemort était obsédé et fier du fait d’être le dernier de la lignée de Serpentard et c’était évident qu’il allait chercher à avoir un enfant, pour transmettre et surtout agrandir cette lignée. Même s’il cherchait l’immortalité, il n’était pas non plus naïf et a dû envisager son échec. Le choix de la mère ne me surprend pas non plus, vu qu’elle était en adoration devant Voldy. Cependant ce qui me surprend c’est qu’à aucun moment Drago ou sa famille ne semblent être au courant que Bellatrix a eu un enfant alors qu’elle était tout le temps fourrée au manoir des Malefoy. Je sais que c’était une excellente sorcière et qu’elle a très bien pu la dissimuler, mais quel était l’intérêt de Voldemort de dissimuler sa propre descendance ? A moins qu’il ne croyait pas en sa victoire, ce qui ne correspond pas à l’attitude qu’il a eue lors de la bataille, l’attitude du gars qui sait qu’il a déjà gagné. Déçu d’avoir eu une fille ? Des gens étaient au courant puisque Delphi laisse échapper qu’elle a passé son enfance enfermée, surveillée par une geôlière. Après tout ce ramdam autour du pouvoir de l’amour, personne n’a tout simplement songé à faire adopter le bébé en lui cachant ses origines pour qu’elle soit élevée dans l’amûûûr et qu’elle puisse s’épanouir, fermant le chapitre de la descendance maléfique de Salazar Serpentard ? Au lieu de l’enfermer comme un animal dangereux ? Visiblement non. Tu m’étonnes qu’elle ait tourné psycho.

Je ne comprends pas non plus les rumeurs comme quoi Scorpius serait le fils de Voldemort. Ils sont un peu bébêtes les gens pour ne pas comprendre que l’âge ne correspond pas.

Par contre, j’ai bien apprécié le développement de la famille Malefoy, notamment Drago dont on découvre de nouveaux traits de caractère. On y découvre un Drago qui n’a pas hésité à affronter sa famille pour épouser Astoria Greengrass alors qu’elle avait des sympathies moldues. C’est le genre de détail qui fera plaisir aux fans de Dramione qui vont clamer que leurs fanfictions sont crédibles car Drago a effectivement le caractère pour imposer son choix à sa famille. Mais il ne faut pas oublier que Rowling n’est pas l’auteur de Harry Potter and the Cursed Child, donc peut-on vraiment considérer la pièce comme canon vis à vis des romans ?

Bref, dans l’ensemble, je suis sortie déçue de ma lecture, mais également contente d’avoir une petite suite. Rowling a indiqué qu’il n’y aurait pas de suite officielle, ce qui va briser pas mal de rêves, mais trop de suites tue l’œuvre originale et ce n’est peut-être pas plus mal. Mais j’avoue que j’aurais bien aimé voir un ou deux livres sur l’époque des maraudeurs et le développement de la relation James/Lily.

C’est d’ailleurs le cœur brisé que l’on assiste avec nos héros au commencement de leur histoire, lors de l’assassinat des parents de Harry. Il en faut du courage pour rester regarder sans intervenir lorsque ses parents se font massacrer. Car s’il y a bien une chose que Harry aurait voulu changer c’est bien ça ! On sent qu’il a mûri, surtout quand il raisonne Delphi pour lui faire accepter sa condition d’orpheline au lieu de vouloir empêcher la déchéance de son père.

En résumé, c’était une lecture agréable mais sans plus. C’est vraiment pour lire quelque chose de nouveau sur l’univers. Mais le genre théâtral enlève une bonne partie de ce qui fait le charme d’Harry Potter, et les caractères des personnages ne sont pas toujours respectés. On sent que Rowling n’est pas l’auteure de la pièce, c’est son univers sans elle. Il faut voir ce que ça donne sur les planches, peut-être qu’oralement ça passe mieux, avec l’attitude des acteurs. C’est assez difficile de se faire une idée précise de la pièce sans l’avoir vue, juste lue. Donc il faut lire cette critique en tant que critique littéraire et non de théâtre !

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Auteur :

Je suis une femme de 27 ans, blogueuse humeurs et emploi, cherchant à creuser son trou dans le monde du travail malgré son handicap.

11 commentaires sur « Harry Potter and the Cursed Child ( /!\ Spoilers Inside /!\ ) »

  1. Je suis tout à fait d’accord sur toute la ligne! Mais j’ai passé un bon moment et ça se lit bien.
    Je suis toujours aussi fan de Drago et Scorpius. Drago est tellement plus paternel qu’Harry!

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